‹ Contribution à l'étude de la pyromanieChapitre 18 sur 30 · PENDANT SON EXECUTION · texte numérisé non relu

PENDANT SON EXECUTION

A) Choix du moment pour l'accomplissement de

l’acte.

Dans nos trois premières observations, celles où l'alcool joue un rôle de tout premier plan, nous avons remarqué'que c'est à sa sortie du débit de boissons, le dimanche et les jours de fêtes principalement, que l'impulsif au feu cède à son penchant. Nos trois observations témoignent dans ce sens. Le paysan qui, comme nous le verrons, paye le plus lourd tribut à la pyromanie, ne sort guère que les dimanches et jours fériés. Les jours de travail il reste sobre.

Dans le second groupe d'observations, celles où l'impulsion au feu est déclanchée par un processus d'ordre sexuel, c'est quand il quitte un lieu où sa tension sexuelle à été exagérément exaltée que le pyromane commet son crime.

Enfin, presque dans tous les cas, qu'ils soient du premier ou du second groupe, le crime d’incendie a été commis la nuit. Rien d’extraordinaire à cela, l'obscurité n'est-elle pas ia condition la plus heureuse pour celui qui a soif de lumière et de feu.

B) Multiplicité des incendies.

IT est à remarquer que le pyromane n’est que rarement découvert après son premier crime. Leroy affirme que l'arrestation d’un impulsif au feu après un

Te

premier sinistre est tellement rare que le fait d’un seul incendie à la charge d’un prévenu milite contre l’idée de pyromanie.

Dans nos sept observations, le nombre des incendies varie de deux à dix-huit. L’explication de cet état de choses est donnée le plus souvent par la ruse et l'habileté de dissimulation de ces malades. Alors seulement que les incendies se répètent, de petites particularités insignifiantes, qui avaient passé tout d’abord inaperçues, se groupent et permettent de diriger Îles SOUPÇONS SUr EUX.

Page 1