SES ANTÉCÉDENTS PERSONNELS
Les troubles psychiques de l’impulsif au feu sont fonction de l’hérédité nerveuse. Ce caractère d’héré-
Gore
dité a ici, comme partout ailleurs, une importance considérable. « I est à remarquer, dit Marc, que les pyromanes sont moins les descendants d’aliénés proprement dits que des gens frappés plus profondément encore de dégénérescence psychique (si tant est que le terme de dégénérescence psychique puisse conserver de nos jours un sens bien défini). Ils sont souvent fils d’épileptiques ou d'individus épileptoïdes. L'’alcoolisme se rencontre surtout parmi les ascendants directs : les tares de descendants d’alcooliques s’observant surtout à la seconde et à la troisième génération. La première génération est le plus souvent seulement dipsomane. C’est là qu’on devrait arrêter le fléau pour sauver les générations futures ; car, arrivé à la troisième génération, il n’y a plus que des dégénérés.
Si les antécédents héréditaires ont leur importance, les antécédents personnels ne méritent pas moins d’intérêt. L’interrogatoire pourra révéler parfois des convulsions de l'enfance, des névroses comme l’hystérie et l’épilepsie ; enfin des maladies infectieuses et principalement l’encéphalite épidémique. Sur nos sept observations, nous avons un cas d’épilepsie confirmée, deux cas d’hystérie confirmée, trois cas enfin de sujets présentant des états épileptoïdes nets.
ETUDE ETIOLOGIQUE