‹ Contribution à l'étude de la pyromanieChapitre 22 sur 30 · J. — GENÈSE DE L'’IDÉE DE FEU CHEZ L'ENFANT · texte numérisé non relu

J. — GENÈSE DE L'’IDÉE DE FEU CHEZ L'ENFANT

« Le feu enfermé dans un foyer fut sans doute pour l’homme le premier sujet de rêverie. »

Comme le montre Schmidt et Lamberg, la plupart des enfants de trois à sept ans aiment le feu. Certains, à l’école, semblent indifférents à l’enseignement en général, mais s'intéressent vivement aux récits et aux poésies qui parlent du feu. Ils font preuve d’une certaine excitation et sont disposés à la pyromanie. Les punitions, les avertissements n’y font rien. Plus d’un est incapable de s’instruire qui à un invincible désir de voir un feu . tel était le cas de Matuschka, auteur d’attentats sur les voies ferrées. Dès sa jeunesse, les incendies lui causaient du plaisir ; plus tard, les attentats l’excitaient, dans lesquels les vagons déraillaient et prenaient feu. Sa femme devait souvent l'empêcher de mettre le feu « pour jouer » dans la forêt et les champs, au cours de leurs promenades.

D'après Schmidt et Lamberg, l'instinct d'incendie repose souvent sur un penchant qui n'a pas été réprimé dans l’enfance. Pourquoi ce penchant inoffensif

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s’imprime-t-il à ce point chez certains enfants qu'il ne peut disparaître à l'âge adulte ? Seules les théories constitutionnelles peuvent l'expliquer. Avant tout, ces enfants ont un caractère sans harmonie, et Matuschka nous montre à quelles extrémités effrayantes peut conduire la pyromanie, unie à d’autres penchants et instincts criminels chez des individus de nature violente et épileptoïde.

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