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vation. C'est dans ces conditions qu'il parut nécessaire de faire en sa faveur une nouvelle tentative de libération, le jour où des garanties suffisantes se présenteraient. En l'espèce, son père s'engagea à le placer dans des conditions de surveillance réelie et l’autorité municipale de son pays n’opposa aucun obstacle à cette tentative. Il partit alors travailler comme jourpalier agricole dans une petite commune du département de Saône-et-Loire. Il se livra toujours à des excès éthyliques, mais sembla-t-l d'une manière plus discrète que lors de la période qui précéda son premier séjour à l'asile.
En 1936, son père, qui ne tint pas exactement ses engagements, comimit l’imprudence de le laisser se placer dans le Beaujolais où il devait travailler en qualité de cantonnier.
Au mois d'octobre 1937, il mit le feu à un tas de fagots et cela sans aucune raison pouvant expliquer cet acte ; « toujours poussé, dit-il, par une force invincible » et, comme la première fois, ia phase de soulagement qui fit suite à son acte étant écoulée, il éprouva des remords et aida à éteindre l'incendie.
, Quelques jours après, il mut le feu à un hangar appartenant à un cultivateur de la commune et le 20 novembre il incendia une habitation communale.
Au cours de cette troisième enquête, un nouvel examen mental fut pratiqué par M. le Professeur Lépine qui précisa dans son rapport que ie détail des faits dans lequel il est peu utile d'entrer, démontrait d'une facon incontestable la malveillance. L'’inculpé, du reste, reconnut les faits sans aucune difficulté et ses
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aveux nous confirmèrent qu'il retomba très vite dans les excès alcooliques et que c’est au cours de ceux-ci et sous leur influence directe qu'il vit apparaître les phénomènes qui avaient donné lieu aux précédentes infractions et qu'il décrivit avec une exactitude parfaite et conformément à ce qu'il disait il y a dix ans.
L'expert conclut : « À un certain moment, sans perdre connaissance, il se sent emporté par une volonté supérieure à la sienne qui anihile à ce moment son sens critique et même la notion de ce qui est permis et ne l’est pas. Tout lui est égal, l’idée obsédante de mettre le feu s'impose à lui et il éprouve, après sa réalisation, un soulagement intense. C’est bien là les caractéristiques de l'impulsion morbide préparée et orientée par l’épilepsie d’origine alcoolique. »
C'est exactement dans ces conditions que se sont produites les deux dernières infractions ; leur caractère est nettement pathologique. G... est donc un danger public, mais il est en même temps irresponsable de ses actes en raison de son état mental dû à l'alcool et aussi vraisemblablement à une encéphalite survenue en 1918 dans son enfance.
En résumé, il s’agit d’un sujet de 34 ans, en bonne santé apparente, éthylique certain et fils d’éthylique, épileptique aux impulsions exagérées enccre par l’appoint alcoolique. L'examen somatique est sensiblement négatif. Il existe un tremblement des extrémités ; le foie est difficilement palpable, mais semble déborder les fausses côtes à la percussion. Le Bordet- Wasserman est négatif.
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