EL
«lité plus grande de filles que de garçons, puis- « quon y a compté cette même année 1891, « 204 naissances de filles pour 196 naissances de € garçons. »
: Des relevés faits par M. Rélier, vétérinaire à la jumenterie nationale de Pompadour, de 1873 à 1889, | c'est-à-dire portant sur 17 années, il résulte que les
conditions climatériques agissent dans le même sens sur l'espèce chevaline. C'est également ce qu'avaient constaté Schlechter chez les chevaux et Düsing dans la race humaine.
Toutefois, Girou de Buzareingues(25)(1834), après de nombreuses statistiques, arrive à des résultats inverses.
Il y a peut-être dans ces faits plus qu’une simple coïncidence èt la question mériterait certainement d’être étudiée de plus près.
ec) Electricité. — L'action de l'électricité sur la cellule en général est indéniable : son action sur les cellules génitales, particulièrement sur les cellules séminales ne l’est pas moins.
Bergonié et Tribondeau (1904), M. le professeur Regaud à plusieurs reprises l'ont bien démontré. Dans la thèse de Blanc (1906) faite au laboratoire d’histologie de la Faculté de Lyon, nous trouvons cette notion que « l’action des rayons de Rôntgen « paraît être exclusivement destructive ou ralentis- « sante, que cet agent physique touche avec une « extraordinaire spécificité certaines espèces cellu- « laires à l'exclusion des cellules voisines. » Et certaines cellules dela lignée spermatique sont atteintes
RAT: Lones
tout spécialement par les rayons de Rôntgen. Il était donc tout naturel de rechercher quel rôle ils pouvaient jouer dans l’ovogénèse. C’est ce que fit le docteur Manfred Frænkel (206). Il conclut d’une série de recherches qu'il poursuit encore actuellement : « Par des expériences diverses, par diverses « recherches que j'ai entreprises chez les animaux « et chez l’homme, il est établi d’une facon certaine « que les rayons X appliqués sur les ovaires, exer- « cent une influence importante sur la maturité et « le développement des ovules. » C’estune influence affaiblissante de l’œuf, et peut-être un trouble dans sa maturation. Toujours est-il que d’après Frænkel on obtiendrait ainsi le sexe le plus faible.
Ces résultats sont d'autant plus intéressants qu'ils reposent sur des faits bien observés, mais malheureusement la question n’est encore qu'ébauchée.
$ II. — Le sexe est déterminé par des causes externes autres que les agents physiques.
a) Les causes sociales ont été souvent invoquées pour expliquer la prédominance de l’un des deux sexes, et elles n'ont pas apporté une grande clarté dans le débat qui nous occupe.
Et l.-
Il est admis que la proportion normale de 106 garcons pour 100 filles est exacte, en Europe du moins. Or on a noté que l’illégitimité amenait une diminution de mäles. C'est ce qui résulte des observations de Walter Heape à Cuba.
Enfants légitimes : 107, 78 mâles pour 100 femelles.
Enfants illégitimes : 104, 4 mâles pour 100 femelles.
Düsing (74), Cleisz (84) et beaucoup d’autres veulent d’autre part, que dans les classes aisées on trouve plus de garcons ; dans les classes pauvres, plus de filles. Il y a excédent relatif de filles lorsque les conditions générales de la vie sont meilleures.
Dans les campagnes, excédent de garçons pour Cleisz ; dans les villes, excédent de filles, avis partagé par M. le professeur Lacassagne (475).
« Un excédent de garcons supérieur au rapport « normal des sexes est un signe de faiblesse et non « de force ; cet excédent croît chez les peuples en « décadence ; au contraire, il y a excédent de filles « quand il y a prospérité publique. » Cleisz (84).
b) Traumatismes. — Spallanzani, Bernardi, Autenrieth ‘avaient constaté depuis longtemps que des mutilations amenaient des pieds femelles de chanvre à produire des organes mâles.
Cette action si curieuse du traumatisme dans la production du sexe, est encore mentionnée par Carrère (181) dans la Chronique Médicale. Il admet
1Cornevin, Zootechnie,
roi
que toutes les causes qui pourront retarder, ralentir, gêner l’évolution de l'œuf pendant les premiers mois de la grossesse, pourront l’orienter vers le type femelle. Ces causes paraissent fort nombreuses. Ce sont celles qui auront une influence néfaste sur l’état général de la mère et conséquemment sur celui de l'utérus : les fatigues, les maladies, etc... ; et celles qui s’adresseront plus directement à l'utérus gravide, comme le traumatisme répété d’un coït fréquent.
On pourrait intervenir par des traumatismes répêtés ou par des substances à action nocive ou stupéfiante, pour avoir des femelles, ou avoir recours pour avoir des mâles, à une bonne hygiène, etc.
Ceci n’a que la valeur d’une indication expérimentale dont il faut attendre la confirmation.
c) Nous arrivons enfin à l'influence de la nutrition sur le déterminisme sexuel : les recherches qui ont porté sur ce point particulier sont innombrables, tant dans le règne végétal, que chez les animaux et chez l’homme, et elles ont eu un premier résultat si elles n'ont pu résoudre la question, c’est de donner naissance à beaucoup de faits expérimentaux intéressants.
Hoffmann tout d’abord, dans un important travail sur la sexualité, a démontré que le rapport sexuel varie dane les Zychnis, le Rumex acetosella et le Spinacia oleracea, suivant que les semis sont serrés ou espacés. Lorsque le semis est serré et que l’embryon est gèné dans son développement, il y a une grande prédominance de mâles, ce qui a porté