APE
D’une façon générale, car j'ai réservé cette méthode d’anesthésie à des interventions sur l’étage supérieur de l'abdomen (une seule fois employé la méthode pour une hystérectomie), j'ai toujours injecté de 15 à 17 eme. injection très lente, durant 5 minutes, sans sortir de liquide céphalo-rachidien. Le malade a été ensuite placé pendant so minutes en position ventrale. La qualité de l’anesthésie est, d’une façon générale, remarquable. J’ai eu cependant 6 échecs ayant nécessité un autre moyen d’anesthésie. Dans tous les autres cas, j’ai été frappé par le silence abdominal parfait et le complet relâchement des muscles abdominaux. Au cours de ces anesthésies, jé n’ai eu à signaler absolument aucun incident, sauf quelques nausées qui ont disparu par les injections d’éphédrine et par l’abaissement de la tête du malade vers l’arrière.
La durée moyenne de l’anesthésie a été de 1 heure et
demie. »
La méthode de rachianesthésie
de Sebrechts.
J. Sebrechts, de Bruges, a publié sa technique de rachianesthésie dosable à la percaïne, dans la revue Anesthésie et Analgésie de juin 1935. Nous la résumerons.
La grande objection qu’on a toujours faite à l’anesthésie rachidienne, dit Sebrechts, c'est qu'il est impossible de prévoir l'effet de l'injection chez un malade que l’on anesthésie pour la première fois.
Si l’anesthésie est très souvent parfaite, elle sera par contre, insuffisante ou excessive dans un certain nombre de cas : insuffisante parce que l’abolition des divers modes de sensibilité est trop superficielle ou trop peu étendue ou d’une durée trop courte ; insuffisante encore parce que le relâchement musculaire n’est pas obtenu ou parce qu'il disparaît avant la fin de l'opération ; excessive parce que l'abolition de la sensibilité et le relâchement musculaire que, l’on veut obtenir s’accompagnent de phénomènes accessoires désagréables et inquiétants comme l’état nau-
séeux et la dépression circulatoire.