‹ Contribution à l'Étude de la Rachipercainisation selon les Méthodes de Jones et de SebrechtsChapitre 23 sur 26 · ARENA · texte numérisé non relu

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celui-ci et qui devra observer le sensorium, le facies et surtout la respiration.

Sebrechts insiste sur la nécessité absolue de ne pas diminuer ce délai de trente-cinq minutes quand on veut faire, sous percaïne, une opération importante au niveau de l’abdomen supérieur. En effet, l’orage anesthésique est plus tardif avec la percaïne qu'avec les autres produits.

La facilité technique incomparable de l’opération permet de regagner très rapidement les quelques minutes consacrées à l’anesthésie. :

L'opération terminée, le malade est replacé avec douceur sur le charriot-brancard, en position légèrement déclive de Trendelenburg.

Le malade ne doit pas quitter la salle d'opération tant que son aspect n’est pas tout à fait rassurant. Il est ensuite mis au lit, en léger Trendelenburg jusqu’à disparition de l’anesthésie.

Incidents et accidents.

Sebrechts affirme que, si l’on suit exactement sa technique, on n’aura guère l’occasion d'observer un accident ni même une alerte grave, ceux-ci étant causés, d’après lui, par une injection rapide. Il attire l'attention sur le danger d’une injection de percaïne trop massive quand l’espace sous-arachnoïdien est cloisonné (tumeur de la moelle, abcès du mal de Pott). Si le niveau supérieur du territoire anesthésié

reste fixe malgré l'injection d’une quantité normale

de solution, il est prudent de ne pas insister : le barrage peut céder brusquement, en causant des catastrophes, par le blocage simultané des racines supérieures.

Les incidents se réduisent à la tendance nauséeuse et aux vomissements. Les nausées sont fréquentes, dues parfois à l’injection de Sédol ; leur origine est souvent réflexe ; enfin un certain nombre est causé par l’hypotension créée par l’anesthésique.

Les vomissements sont très rares.

La défécation peut se produire dans quelques cas, lorsque le malade a reçu un lavement peu de temps avant l’opération.

Quant aux échecs, théoriquement, dit Sebrechts, ils ne doivent pas exister. On en voit, en pratique, mais ils sont rares. Le débutant qui suit exactement les règles en a moins que le chirurgien expérimenté qui n’a pas le temps d’attendre.

Le malade peut se plaindre de douleurs aux épaules, de crampes hypogastriques ou intestinales. Quelle que soit la cause de la douleur, l’intervention ne doit être continuée que lorsque le patient est soulagé. Si l’on a l'impression que la sensibilité est ons ent.

abolie, il faut avoir recours à l’anesthésie générale.

Troubles post-opéraloires.

( L’hyperthermie est presque constante, comme:

après toute rachianesthésie ; elle ne nécessite aucun

traitement et disparaît en deux ou trois jours.

Le nes

La rachialgie est assez fréquente. Elle semble être causée par la légère irritation des racines par la percaine, dérivée de la quinine. Elle est calmée par la morphine. |

La rétention d'urine passagère ne se voit pas plus souvent après la rachianesthésie à la percaïne qu’après les autres anesthésies rachidiennes.

La rétention durable ou lincontinence ne s’observent pas après l'injection de percaïne diluée.

Les escharres et les brûlures n'existent pas si l’on prend la précaution d’éviter la pression au niveau du sacrum et des talons et de supprimer les bouillottes.

Sebrechts n’a jamais vu de paralysie totale ou partielle des membres inférieurs. En recherchant systématiquement la paralysie de l’oculomoteur externe, il n’a observé que deux cas de diplopie légère et de courte durée.

La céphalée serait devenue absolument exceptionnelle. Sebrechits attribue ce fait à l’asepsie plus rigoureuse des seringues et à l’emploi de solutions très diluées de percaïne. IL divise les céphalées en deux groupes de pathogénie différente : les céphalées par réaction méningée et les céphalées par congestion de l’encéphale.

Les céphalées par réaction méningée sont de véritables méningites, qui s’accompagnent d’hyperpression du liquide rachidien. Elles peuvent être causées par la présence de sang dans le liquide par l’introduction de cellules chargées d’iode, par l'injection de

produits irritants parmi lesquels on peut ranger la

on À RAR

percaïne à forte concentration, enfin par l'infection du liquide par des germes introduits.

Les céphalées par congestion de l’encéphale, qui s’accompagnent d’hypopression du liquide rachidien, ne sont pas dues à l'écoulement du liquide par le

trou de ponction, mais à une chute brusque de la

tension liquidienne dans le rachis. Cette chute provient, soit d’une soustraction abondante et brusque du liquide, soit de l'injection, dans ce même liquide, d’un anesthésique puissant, en solution concentrée. La technique de Sebrechts permet d'éviter ces dernières causes de céphalée.

En général, un antinévralgique quelconque suffit à guérir les rares cas de céphalée qu’on voit encore. Les cas les plus rebelles seront traités par la position horizontale ou légèrement déclive, l'hydratation massive de l’organisme, l'injection intraveineuse d’eau distillée.

Quant aux contre-indications de la méthode de Sebrechts, il n’ÿY en aurait, d'après l’auteur, que deux absolues : d'abord les affections encéphalomédullaires, puis l’état d'infection de la peau du dos. Des contre-indications relatives sont constituées par les malades fragiles, qui doivent être préparés et surveillés de façon spéciale.

Telle est cette méthode d'injection fractionnée et très diluée : basée sur la susceptibilité individuelle, elle évite à la fois, dit Sebrechts, l’anesthésie insuffi- . sante, l'accident et la céphalée.

Elle a été appliquée par l’auteur et ses assistants

ee

chez plus de 8.000 malades dont 3.000 de clientèle-

privée.

Note sur 64 rachianesthésies

‘” faites selon la technique de Sebrechts.

Sur les 64 rachianesthésies que nous communique:

le D' Baranger, une partie a été faite selon la méthode de Sebrechts absolument copiée, une autre partie, et elle comprend la presque totalité, avec une technique un peu modifiée. :

Quelles sont les modifications que propose le- D' Baranger ? ;

Ce sont, d’une part, des modifications de méthode, d'autre part, des modifications d’instrumentation.

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