‹ Contribution à l'étude de la radiologie gastriqueChapitre 12 sur 19 · NO RE · texte numérisé non relu

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innocenté & priori, car des analyses chimiques ont montré qu'il se formait dans l'organisme des nitrites à ses dépens. | Brauer se demanda si cette formation de nitrites n'était pas due à l'influence des rayons X; c’est cette hypothèse intéressante que Marre et Taillandier vérifièrent dans des expériences qui aboutirent à des conclusions diamétralement opposées à l'hypothèse de Brauer,

conclusions que nous croyons intéressant de reproduire ici in extenso.

« 1° Zn vitro, en présence de matières fécales, il se forme toujours des nitrites aux dépens du sous-nitrate de bismuth. e A

« 2 La production des nitrites, loin d’être favorisée, par l'exposition du mélange aux rayons X, est au contraire fortement entravée, et cela d'autant plus que. l'exposition a été plus prolongée. Cette production est à la fois plus tardive et plus restreinte.

« Ainsi, en ajoutant à 9 centimètres cubes de réactif de- Griess » gouttes du filtrat d'un mélange fèces-sous-n1trate de bismuth non exposé aux rayons, nous avons obtenu une coloration jaune clair. Pour obtenir la même coloration avec le même mélange exposé vingt minutes aux rayons X, il nous a fallu ajouter 5 centimètres cubes du filtrat, soit environ 20 fois plus.

« Ces conclusions concordent avec les résultats obtenus par Bühme, qui attribue aux microbes intestinaux, et en particulier au coli-bacille, le rôle principal dans la formation de nitrites aux dépens du sous-nitrate de

bismuth.. C'est sur les microbes intestinaux que les rayons X semblent, en somme, exercer leur action empêchante. »

Toutefois, cette action empéchante ne peut, ainsi que le prouvent les faits, s'exercer suffisamment à travers le Corps humain. Aussi pour obvier à ces inconvénients Cerné et Delaforge ont-ils proposé, en 1906, une nouvelle préparation bismuthée connue sous le nom de … bouillie de Quesneville: cette bouillie est inaltérable et. imputrescible; elle se formule de la façon suivante :

Azolate neutre de bismuth cristallisé . 105 grammes, Glycérine à 300, , RER 150 — Solution de KOH à 8,5 p. 100 . . . 1.000 —

SO'H? à 5 p. 100 environ . . . . .. 200 cent. cubes.

Un mélange avec soin à l'aide d’un agitateur en verre la glycérine et le bismuth ; puis, par petites doses, on y verse 900 centimètres cubes d’eau en agitant constamment jusqu'à dissolution des cristaux, Si Ja solution n'est pas limpide, il faut la filtrer : ensuite, peu à peu, sans cesser d’agiter, on verse la solution de potasse; puis goutte à goutte l'acide sulfurique et on ne s'arrête que quand la solution est neutre ou très légèrement acide. On alcalinisera faiblement le mélange avec quelques gouttes de la solution de potasse. On'obtient ainsi un précipité blanc gélatineux qu'on jette sur une étamine. Il faut laver à l’eau distillée jusqu'à ce que les eaux de lavage n’entrainent plus de sulfate. On ajoute à ce magma 99 parties d’eau distillée pour 500 centimètres cubes. On a alors une crème contenant 10 P. 100 d’hydrate

au — d'oxyde de bismuth correspondant à 13 p. 100 de sousnitrate. Cette bouillie, très stable, inaltérable et imputrescible, a une saveur styptique très prononcée qu'on arrive à masquer avec de la saccharine ou de la vaniline. Toutefois, à cause de sa préparation longue et délicate, cette bouillie, malgré les avantages qu'elle peut ou prétend présenter, n’est pas entrée dans la pratique courante; d'autant plus que l’industrie chimique peut nous donner des sels opaques d'une innocuité presque absolue et d’une facile préparation extemporanée. Ces sels sont :

Le carbonate de bismuth ;

L'oxychlorure de bismuth ;

Le sulfate de baryum. É

Il faut y ajouter l’oxyde de thorium, l'oxyde de fer magnétique, l'oxyde de zirconium, mais ces trois derniers produits, étant des spécialités étrangères, difficiles à se procurer et d’un usage peu courant, n’entreront jamais dans la pratique journalière; nous ne les mentionnons que pour mémoire.

Par contre, l'usage du carbonate de bismuth s'est rapidement et largement répandu; on peut dire qu'il est. universellement adopté par tous lesradiologistes. Connaissons-nous bien l’action de ,ce sel sur le suc gastrique ?

Est-il indifférent ou bien détermine-t-il des FÉHPEe chimiques qui peuvent sinon fausser, du moins. modifier les divers phénomènes de la sécrétion glandulaire et par suite de la motricité gastrique ?

La plus grande divergence d'opinions règne à ce

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