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après le mélange, la solution a bruni notablement. Dès le lendemain, la coloration était telle que toute lecture était impossible. Ni la filtration, ni la dilution ne nous ont permis d'apprécier la déviation.
Ainsi donc, comme dans le cas du dosage à l’argent, le dosage da lactose est encore impossible par la présente méthode.
Saccharose.
Malgré que le saccharose soit dépourvu de fonction aldéhydique et cétonique, nous avons vu qu'il réagissait faiblement sur les cyanures alcalins.
L'étude de cette réaction fait l’objet du Chapitre VI.
Nous nous bornons à signaler ici que la variation du pouvoir rotatoire du saccharose sous l'influence des cyanures alcalins est nulle.
Dextrines.
Les dextrines pouvant fréquemment accompagner le glucose dans les produits soumis à l’analyse, nous avons recherché si le pouvoir rotatoire d’une dextrine commerciale subissait une variation sous l'influence des eyanures alcalins.
Une solution de dextrine commerciale donnait une déviation à droite de 3°40°. Nous avons ajouté 2 grammes de cyanure de potassium à 100 centimètres cubes de cette solution, et nous avons mesuré la déviation après des temps croissants, Elle est restée invariable ; après un mois, elle était encore : + 5e 407.
Nous voyons ainsi la possibilité de procéder au dosage simultané dans une même liqueur : de sucres actifs sur la lumière polarisée ‘et réagissant sur les cyanures, et de substances actives sur la lumière mais ne réagissant pas sur les cyanures alcalins.
C’est ainsi que nous avons pensé à doser le glucose en présence de glucosides.
Voici, à titre d'exemple, un dosage de glucose, en présence d'aucubine (1). °
Nous avons fait les 2 solutions suivantes :
L fai IT Aucubine. fes DONNEES Mot NAT ee ANT NP ee ane De QU COST A RENOM dt er:
Ne Ms LV sgouttesest 77. [V goultes.
PPS Da ec eine ere" D0CC:
La solution [ n’a pas changé de déviation pendant les & jours qu'a duré l’expérience. Gette déviation était 0 10%
La solution IT, avant addition de cyanure, présentait une déviation à —= — 4o 10.
Cette déviation est devenue ensuite :
Apres Ar heureS re Merci — 6° 14 A Ar JOUMSER 0 Re te UCI oo st ue — 6° 14
Nous avons donc:eu une chute de 24 soit 2°,07 vers la gauche, ce qui correspond à une teneur en glucose de : DNA es ns pr. O4 pour Cent:
OS ED eu Ce
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II. — Application aux essais des miels et glucoses commerciaux.
On admet que le miel est un mélange constitué principalement par du glucose et du lévulose, et par un peu
(1) Ce glucoside nous a’élé obligeamment cédé par M. le Professeur ILÉRISSEY. a qui nous voulons exprimer ici nos remerciements.
US
de sucre de canne. Il peut contenir en outre des dextrines et des polyoses tels que le mélézitose et le raffinose (1).
Or nous savons que ni le saccharose, ni les dextrines ne subissent de variations de pouvoir rotatoire sous l’in- Îluence des cyanures alcalins. Les sucres réducteurs sont seuls à présenter ce phénomène.
Par conséquent, le changement de déviation d’une solution de miel sous l’action des cyanures alcalins sera dû seulement au glucose et au lévulose.
Cette variation ne pourra d’ailleurs pas permettre à elle seule une estimation directe des sucres réducteurs puisque nous ne connaissons pas leurs proportions respectives. C’est seulement dans le cas impossible à prévoir, où, glucose et lévulose se trouveraient en égale quantité, qu'on aurait des résultats exacts.
Nous allons précisément pouvoir vérifier qu'un miel renferme ou non des quantités égales de glucose et lévulose.
Dans ce cas, en effet, la diminution apparente du pouvoir rotatoire du sucre interverti contenu dans le miel, sous l’action des cyanures alcalins, sera :
2,5 — 7,5 MAO" E (a —) = — 18°,66.
— 210,16 étant le pouvoir rotatoire du sucre interverti par les acides faibles (Codex 1908).
C'est-à-dire que le changement de déviation vers la droite mesurera la quantité de sucre interverti à condition de prendre :
Variation d'a, sucre interverti — 18°,66.
L'égalité des quantités de glucose et de lévulose sera alors facilement démontrée en faisant le dosage des sucres réducteurs par une méthode utilisant la réduction d’une liqueur cupro-alcaline ‘méthode BErrranp, par exemple)
(1) VILLIERS COLLIN el FAYOLLE. — Aliments sucrés. Doin, 1909, page 79.
Le résultat devra être identique à celui obtenu par le polarimètre.
Si nous envisageons maintenant le cas général où les quantités de glucose et de lévulose sont inégales, nous pourrons, en combinant notre méthode polarimétrique et celle de M. BEnrRanp, calculer les sucres réducteurs, le lévulose, le glucose. Un calcul simple nous donnera ces valeurs, puisque nous aurons un système de 2 équations à deux inconnues.
Soit pour cent, x le poids de glucose et y le poids de lévulose. La méthode BerrranD nous donne :
t+y=A (L) Notre méthode donne :
variation de déviation observée = variation due au glucose + variation due au lévulose ; ou:
LA DTT 2 y (—50,5 as) + (+ 84! )= B (I) Portant la valeur x = A-y dans l'équation I, il vient:
2 (A-y) ( 5) JF LE LE ( php = }+ 84,52
d’où la valeur de y, dont on déduit la valeur de x par l'équation I.
Enfin nous pourrons connaître la déviation due aux dextrines et au saccharose du miel, puisque, nous le savons, le pouvoir rotatoire de ces substances, ne subit aucune modification sous l'influence des cyanures alcalins. Ajoutons d’ailleurs que cette évaluation ne permettra pas de calculer le poids des dextrines dont nous ne connais- /sons ni la qualité, ni les proportions respectives.
Toutefois, la déviation due aux dextrines persistant après l’action des eyanures alcalins, il y aurait sans doute à un moyen de déceler des adultérations du miel, en