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les difficultés inhérentes à la préparation de la solution de Lange, G. Émanuel, en 1915, proposa la réaction de la gomme masl{ic.
Dans celle réaction, on utilise une solution de mastic dans l'alcool absolu. Cette solution mère, diluée dans une quantité d'eau disüllée suivant des proportions et une technique dans le détail de laquelle nous ne pouvons entrer ici, donne un liquide opalescent qui se clarifie par précipitation du maslie en présence de certains liquides céphalo-rachidiens pathologiques.
La préparation de cette suspension de maslic est plus facile à obtenir que celle de l'or colloïdal; malheureusement, les solutions ainsi obtenues ne sont pas rigoureusement semblables et d'une sensibilité souvent très inégale.
Certains auteurs, tels que Jacobstahl et Kafka, K. Eskuchen, J.-A. Cutting, ont proposé diverses modifications à la technique originelle pour pallier ces inégalités, mais alors tout devient compliqué et la méthode perd son principal avantage sur la réaction de Lange.
Si dans les cas franchement positifs ou négatifs la lecture des résultats est facile à interpréter, il n'en est pas de même dans les cas douteux où le coefficient personnel de l'expérimentateur eutre en jeu. De plus, les résultats sont très inconstants, tantôt positifs, tantôt négatifs, variant en présence du même liquide pathologique avec des solutions en principe identiques. K. Eskuchen reconnait que le pourcentage des résultats erronés est plus élevé avec la réaction d'Émanuel qu'avec celle de Lange. W. Schônfeld dit que c'est une réaction sans valeur au point de vue pralique, il l'aurait trouvée positive dans 10 et même 36 p. 100 des cas chez des sujets ne présentant aucun signe de lésions nerveuses. G. Laroche, G. Guillain et P. Léchelle ont oblenu avec la gomme mastic des résultats irréguliers et contradictoires, etaprès l'avoir étudiée plusieurs mois l’ontabandonnée. Ils retinrent néanmoins l'intérêt théorique et pratique qu'il y avait à poursuivre l'étude des réactions de précipitation avec les suspensions colloïdales résineuses,. étude qui devait les conduire à la réaction du benjoin colloïdal. Avant d'aborder l'étude
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de cette dernière, mentionnons la réaction du bleu de Berlin proposée par Kirchberg en 1917 pour éviter les difficultés de préparation de l'or colloïdal.
Pour cette réaction, on utilise une solution de bleu de Berlin dans l'eau distillée à laquelle on ajoute de l'acide oxalique.
‘Le liquide céphalo-rachidien normal n’a aucune action sur le bleu de Berlin, les liquides céphalo-rachidiens pathologiques entraînent une précipitation du bleu avec décoloration totale ou partielle du liquide.
Cette réaction n'est pas spécifique, elle est peu sensible et, de ce fait, d'une valeur diagnostique discutable et bien inférieure à celle des autres réactions. | |
Après avoir fait de nombreuses recherches avec des solutions colloïdales d'argent, d’étain et de nickel, sans obtenir des résultals constants, après avoir pendant plusieurs mois étudié la réaction de la gomme mastie d'Émanuel et l'avoir abandonnée pour les raisons que nous mentionnons plus haut, G. Guillain, G. Laroche et P. Léchelle poursuivirent l'étude des réactions de précipitation avec les suspensions colloïdales de résine ou de latex.
Pour des raisons Fa ils durent éliminer successivement Ice caoutchouc, la colophane et le gaïac.
Des essais avec la résine de benjoin leur donnèrent tout d'abord des résultats inverses de ceux obtenus ultérieurement. Du fait d'une trop forte concentration de la solution saline employée, ils obtinrent une précipitation du benjoin avec les liquides céphalo-rachidiens normaux.
Après de nombreux essais, ils fixèrent à 0 gr. 10 de chlorure de sodium p. 1.000 d'eau distillée le taux de la solution permettant de réaliser la précipitation du benjoin colloïdal par les liquides céphalo-rachidiens pathologiques. ,
Le 17 juillet 1920, dans une communication à la Société de biologie de Paris, G. Guillain, G. Laroche et Léchelle exposaient la technique précise de la réaction du benjoin colloïdal comportant 16 tubes avec des dilutions du liquide céphalo-rachidien
variant de 1/4 à 1/16.384. Plus tard, ils exposèrent une réaction simplifiée ne comportant que 5 tubes. ref
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