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Malheureusement, la préparation de la solution colloïdale est extrêmement délicate et à la merci d'infimes détails de manipulation, à tel point qu’il n'est pas moins de huit procédés différents de préparation.
Nous ne pouvons mieux faire, pour résumer la valeur et les inconvénients de la réaction de Lange, que de citer l'appréeiation autorisée de G. Guillain, Guy Laroche et P. Léchelle : « Les résultats fournis par la réaction de Lange, disent ces auteurs, sont certes intéressants pour le diagnostic de la syphilis nerveuse. Ilconvient d'ajouter, toutefois, que cette réaction est extrêmement délicate. Tous les auteurs insistent sur les difficultés de la méthode, sur ses causes d'erreur {rès nombreuses : préparation de l'or colloïdal, d'une technique peu sûre, nécessité d’une eau bidistillée ou tridistillée dans un appareil d’étain, nécessité de faire usage de tubes et de flacons en verre d'Iéna, etc. Même lorsque toutes ces conditions sont réunies, la solution d'or colloïdal est souvent défectueuse. » Puis, après avoir passé en revue divers .perfeclionnements apportés à la technique de la réaction, ils ajoutent : « Malgré ces perfectionnements, la métholde de Lange reste d'une application très difficile et comporle des causes d’erreur multiples. Il convient de savoir que la réaction de Lange peut être positive dans les affections autres que la paralysie générale ou la syphilis du névraxe. »
De nombreux auteurs, en effet, ont trouvé une « courbe paralytique » dans la sclérose en plaques (Ludwig Cohen, D.-M. Kaplem, E. Frank), dans un cas de pammome de la duremère (Larkin et Cornwall), dans un cas de tumeur du cervelet (Lloyd-James Thompson) ou d’abcès du cerveau (J. Jæger, M. Goldstein, Miller, M. Warwich et C.-E. Nixon).
On aurait également {rouvé des courbes de précipitation du type syphilitique dans l’intoxication saturnine (Moore) et dans l'encéphalite épidémique (Barker, Cross et Erwin, W.-K. Kraus), avec réaction de Wassermann négative dans Le sérum sanguin et le liquide céphalo-rachidien. |
Partant de ce fait que tout colloïde en présence d’un albuminoïde peut présenter la réaction de l'or colloïdal et pour éviter