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symptômes psychiques et somatiques posant l'hypothèse de la paralysie générale possible mais incertaine, d'où nécessité de la ponction lombaire. L’hypertension du liquide céphalo-rachidien, son hyperalbuminose et sa Iymphocytose venant se surajouter aux signes cliniques, s'ils précisent la notion d’une affection neuro-méningée du névraxe ou de l'encéphale, n’en confirment nullement le caractère syphilitique. Recourir à la réaction de Bordet-Wassermann est chose aisée dans un centre muni de laboratoires nombreux et bien outillés, c'est chose plus malaisée dans un asile de province perdu en pleine campagne où l'on est livré à ses propres ressources. Rien n’est plus difficile, malgré
une apparente simplicité que de recueillir dans de bonnes condi-
lions et à temps voulu du sang de mouton.
C'est donc avec le plus vif intérêt que nous nous sommes attaché à l'étude de la réaction du benjoin colloïdal.
Les résultats qu'elle nous a donnés venant corroborer ceux relatés par divers auteurs dans des publications déjà nombreuses nous ont paru suffisamment intéressants pour faire l’objet de ce modeste travail.
Il ne représente pas une revue d'ensemble de la réaction du benjoin colloïdal dans la paralysie générale, c'est encore moins une statistique.
Les observations que nous publions sont celles de malades qui ont été suivis de longs mois, dont le liquide céphalo-rachidien a été parfois examiné à diverses reprises. Quelques-uns ont subi un traitement intensif par l'arsénobenzol, ce qui nous a permis d'en apprécier l'influence sur les caractères humoraux. |
La réaction faite tantôt avec seize tubes, tantôt par le procédé simplifié à cinq tubes, a toujours été pratiquée très minutreusement avec des produits sélectionnés, une verrerie rigoureusement propre et une eau bi et même tridistillée, afin d'éviter toute cause d'erreur. Chaque fois que nous l'avons pu, nous avons pratiqué la réaction de Bordet-Wassermann donnant la préférence à la méthode aux doses croissantes d'alexine de Calmette et Massol.
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Au cours de nos investigations, il nous est arrivé d'examiner le liquide céphalo-rachidien de malades que l'évolution clinique ultérieure et les données de Jaboratoire ne nous ont pas permis de maintenir dans le cadre de la paralysie générale typique.
Ce travail n'étant que l'étude de quelques cas particuliers, nous avons cru bon de publier ces observations aberrantes. Elles ne pourront que confirmer la spécificité de la réaction du benjoin colloïdal, elles joueront uniquement le rôle de témoin et n'ont nullement la prétention de dire ce qu'est cette réaction dans la confusion mentale, l’épilepsie, la démence sénile, chacune de ces affections étant susceptible de donner lieu à une élude particulière.
Dire ce qu'a été la réaction du benjoin colloïdal dans certaines psychoses nous à permis de publier l'observation extrêmement intéressante d’une malade présentant tous les signes cliniques, tant psychiques que somatiques, de la paralysie générale classique sans signes humoraux, tant dans le sérum sanguin que dans le liquide céphalo-rachidien permettant de conclure à la syphilis.
Puisse ce modeste travail contribuer avec tant d'autres à faire apprécier la simplicité et la spécificité de la réaction du benjoin colloïdal dans les affections syphilitiques du système nerveux en général et la paralysie générale en particulier.