‹ Contribution à l'étude de la Réaction du Benjon Colloïdal: Dans la Paralysie Générale et Dans Quelques PsychosesChapitre 8 sur 30 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Historique.

En 1901, Zsigmondy constata que l'or colloïdal floculait par l'addition d’une solution électrolytique, mais qu'une certaine quantité d'un corps albuminoïde, quantité variable suivant le corps employé, élait susceptible d'empêcher cette floculation.

De cette découverte dérive l'application des solutions colloïdales à la chimie des albuminoïdes.

En 1912, Lange constata que les corps albuminoïdes avaient non seulement une action inhibitrice vis-à-vis de la floculation de l'or colloïdal, mais qu'au contraire, dans certains cas, ils avaient une action floculante.

Expérimentant sur le liquide céphalo-rachidien, Lange démontra que certains liquides pathologiques, en particulier ceux des syphilitiques nerveux, sont susceptibles de faire floculer l'or colloïdal, les liquides normaux étant sans action sur lui.

C'est au cours de la paralysie générale qu'on observe les floculations les plus intenses. Certains auteurs affirment qu'il existe dans cette affection une « courbe paralytique » de l'or caractéristique. Cette opinion ne semble pas justifiée et est infirmée par de nombreux auteurs. J. Ryrle, R. Brand et F. Mas auraient constaté cette « courbe paralytique » dans la syphilis secondaire et Llyod James Thompson dans 50 p.100 de cas de syphilis cérébro-spinale.

Quoi qu'il en soit, le fait d’être positive dans les cas de syphilis nerveuse doit faire considérer la réaction de l'or colloïdal comme possédant une haute valeur diagnostique.

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