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Mes expériences ont porté sur la glande sous-maxillaire du chien. Au début je curarisais l'animal ; mais comme les faibles doses de curare employées pour l'im-
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mobilisation excitaient la sécrétion salivaire et génaient parfois l’action de l’atropine, je pratiquai ensuite la section du bulbe. La respiration était entretenue artificiellement. Une ligature était faite à l’aide d’un fil très fin sur la corde du tympan aussi près que possible du lingual. On sectionnait le nerf au-dessus de la ligature et on l’engageait dans un excitateur tubulaire qui était laissé au fond de la plaie. On plaçait dans le canal de Wharton une canule à laquelle était adapté un petit tube de caoutchouc. Le chien était alors porté dans une baignoire-étuve maintenue tout le temps de l'expérience à une température voisine de 38° (1). L’excitateur était mis en communication avec un chariot de Du Bois Reymond ou un appareil à courants sinusoidaux (2). Les gouttes de salive qui s'écoulaient par le tube de caoutchouc tombaient sur la palette du levier d’un tambour enregistreur et s’inscrivaient par un trait vertical sur un papier noirci (3). La salive était recueillie dans des verres gradués qu’on changeait toutes les 20 minutes.
Je déterminais le courant minimum qui produisait un écoulement de salive, puis j'injectais une dose d’atropine suffisante pour le faire cesser. J’employais une solution de sulfate d’airopine au millième ; et je faisais dans la veine saphène externe des injections successives d’un quart de milligramme.
L'appareil à excitations était alors mis en marche,
(1) François-Franck. Archives de Physiologie, 1892, p. 113.
(2) Je devais cet appareil à l'obligeance de M. d’Arsonval auquel je suis heureux de pouvoir adresser mes remerciments pour ses précieux conseils.
(3) Voy. E. Gley, compte-gouttes inscripteur, Soc. de Biol., 8 décembre 1888.
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l'heure notée et l’enregistreur actionné de manière à déterminer exactement le temps au bout duquel l'écoulement salivaire reparaîtrait.