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On tétanisait un nerf au moyen de courants induits égalisés. Une portion de nerf située au dessous, pouvait à volonté être mise en rapport avec un téléphone ou une boussole de Wiedemann. Les deux méthodes montrèrent la persistance de la variation négative pendant un temps considérable ; neuf heures dans quelques cas. Lorsqu'elle s’affaiblissait, il suffisait de faire une nouvelle coupe transversale pour lui redonner sa valeur primitive. Wedenskïi (1) voulut, à l'exemple de Bernstein, déceler le fonctionnement du nerf par la contraction du muscle, et tenta d’abord d'employer une autre « barrière » que l’électrotonus. Il essaya le refroidissement d’une portion du nerf, puis un léger empoisonnement transitoire par le curare. Dans ce dernier cas, une excitation prolongée devait rester sans effet aussi longtemps que durerait l’action du curare ; mais quand cette substance aurait été éliminée, la contrac-
est conduit au nerf desséché: il ne se produit pas de contraction du muscle, De même à 260, et c’est seulement à 27° que se produit la contraction. Donc il semble que la dessication aurait produit la même abolition d’excitabilité que les excitations du courant induit et même à un plus haut degré ; on pourrait également en tirer une conclusion favorable à la non-fatigue relative du nerf en disant que le nerf excité pendant trois heures, n’a pas été plus fatigué que le nerf mis au repos, la dessication étant égale des deux côtés. Le nerf non excité est d’ailleurs beaucoup plus desséché que le nerf fatigué, tous deux étant cependant également tendus sur les excitateurs. C’est une question à reprendre,
Un deuxième accident plus génant se présentait. Si l’on employait pour l’anélectrotonus un courant moyen, il ne faisait pas ligature complète, obstacle au passage du courant induit, au-delà de 20° environ de la bobine. Si l’on prenait un courant ascendant plus fort, en très peu de temps, un quart d'heure après, des effets d’électrolyse se produisaient sur le nerf, et l'expérience ne pouvait être prolongée.
C’est ce qui a alors décidé M. René à interrompre cette série de recherches. On voit qu'il a été arrêté par les mêmes obstacles que Bernstein, l'électrolyse (inévitable dans cette méthode) ; et il l’a précisément observée dans les mêmes délais, quinze minutes environ.
(1) Wie rasch ermüdet der Nerv ? — Centralblalt f. d. méd. Wiss, 1884,