‹ Contribution à l'étude de la rosacée de l'œilChapitre 25 sur 33 · OBSERVATION N° VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION N° VIII

G::,1021ans.

Ce malade présente à la face, en même temps qu'un “hinophyma, une infection sébacée à récidives multiples, avec un état pityriasique léger de la peau. Il est probable que c’est à la même cause que doivent être attribuées les cicatrices qu'il présente à la nuque et à la partie supérieure de la région dorsale médiane.:

Dans les antécédents, on ne relève rien de particulier. La tension artérielle est de 14-8,5. Les examens sérologiques qui ont été pratiqués pour la recherche de la spécificité se sont tous révélés négatifs.

Histoire oculaire. — En 1931, le malade, chiffonnier de sa profession, commence à souffrir de ses deux yeux, qui petit à petit s’injectent de sang. Il attend une huitaine de jours, mais l'affection, loin de rétrocéder, s’accentue. La pholophobie est intense, accompagnée de douleurs névralgiques, craniennes et dentaires. Le malade va alors consulter à l'Hôtel Dieu, à la clinique ophtalmologique, où on porte le diagnostic d’iritis. Le traitement institué — une série d’injections intra-veineuses de cyanure de mercure — se révèle efficace, et en huit jours le malade récupère une vue suffisante pour l’accomplissement des actes ordinaires de la vie. Depuis cette époque, c’est-àdire depuis huit ans, le malade n’a plus subi aucun traitement et n’a été inquiété par aucun phénomène douloureux. * |

Mais il y a une huitaine de jours, l’œil gauche a commencé de devenir rouge, de s’injecter et de présenter de la photophobie. Le malade faisant lui-même son diagnostic vient dans le service le 3 janvier 1939.

L'acuité visuelle est pour l'œil droit 1/4, pour l'œil gauche, 1/6.

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