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Obs. XXXV). Dans ces cas, Duplay et Reclus, Nélaton (Traité de pathologie externe), expliquent la rupture par la suppression de l'influx nerveux dans.
le muscle. La contraction réflexe excessive, instan-
tanée, annihile momentanément le sens musculaire,
sens de défense pour le musele et le tendon. L'encéphale n'a pas conscience de leur contraction, n'intervient pas pour les modérer, aussi le tendon distendu d'une part par la force passive invincible de la résistance, d'autre part par son raccourcissement actif, cède et s'arrache.
CAUSES PATIHOLOGIQUES, — Dans \ces diverses théories, nous avons admis l'intervention d'un gros effort, -mais plusieurs observations ne signalent comme étiologie qu'un geste habituel, un léger traumatisme auquel il n'est pas possible d'attribuer la déchirure à l’état sain -d'une formation aussi résistante que le tendon supérieur de la longue portion.
Ætudions donc par quel processus pathologique le tendon peut être mis en état de moindre résistance.
Dans les enfections aiguës comme la typhoïde, la variole, le rhumatisme articulaire aigu, la fièvre puerpérale, le tétanos, on a constaté sur les tendons, des lésions capables de rupture, s'expliquant par la transformation des fibrilles tendineuses sous l'influence de la fièvre prolongée.
. La ténosité syphilitique étudiée par Lanceraux, aboutit à un double processus qui constitue, pour le tendon atteint, une cause manifeste de faiblesse,
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c'est tantôt une infiltration gélatiniforme, tantôt une
inhltration calcaire du tissu fibrillaire L'alcoolisme doit également favoriser les ruptures spontanées, mais les observations anatomo-patholo-
giques sont rares et ne permettent aucune affirmation -
précise. En tout cas, sur les blessés que nous avons
‘cités dans notre travail, ces antécédents ont été
sur une biopsie faile au cours de l'opération, Partère .
relevés peu souvent (alcoolisme, une fois) et ne paraissent pas entrer en ligne de compte.
Par contre, Dujarier (Obs. NXXIV) dans un cas
où la rupture à atteint successivement les deux
bras, pense, d'après ses constatations opératoires, qu'il faut l'attribuer à une atrophie congénitale du tendon de chaque COL >
L'artério-sclérose en apportant une gène à la
nutrition du tendon peut. être une cause de moindre: résistance. Le blessé de Dreizheuer est artério-
scléreux ; Fiévez note chez son malade une artériosclérose très prononcée. Müller (Obs. XI) trou va
nourricière du téndon atteinte dendartérite obli=.
térante, avec des siwnes de nécrose dans le tendon et d'inflammation chronique de la synoviale,
Un traumatisme antérièur, comme une contusion de l'épaule se trouve parfois à l’origine de la rupture (Obs. XIV et XXVI). Il entraîne à sa suite, une
légère arthrite accompagnée de raideur dans l'ar-
ticulation et de gène dans les mouvements Labs
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Mais c rt surtout le Rhumehsne articulatre AÉÈGE
que qui est [a cause la plus fréquente. d altération
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du tendon. Dans douze de nos observations, nous
. trouvons des signes certains d’arthrite sèche de l’épaute, se manifestant cliniquement soit par des douleurs articulaires, de la sensibilité aux mouvements passifs, soit plus rarement par des bruits de frottement et des craquements.
Davis, Ledderhose, Fiévez, Alexander, se sont attachés à mettre en relief ce point de la pathogénie. Des autopsies faites sur des sujets présentant le syndrome typique de rupture du biceps, leur ont permis de constater des lésions d’inflammation chronique de l'articulation de l'épaule. Or, de par
___sa situation intra-articulaire, le tendon devait parti- | ciper fatalement aux inflammations osseuses et cartilagineuses. C'est ainsi que Fiévez a pu suivre le processus de destruction des fibrilles tendineuses à différents stades. Le tendon, glissant pendant les mouvements de l'épaule sur les villosités qui avoisinent les tubérosités de l’humérus et la gouttière bicipitale, s'use progressivement, s'effile, s’amincit ; il est, peu à peu, broyé, résorbé entre les surfaces articulaires comme entre deux meules de moulin. A ce moment, il se rompt spontanément, à moins qu'un traumatisme ne vienne brusquer les choses et casser l'organe plus ou moins entamé.
L'arthrite sèche n’atteint done le tendon qu'indi- rectement, en déformant les os sur lesquels celui-ci s’use secondairement. Par le mécanisme s'expliquent facilement les cas de rupture spontanée et spontanée traumatique, selon que la lésion est plus où moins
. avancée et le traumatisme plus ou moins intense.
Mais Ledderhose pousse sa théorie plus avant, et veut expliquer par l'arthrite déformante tous les cas de rupture du tendon. fl fait remarquer justement que dans les épaules des patients, on ne trouve pas. toujours des altérations d'arthrite; pour lui, cela n'exclut pas que les articulations et la portion intraarticulaire des tendons fussent malades, car il admet que l'arthrite déformante peut évoluer longtemps sans symptômes, et qu'en outre, l'articulation de l'épaule, chez les personnes à musculature très développée ne permet qu'une palpation imparfaite. Ledderhose reste très sceptique en ce qui concerne la production de ruptures purement traumatiques du tendon physiologiquement normal. |
Une telle opinion nous semble trop absolue. Bien que la rupture du tendon de la longue portion du biceps ne survienne que chez des individus ayant 40 ans, âge à partir duquel on rencontre le rhumatisme articulaire chronique, nous sommes bien obligés d'admettre que chez la majorité de nos blessés (24 cas), il n'y avait aucun antécédent rhumatismal, pas le moindre symptôme d' arthrite sèche de l'épaule et que la radiographie ne révéla aucune irrégularité dans les contours articulaires.
D'autre part, lorsqu'il s'agit d'une rupture extraarticulaire, les processus pathologiques que nous venons d'étudier ne sont plus de mise-Dans le cas opéré d’Hochstetter, avec rupture à 3 centimètres du ventre musculaire, au-dessous du grand pectoral, On pourrait à la rigueur penser à la possibilité d’une inflammation chronique de la bourse séreuse du
muscle pectoral sur laquelle passe le tendon du biceps; cette inflammation créerait un lien de moindre résistance et il en résulterait à propos d’un mouvement brusque une rupture du tendon. Mais ce n'est là qu'une pure hypothèse non vérifiée.
C'est pourquoi, s'il existe des. cas où une lésion pathologique prédisposante peut éclairer le mécanisme de la rupture, il n'en est pas moins vrai que la majorité des déchirures du tendon de Ja longue portion du biceps, atteignant des individus bien portants et bien musclés, ont pour cause unique un. effort, une contraction musculaire excessive et brusque surprenant parfois le tendon dans une position défavorable.