‹ Contribution à l'étude de la rupture du tendon de la longue portion du biceps brachial: son traitementChapitre 21 sur 25 · LAS ENS · texte numérisé non relu

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ceptible, semble se terminer au grand pectoral; à l'endroit où l'on trouve habituellement la longue portion du biceps, existe une dépression qui permet de sentir l'humérus. On en conclut à une rupture tendineuse à ce niveau. Le bras est sans .force, mais tous les mouvements sont possibles.

Traitement. — On se contente d'abord d'un enveloppement avec immobilisation au tronc du bras en flexion. Devant l'ineflicacité de la méthode, on se décide à la suture sanglante. Anesthésie par l'injection de Schleich. La recherche du tendon est pénible; arraché de son insertion supérieure, il a glissé

d’une dizaine de centimètres. Il apparaît dissocié à son extré-

mité supérieure (pinsel-formig) ; on en prélève un fragment pour l'examen microscopique. La suture des deux bouts étant impossible, on se contente de /ixer le tendon à sa gaine par quelques fils de soie. Suites normales; trois mois après l'accident, le blessé reprend son travail.

Résultat. — Le bras a repris sa force ; il mesure 21 centi-" mètres de pourtour, alors que l’autre n'en mesure que 20. Les deux. portions du biceps se contractent simultanément dans l'effort. L'épaule est un peu ankylosée.

Histologiquement, le fragment prélevé est sain.

OBSERVATION X (Frèvez)

use Paris, 1941- 1912; orne des Archives génér ales de chirurgie, 14e p. 147).

a) Il s’agit d'un peintre âgé de 45 ans entré, le 9 janvier 1909, dans le service du D Duret, se plaignant de douleurs dans l'épaule droite et d'une impotence marquée pour les mouvements d’élévation du bras et de flexion de l’'avant-bras sur le bras. :

L’affection remonterait à un eflort effectué pour lever un lourd comptoir de cabaretier. Deux ou trois jours plus tard, en faisant sa toilette, le blessé s'aperçoit que toute la région antérieure du bras est couverte d'une ecchymose bleu noir.

Diagnostic de la consultation de l'hôpital : « Arthrite sèche de l'épaule ». On prescrit des massages.

A l'examen, on constate chez le. blessé l'existence du syndrome long biceps détendu absolument typique avec de gros craquements dans les deux épaules.

Le diagnostic hésite au point de vue biceps, entre une ‘désinsertion slénoïdienne et une luxation de son long tendon. Le blessé refuse l'intervention qu on lui propose.

b) En juin 1909, second séjour dans le même service. Il n'a, pu travailler depuis sa sortie et revient demander l'opération qu'il avait précédemment refusée.

L'opération est pratiquée le 28 juiu 1909 par le professeur

Duret. Par une longue incision, le tendon du long biceps est mis à nu : il paraît un peu plus plat et plus grêle que normalement, mais il est en position régulière dans la coulisse ; il ‘ny a donc pas de luxation, mais probablement desinser ue glénoïdienne. Le tendon est raccourci par une double anse dont les branches sont fixées au catgut; un phlegmon postopératoire détruit le résultat primitif.

} Le blessé est revu en mai 1912: il a quitté son métier de peintre et tient une boutique d'épicier. L'état fonctionnel de son membre supérieur droit est relativement satisfaisant, mais. l’abduction du bras est impossible.

Je connais alors l'importance de l'arthrite sèche scapulohumérale dans la rupture intracapsulaire du tendon bicipital. Je constate dans les déux épaules douloureuses par intermittence de gros craquements articulaires, mais il n'y a pas de: déformations appréciables. Le biceps gauche: est normal.

jusqu'à présent: j'annonce au blessé que très probablement il se rompra comme l’autre. Artériosclérose généralisée. |

dj) Ma prédiction vient de se réaliser. Il y a deux mois environ, notre homme a repris un travail assez pénible dans un établissement industriel. Il n'a travaillé que quelques jours ! A l'occasion d'un faux mouvement, un fardeau de 200 kilos qu'il maniait a pesé fortement sur son bras tendu : le tendon du long biceps gauche s'est rompu, et on constate actuellement bien nets, les signes de cette rupture, d'après l enquête judiciaire et le certificat du médecin constatant ecchymose, rupture incomplète du biceps et RÉRnIe permanente

partielle.

Rise

: comme rupture du tendon du long biceps. Le tendon était en. effet arraché vers le baut au-dessus du ventre musculaire de. La 1 longue portion, en forme de lacet enroulé sur lui-même.

du deltoïde. . \ PNR

RQMEMERIRES a ;

-coracoïide.

OBSERVATION XI (Frévez) | ca

(Thèse, Paris, 1912).

J. G..., 63 ans, tonnelier, ancieh combattant de 1870, entre le 22 août 1910 dans le service de M. le Professeur Desplats, atteint de tuberculose Rrnneee et d artériosclérose très PPnoneee, | RES.

Son bras droit présente la tumeur nie typique tres | Fe apparente, avec perceptlbilité à la palpation sur une longueur de trois travers de doigt, du tendon continuant le ventre musculaire du long biceps et. se prolongeant sous le bord antérieur AR

Pendant la contraction musculaire, la corde tendineuse se tend à peine. Le malade attribue d'une façon catégorique sa AIN malformation à un accident qui lui est arrivé, il y a une quinzaine d'années, pendant qu'il sciait du bois : il poussait sa scie, quand un nœud du bois brisa son élan en bloquant linstrument. Il a souvenir d'une douleur éprouvée à ce moment | dans l'épaule droite, douleur légère qui ne l'a pas forcé d'in- (erouipre son travail. Il ne s'en préoccupe pas tout d'abord, mais s'examinant avec attention quelques jours plus bed den remarqua l'existence de sa tumeur.

L'articulation scapulo - humérale droite présente de gros

OBSERVATION XII (Müiver) à | 4 (Zeitschr. f. Versicher. medizin, LOST DES

= Citée par Linicer.

Cas opéré par le professeur Perthes, qui | ut diagnostiqué ‘6

Le traitement consista en suture c tendon à lapophgse.

AURDAT. Left

Dans ce cas clinique, on n'observa aucun symptôme d'arthrite déformante de l'épaule, la radiographie ne révéla aucune lésion, mais Müller, d’après des recherches histologiques sur l'extrémité du tendon au niveau de la rupture, trouva une forte endartérite oblitérante, et des signes de nécrose et d'inflammation chronique de la gaine synoviale. Il eut alors l'impression de la possibilité d'une rupture due à ces lésions de la synoviale. La région de la gouttière bicipitale ne fut pas mise à nu pendant l'opération.

OBSERVATION XII (G. Davis) ; (Annals of Surgery, 1915; p.122).

G. Davis présente un homme qui s'est rompu la longue portion de son biceps gauche sept semaines auparavant en soulevant un sac de café pesant 130 livres (pounds). Le malade se plaignait de douleurs dans l'épaule avant l'accident, quoi qu'on ne trouve pas d'autre signe de rhumatisme. IE avait la tumeur typique.

Incision le long du bord du! grand pectoral; à longue portion qui était rompue d'une con évidente dans la capsule articulaire fut attirée vers le bas et suturée au catlgut à la

. courte portion du biceps insérée à l'apophyse coracoïde. La

plaie se cicatrise normalement.

Le malade fléchit et étend le bras parfaitement.

OBSERVATION XIV {ALExax DER)

‘(Annals of Surgery, mai 1945. P: 608).

P..., âgé de 61 ans, se plaint de douleurs dans l'épaule oxre et ‘de faiblesse de son bras. En l'examinant, on trouve qu'il a en plus d'un rhumatisme articulaire chronique, une rupture du muscle biceps. Quoique la tumeur soit très appré-

.ciable, le malade ne l'avait jamais remarquée. Mais il déclara

que six semaines auparavant, il était venu se faire soigner au dispensaire à la suite d'une chute sur son épaule droite.

Cette contusion fut suivie d'une ,certaine raideur dans l'épaule et de faiblesse progressive du bras et de l'avant-bras. A l'examen, mêmes symptômes que dans l'Observ. XXXII,

avec celte différence que la tumeur était plus grosse et Je!

muscle plus flasque.

L'opération permet de reconnaître une rupture de la longue portion & SOn union apec la par lie charnue du muscle. On suture le moignon du ventre de la longue portion au tendon

de là courte portion, après avoir fléchi l'avant-bras. Réunion

par première intention.

Anatomiquement, la tumeur musculaire persiste, mais fone-

tionnellement le blessé est très amélioré. Il se sent capable de reprendre son métier qu'il avait dù abandonner à cause de la faiblessé de son bras.

OBSERVATION XV Arcexaxnen) (Annals of Surgery. mai 1915, p. 608.

W. 8... 4l ans. laboureur, en soulevant un sac de café, fut saisi subitement d'une douleur ét entendit quelque chose se rompre dans son bras gauche. Il eut la sensation que quelqu'un le frappait avec une massue. Ne pouvant se servir de son bras après l'accident, il vint à l'hôpital.

Ni fièvre typhoïde, ni goutte, ni syphilis dans les antécédents, mais une to: mal définie du une e légere attaque de ne dans l'épaule gauche.

Les symptômes sont ceux d'une rupture de la Pat

portion du biceps. L'opération permet de découvrir un tendon

de la longue Portes relaché et rompu en un point silué entre son insertion et la coulisse bicipitale. S uture au tendon de la courte por tion.

OBSE BY AT ON XVI (Personnelle

(Due à J'obligeance de mon ami le D° F. Nico OL as!

M. D... 55 ans, jardinière, RE se plaint de

douleürs depuis A mais na jamais suspendu son

travail. Ë

Em:

En 1916, au mois de septembre, après avoir arraché des pommes de terre, elle éprouva une certaine fatigue dans le bras et se fit soigner par une voisine qui lui appliqua des compresses chaudes : rien d'anormal dans la forme du bras. Trois jours après, elle retourne à son travail avec une voiture à bras. Quand elle l'eut chargée de pommes de-terre. elle voulut la mettre en route, mais la voiture était retenue par une corde accrochée par mégarde ; en tirant alors vivement sur le brancard, elle perçut un craquement dans le bras droit.

Rentrée chez elle, elle remarque sur son bras une grosseur au niveau du tiers inférieur ; elle croit que cela ne sera rien et se repose quelques jours. Puis voyant que la force ne revient pas dans son bras, elle consulte un médecin qui-déclare qu'il n y a rien à faire. Elle reprend peu à pen son travail et arrive à un résultat assez satisfaisant.

Actuellement septembre 1922) la forme du bras ne V'est pas modifiée. A l'examen, on constate une tuméfaction du volume d'un petit œuf, siégeant au tiers inférieur du bras droit à la face antérieure. La force du bras est diminuée mais permet encore un travail peu fatigant. La malade se plaint néanmoins d'éprouver quelquelois une fatigue douloureuse quand elle coud ou lorsqu'elle travaille avec le bras en flexion.

Ælle déclare qu'elle préfère travailler le bras ue pai

exemple. por ter un panier, un seau. ele.

8° Rupture traumatique OBSERVATION XVII (Hocusrerrer) ( Wiener Klinisch-Wochenschr, 4890, t. HI, p.399):

Un teinturier de 46 ans, dans un violent effort des deux bras pour attirer à lui un lourd fardeau, ressentit brusque-

-ment une douleur dans le bras gauche, qui lui sembla comme

paralysé. Le gonflement et la douleur disparurent en quelques jours, mais il subsista une forte incapacité et uné forme anormale de la partie musculaire du bras, qui lui faisait croire à une tumeur. Il se présenta, demandant qu'on lui enlève cette tumeur !

De D

Si on examine les bras de cet homme musclé en les compa- \ rant l'un à lautre, on aperçoit une dépression anormale au

niveau de la moitié supérieure du ventre du biceps. Lorsqu'on TEE s'oppose à la flexion des deux coudes, les muscles prennent un contour plus net, et les différences sautent aux yeux. Le: biceps droit, en se contractant prend une forme de fuseau normale, tandis que, du côté gauche. à côté du bourrelet'formé par la courte portion, se trouve'une tumeur arrondie de la à grosseur d'une orange, de consistance molle: Du pôle supé- | “. rieur de cette tumeur, part un cordon dur se dirigeant vers la NOR tête de l'humérus. Les mouvements actifs sont possibles. mais la force est notablement diminuée.

D'après les renseignements et l'examen, le diagnostic fut posé de rupture de de longue portion du muscle biceps. Le. blessé,ne pouvant plus travailler accepte l'opération.

Opération. — Picision dé 12 centimètres. Le pôle supé | rieur de la longue portion rétracté vers le coude atteint en: hauteur le niveau du milieu de la courte portion ; il est fixé en ce point par du tissu de cicatrice, dans lequel est compris

également à trois centimètres plus haut le moignon du tendon. Je excision du tissu cicatriciel libère le tendon du muscle. En sectionnant le tendon épaissi en massue, on tombe sur un. noyau de trois millimètres d'épaisseur, différent du tissu tendineux normal par sa couleur gris jaune et son aspect terne ; cest du tissu de cicatrice qui se laisse enlever facilement. ÿ Eu

Afin de rapprocher le muscle dn tendon. on fédhit le coude, et la suture des deux moïgnons est faite par deux fils de soie profonds et plusieurs bupésficiels. Après suture de a peau, le bras est maintenu fléchi contre le VAOR ax pa une bande Velpeau. À ie SNS ES A Le

Mouvements passifs du bras au bout. de trois semaines. A = la quatrième sémaine, on constate dans les mouvements actifs que le biceps a repris sa forme normale. Quatre mois après We l'opération, le blessé peut reprendre son travail. Au bout d'un an, le muscle qui s'était légèrement atrophié à la suite de l'opération, à repris son volume normal. |

PR) peus”

OBSERVATION XVIII (Bazy)

(Bulletin et mémoires de la Societe de chirurgie de Paris, .t. XXI 1895). Citée par Frivez.

Ê / Rupture de la longue portion du biceps brachial droit. Suture musculaire. Résection du tendon. Guérison. * = ‘ : PERS M..., manœuvre. âgé de 40 ans, sans antécédents héréditaires, ni personnels. Le 17 janvier, en soulevant entre ses bras un sac de charbon de terre de 75-80 kilos pour le placer à l'arrière d'une charrette, il a subitement senti et entendu

craquer quelque chose dans le haut du bras « comme si on lui.

cassait le bras ». Le sac est tombé à terre. Douleur vive dans

le haut du bras, suivant la coulisse bicipitale jusque dans

l'épaule. Le malade est resté dix minutes sans pouvoir remuer le mêémbre : il s'est aperçu immédiatement que son bras avait : changé de fre. Re = :

A l'examen, le premier fait qui frappe, c'est la déformation du bras, le diamètre antéro-postérieur est augmenté au niveau du relief bicipital par une saillie acuminée. La circonférence du bras dans le relâchement est de 30 centimètres ; elle est de

27 centimètres pour le bras sain examiné dans les mêmes hatete. La saillie faite par le corps du biceps est plus large et moins lougue. Entre le V deltoïdien et le bord externe.

de la saillie du biceps, ilv a une dépression visible à l'œil nu et

sensible au doigt. Ce point déprimé est douloureux à la pression, et pendant les mouvements du bras.

Quand on examine le côté sain, si on pince le muscle, on señt allant vers le haut une corde. un fuseau qui se continue sous le bord du deltoïde ; vers la partie inférieure, le fuseau .

-s'élargit et se fond dans la masse bicipitale; ce fuseau est Fr du faisceau formé par la courte portion du biceps avec le coraco-brachial.

Du côté malade, on sent très nettement, quand on fait fléchir l'avant-bras, la saillie formée par le faisceau COTAGO= bicipital en dedans, mais on ne sent plus en dehors le fuseau

correspondant à la longue portion ; on sent tout simplement

une bride, comme s'il y avait là un fragment d'aponévrose ou une petite portion du tendon qui aurait échappé à la rupture. = ( :

Opération. — Le 2 Iévrier, incision de 7 centimètres suivant l'axe du bras, le long du bord externe du biceps, dans le point occupé par la longue portion, et sélevant un peu audessus du bord none du grand pectoral. On arrive sur l'aponévrose intacte qu'on incise; 1l s'écoule un liquide san-

œuinolent légérement brunâtre (hématome sous-aponévroti-.

| que) : pas de caillots. Le sang épongé, on aperçoit l'extrémité d'un tendon, dirigé en bas et légèrement renflé à son extrémilé située à peu près à 4 centimètres du bord inférieur du grand pectoral. On la prend pour l'extrémité inférieure du tendon de la longue portion. En l'examinant, on s'aperçoit que c'est l'extrémité supérieure du bout inférieur. En effet, immédiatement au-dessous du grand pectoral, le tendon est replié sur lui-même : il en résulte que le tendon de la longue portion a été rompu dans l'intérieur de larticulation, peut-être au niveau de son insertion à la glène..….

On resèque la portion flottante du tendon à partir de la coudure et on décide de sulurer la hrese portion au coracobiceps.

aponévrotique de la courte et de la longue portions, revête-

ment constitué par l'épanouissement des fibres tendineuses et

on pénètre ainsi dans le muscle. Cela fait, on suture transversalement, en prenant l'aponévrose et les fibres musculaires ; l'avant-bras étant fléchi, on remonte ainsi d'environ 4 centimètres le long biceps avec surjet au catgut n° 5. On suture ensuite l'aponévrose par un surjet au ous double. Suture de la peau au crin de Florence.

Plâtre et pansement ouaté maintenant l'avant-bras à à D droit. Suites opératoires simples, légère suppuration. Le 2 mars, le malade fléchit et étend le bras complètement ;

la puissance de flexion est beaucoup plus grande au ‘avant l'opération. Légère atrophie musculaire. |

Dans ce but, ou incise longitudinalement le revêtement

OBSERVATION XIX (PacexsrecHER) HR Klin-Wochenschr, 1895, & NVI.

K. y . boucher, bien musclé, veut le 27 octobre 1893 soulever un D bsonarter de viande. Au moment même où il l'a soulevé et l'a lancé de côté sur une voiture, il ressent une douleur soudaine dans la région antérieure de l'épaule gauche. Il y eut du gonflement dans ce point pendant quelques jours. Le gonflement disparut peu à peu, mais on pouvait ensuite remarquer une dépression au niveau de la gouttière bicipitale. En ce point existait encore de la douleur, moins vive néanmoins que dans les premiers jours. Toute. la masse musculaire s'atrophia. Les muscles de la main et de Favant-bras restaient très forts, tandis que le bras très affaibli, ne pouvait presque plus exécuter la flexion du coude. On sentait nettement que le biceps se contractait alors À peine.

Cette constatation faite le 26 octobre 1893. fut vérifiée encore le 8 mai 1894; à cette dernière époque, on pouvait même nettement sentir que la gouttière bicipitale était inoccupée. On pouvait donc penser que le biceps s'était déchire à son insertion scapulaire. — Le malade n'avait pas voulu accepter une intervention sanglante ; il s'était confié à un électricien, mais sans succès. Fes

OBSERVATION XX Bansis Wiener Med. Presse, 1896). Citée par Loos.

Home a 53 ans. SR ancienne de l'avant-bras avec

diminution fonctionnelle de ce bras. Rupture de la longue

portion à l'union du muscle et du tendon, en soulevant une lourde poutre sur une balustrade, le bras gauche soutenant la plus lourde partie du fardeau. Douleur en coup de fouet. Humérus perceptible dans l'encoche. Diminution notable de la force motrice. Amélioration par le massage et la gymnastique, sans aucun changement dans les modifications anato-

miques. Travail de charpentier impossible.

RER RE à : , 197

OBSERVATION XXI (Hormanx)

"(Wiener Recent, di Citée par Loos.

Homme de 48 ans. Rupture à droite, en déposant à terre une roue que ses camarades laissèrent échapper avant lui. Travail impossible. Ecchymose persistant 14 jours. Sur le’ \bras en extension, sillon transversal dont la profondeur augmente par la flexion : en dessous tumeur. Diminution derrt ie “Ja distance entre le ventre musculaire et le: coude, ne A

, ; ’ A - ANS ! x | » “y et

a OBSERVATION XXII Poncis hi PE A RSS ( Hide Klin- Horse 1898). Gite PAF Loos. n

Hits. Rupture à gauche au niveau de l'insertion glé- er 0 noïdienne, en poussant une lourde caisse vers la droite avee -. le bras gauche fléchi. Région de l'épaule douloureuse, parti- | |

culièrement au niveau du tubercule supraglénoïde. A l'union

du tiers moyen et du tiers supérieur du bras, en déhors existe une dépression plus nette dans la flexion contrariée. Diminution de la distance entre le ph du coude et le ventre musculaire. ' 5e

Et Guérison complète « en six semaines.

OBSERVATION XXII (Loos) (Beitrag. 2 . Klin. Chir., 1900, t. AXTE D. ao. LU

G. P..., paysan de 54 ans, en chargeant une lourde pelletée 2

de ue Sur une voiture, ressentit tout à coup un craquement. dans le bras droit et dut laisser tomber la pelle. La douleur et le gonflement disparurent après seize jours de ie au hf, re mais l’impotence du bras persista, ; ” 9e) # Homme fort et bien musclé. On remarqué une juméftibe : CE molle et pseudo-fluetuante à à l'union du muscle et de he ons

VF

portion. Celte tumeur augmente dans la flexion du bras, devient plus dure et atteint la grosseur d'une petite orange. Le ventre de la longue portion est visiblement attiré vers le coude, et dans l'espace qui le sépare du deltoïde se trouve une dépression dans Jaquelle on peutsentir l'humérus. Diminution de la force, aucun trouble de sensibilité.

Malgré le massage, l’ouvrier ne pouvant soulever le bras, et par suite, étant incapable d'entreprendre aucun travail de force, obtrent une rente de 30 °;,.

| OBSERVATION XXIV (Loos) (Beitrag. z Re Chir. Ë 1900, &. XXIX; p' 442).

:W. B..., scieur de 46 ans, Tee une a poutre avec un camarade, lorsqu'une violente douleur dans la partie supérieure du bras droit l’obligea à déposer le fardeau. Aussitôt le bras gonfla, et une ecchymose fit son apparition sous la peau. Le bras ne pouvait être plié. Long traitement par

! bandages et massage. ik Il se présente à la clinique cinq mois après avec une tumeur de la grosseur d'un petit poing, au niveau du biceps, à la partie inférieure du bras droit. Cette tumeur durcit pendant la contraction, et se rapproche du coude. Au-dessus d'elle, l'humérus est nettement perceptible à travers la peau, ainsi . qu'un cordon dur représentant le tendon rompu. On diagnostique une rupture de la longue portion du biceps « à l'union du muscle et du tendon.

Le blessé est traité par le massage pendant quatre semaines. Sa force musculaire augmente, et les mouvements deviennent . plus libres ; il est capable de se livrer à de légers travaux. Atrophie des muscles de l'épaule et du bras.

MCE OBSERVATION XXV (Hormaxx) LASER (Wiener Klin. Wochenschrift, 1904, p. 905).

PE “ Noel: garcon boucher, âgé de 48 ans, sortant de l’étable

ain. bœuf attaché à une For corde d'un mètre, glissa et

… tomba sur le sol, Comme il avait noué solidement l'extrémité Fe d

à —. 66 —, de la corde autour de sa main droite, il ne put la quitter assez rapidement et son bras, selon son expression, fut presque arraché par la corde. Il ressentit alors une douleur violente dans toute la région de l'épaule, notamment au-dessous de l'acromion. Bientôt apparut une tuméfaction douloureuse de l'épaule et du bras, gênant tout mouvement. Quinze jours

après, le blessé essaya de reprendre son travail, mais en vain ;

la douleur persistait dans l'épaule et le bras, et surtout Fi

puissance musculaire avait notablement baissé, Voyant que l'état de son bras ne s'améliorait pas, 1l vint consulter.

Examen. — Individu bien portant et bien musclé. On constate sur le bras droit, une dépression à la place de la longue portion du biceps. Tandis que le court chef du biceps se présente, avec sa forme normale, en fuseau, on trouve à côté, correspondant au long chef, une profonde encoche ; d'autre part, une tumeur arrondie, en forme de boule, rhouee vers le coude, représente vraisemblablement le ventre musculaire de la longue portion du biceps rétracté. ï

Dans les mouvements de flexion.et de supination de l'avantbras, celte masse musculaire correspondant à la longue portion, reste molle et flasque, ct donne presque la sensation de fluctuation. Au-dessus de cette tumeur, on perçoit, au niveau de la gouttière bicipitale, un cordon dur correspondant au tendon de la longue portion.

. Opération. — Incision de 15 centimètres au niveau de la longue portion. On dissèque sa partie charnue qui se prolonge vers la gouttière bicipitale qu'il a quittée, en un cordon de l'épaisseur du petit doigt. Au point où il pénètre dans le muscle, le tendon est légéerement adhérent aux tissus voisins. Les adhérences se laissent facilement détruire, et on a l'impression que le tendon de la longue portion est déchiré à son insertion, où du moins assez haut, et à quitté, en partie, la. gouttière bicipitale.

En incisant cette gaine die qui lose le muscle, on constate qu'elle renferme le tendon replié sur lui-même en forme de boucle, de sorte que son extrémité supérieure vient en contact de l'inférieure. D'après la longueur du tendon, on

constate qu'il doit être déchiré au niveau de l'insertion glé-

noïdienne. On seectionne, transversalement, le tendon à 4 centimètres au dessus du corps musculaire, on place le coude en flexion maxima, et on fixe le tendon par plusieurs sutures au tendon du grand pectoral, au point où il s'insère à la lèvre de la gouttière bicipitale. Le bras estimmobilisé contre le thorax par une écharpe, l'avant-bras fléchi en supination forcée. ;

Au bout de trois semaines, on commence à faire prudemment de la mobilisation active et passive de l'épaule et du coude, ainsi que du massage et des bains. Plus tard, mouvements et mécanothérapie. La force musculaire devient à peu près égale à celle du bras sain ; les mouvements de l'épaule

et du Ne s accomplissent normalement et sans douleur.

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