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longe l'incision jusqu'au niveau des tubérosités humérales, en la recourbant légèrement en dehors, et je sectionne le grand pectoral pour découvrir la gouttière bicipitale dans toute sa hauteur.
Celle-ci ne contient que la gaine synoviale épaissie. La rupture siège donc en pleine articulation; peut-être s'agit-il d'une désinsertion glénoïdienne ?
ne me parait pas indiqué d'ouvrir Farticulation pour chercher le bout proximal. Après avoir raccourci de quelques centimètres le bout distal, 7e le fixe par 4 points de catgut chromé n° 2 aux deux lèvres d'une petite boutonnière capsulaire, entre les deux tuberosites. juste à l'entrée de la coulisse. Suture du grand pectoral ét de la peau sans drainage. Réunion per primam.
La réinsertion s'est maintenue, et aujourd'hui: 5 mois après l'opération, le biceps est normal comme situation, forme, valeur et puissance. L'opéré a repris son travail antérieur et développe facilement une haltère de 20 kilos.
J'ajoute que l'on ne constate pas plus qu'il y a 5 mois le moindre signe d arthrite sèche scapulo-humérale.
DES OBSERVATION XXXI (Souriéoux)
(Rapport verbal à la Société de Chirurgie, mai 1914, p. 635). J :
MNT J'ai opéré il y a trois semaines un cas typique de rupture tendineuse du long biceps. C'était un homme de 32 ans des E* plus vigoureux, et d’ailleurs indemne de toute lésion articu- laire de l'épaule. Occupé à décharger des pianos à la gare, il avait fait un brusque et violent effort, pour se garer d'un train, - en se raccrochant à son chariot. Le biceps Hrcaeutait à sa partie moyenne environ le bourrelet transversal que lon voit - dans les ruptures.
J'intervins, et je reconnus que la rubitire ne siégeait pas UT sur le muscle, mais qu'elle portait sur le tendon de 1e longue | portion, qui disséminé tout en haut était recroquevillé en base Ne voulant pas faire trop de délabrements, et intéresser la capsule, je pris le parti de le fixer au coraco-biceps : pour
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cela, je forai un trou dans ce dernier muscle, à quelque distance de son bord externe. J'y fis passer d’arrière en avant le tendon rompu, puis après l'avoir enroulé en anse d'avant en he arrière, autour du bord externe du coraco-biceps; je le ramenai une deuxième fois par l’orifice du muscle ; je l'étalai alors 7 de bas en haut sur le devant de ce muscle, et finalement le ‘suturai à la portion tendineuse, très près de lepaphy se coracoïde.
Mon opéré a bien guéri, et le résultat fonctionnel s'annonce comme excellent.
OBSERVATION XXXIL (Aiexaxpen) DR (Annals of Surgery, mai 1915, p. 608).
F. L..., 53 ans, tisserand. Voulant poser une large courroie sur une poulie, il perdit son équilibre et tomba. Son épaule et son bras droit heurtèrent une machine ; sur le coup, ileut * la sensation que quelque chose se rompait dans son bras, 1
‘ressentit une douleur vive en ce point, et entendit un bruit : comme un coup de revolver. Ecchymose et tumeur à la partie inférieure du bras ; r RPOIERCE e fonctionnelle marquée... Depuis nr l'accident, le blessé n'a pu se livrer qu’à des travaux faciles ; son avant-bras cède souvent sous un effort musculaire. La faiblesse du bras a persisté malgré le traitement électrique et le massage. (2
Ni rhumatisme, ni goutte, ni typhoïde, ni syphilis dans les antécédents. |
Examen. — A la parte antéro-inférieure du bras do 2 relief musculaire prononcé, qui augmente encore dans la flexion de l’avant-bras ; au-dessus une encoche dans laquelle | on sent le tendon de la longue portion. : F
On ape de une rupture du tendon du long. chef du biceps. e Quatre années s'étant Ééonisss depuis l accident, l'opération 7 est envisagée avec une certaine hésitation, mais comme le “ bfessé est presque incapable de se servir de son bras, espère qu’une intervention amélioréra $ son état.
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Opération. — Anesthésie à l'éther. On tombe sur une ancienne rupture du tendon de la longue portion à sa jonction avec la partie charnue. Le tissu cicatriciel qui les réunit est excisé. On fend l'extrémité du tendon sur 3/4 de pouce environ, et le muscle attiré entre les: deux extrémités du tendon divisé est suturé au catgut. On fléchit l'avant-bras sur le bras. Réunion per primam.
Le cas guérit favorablement et le blessé a bénéficié de l'opération. Une légère saillie persiste à la place de l'ancienne rupture.
OBSERVATION XXXII (Professeur Micuez et À, Hauaxr)
(Rupture de la longue portion du biceps, 1919).
M. J.., A2 ans, est un gérant d’épiceric qui, chaque jour, manipule de grandes et lourdes caisses. :
Cet Éoine qui n'a jamais été arrêté, dans son travail, par la maladie, était occupé, le 29 mai 4919, à décharger des tonneaux. Il roulait un fût de 290 litres sur un poulain, quand il s'aperçut que celui-ci n'était pas tout à fait de niveau avec le chantier ; ne voulant déranger personne pour venir à son aide, il fit un violent effort pour franchir l'obstacle qui le séparait du chantier. Aussitôt, il perçut une vive déchirure au niveau de la partie supérieure du bras. Il prétend meme var entendu au-même moment un bruit nier qu il compare à un claquement.
Ses souvenirs sont d'autant plus nets, que dès cel instant, il ressentit une douleur vive au niveau du moignon de l'épaule et dut interrompre son travail. J... conserva tout d'abord le repos pendant quelques jours, d'autant plus qu'une ecchymose était apparue et s'étendait sur la plus grande Paris de la face
antérieure du bras.
Après une dizaine de jours de repos et de sas: le blessé . voulut reprendre son travail, mais il lui était impossible de se servir de son bras, en raison de la gène fonctionnelle qu il ressentait, des douleurs perçues lors des mouvements, et
de sa grande diminution de force. Il persista dans ses essais
OL AVES TA qui restèrent infructueux et. vint alors consulter M. le Profes- à seur Michel. 150
Examen. — Le blessé est un homme fortement musclé, ë
mais on est frappé de suite par l’existence au niveau de la Fe loge bicipitale, à sa partie moyenne, d'une voussure du volume d'un œuf, située immédiatement au-dessous du V deltoïdien: ets étendant sur plus de 4 centimètres.
* Molle et dépressible, le bras pendant le long du corps, cette “masse est mobile et ne présente aucune adhérence avec les ‘ plans profonds. Ses dimensions diminuent si on étend le bras,
tandis que si le blessé contracte activement les muscles du
bras, la masse durcit, grossit et se fixe.
Les mouvements de l'articulation sont faciles, d'amplitude
normale. On ne perçoit pas de bruits articulaires, ni de craquements. On porte le diagnostic de rupture du biceps.
* Etant donné la forte incapacité de cet ouvrier vigoureux,
son vif désir d'être amélioré, on propose une intervention qui
est acceptée volontiers.
Intervention le 15 juin. — Incision de 6 centimètres environ TAN partant du bord inférieur du grand pectoral et longeant le 4
bord externe du biceps, suivant Faxe du bras. On tombe sur M l'aponévrose qui est restée intacte, mais qui incisée laisse s'échapper un liquide sanguinolent et quelques caillots brun ue noirs. Après netloyage, on voit très nettement recroquevillé sur lui-même, le tendon de la longue portion du biceps, QUI. 4: RC conservé tous ses. caractères habituels, mais dont l'extrémité est un peu eflilochée. : MAS
On fait fléchir l'avant-bras sur le bras. puis on tre sur dé tendon seclionné du biceps, qui yient tres facilement dans la coulisse bicipitale : on constate alors qu'il est rompu au niveau de son insertion à la cavité glénoïde. Ne pouvant le rattacher. à ce niveau, on le plicature et, par une série de points en U, on fixe la portion musculaire et le début de la portion tendineuse de la longue portion, aux plans aponévrotiques du coraco-brachial, en dessous de la capsule articulaire. Re
Suture de l'aponévrose au cat-gut, de la peau aux agrales de : Michel. Le bras est immobilisé dans un pansement ouaté eompressif ; il est en flexion et légère abduction. Après douze jours, le pansement est ouvert, les agrafes enlevées; puisle
; LuY