‹ Contribution à l'étude de la rupture spontanée des kystes de l'ovaireChapitre 7 sur 16 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Le pronostic est très variable.

Pronostic immédiat. — La rupture peut passer inaperçue. Elle peut même avoir comme résultat la guérison définitive du néojlasme.

Cela se voit surtout pour les kystes parovariens. La rupture des kystes dermoïdes est presque toujours mortelle par péritonite consécutive.

Dans le cas de kyste purulent, à moins d’adhérences préalables, la péritonile consécutive est à redouter comme élant d’un pronostic en général funeste.

Quant aux kystes ménorragiques rompus, la mort peut survenir soil par hémorragie interne, soit par péritonite.

Pronostic éloigné. — Nous observons des adhérences dues à la poussée péritonitique déterminée en général par la rupture du kyste ; d'où par la suite possibilité d’étranglement interne.

De plus, une première rupture prédispose à des ruptures répétées dont l’une peut finir par devenir mortelle, soit que le liquide de la poche épanchée soit particulièrement toxique, soit que le kyste soit devenu purulent entre deux ruptures.

Celle récidive n'est pas à craindre avec les kystes paro-

pe NE) variens qui ne se reproduisent plus après une première rupture.

Il faut signaler un accident éloigné : la généralisation : l'ensemencement du péritoine par ces végétations intra ou extra-kystiques, par le mucus myxomateux des kystes colloïdes, parfois par un kyste dermoïde.

Enfin, dans le cas où la rupture s'effectue dans un organe voisin, nous trouvons une cavité suppurant continuellement avec tous les inconvénients d’une fistule permauente. |

La rupture dans l’intestin est très grave ; elle est suivie d'entérite, de rectite La rupture dans la vessie est presque d'un pronostic mortel; la cystite, la pyélonéphrite, la rétention d'urine peuvent encore assombrir le tableau.

Il nous faut enfin signaler l’aggravation que subit le pronostic par le fait de l’état puerpéral.

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