‹ Contribution à l'étude de la sclérodermieChapitre 10 sur 12 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

L’ensemble symptomatologique tel qu’il a été établi suffira toujours dans les cas typiques.

Nous n’indiquerons que les difficultés qui peuvent se présenter au début de la maladie ou dans son cours lorsque sa physionomie normale aura été altérée.

La lèpre se distinguera de la sclérodermie en ce qu’elle procède par poussées fébriles, donnant lieu à des tubercules qui s’ulcèrent facilement.

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Certaines formes d’œdème élephantiasique pourraient peut-être donner lieu aune confusion mais l’éléphantiasis a pour caractère d’être une affection endémique des pays chauds se localisant aux membres inférieurs ou aux organes génitaux et accompagnée souvent d’hypertrophie de la peau.

La sclérodactylie peut être confondue avec 1° le rhumatisme noueux. Mais dans cette dernière affection il n’existe ni tache pigmentaire ni ulcération ; la main est déviée vers le bord cubital, les articulations sont gonflées et la peau n’adhère nullement aux os.

Quelquefois le diagnostic différentiel est difficile car on peut rencontrer dans le rhumatisme noueux l’extrémité des doigts effilée et amincie. Il faut alors dans ces cas d’incertitude savoir attendre l’extension de la sclérodermie à d’autres parties du corps.

2° Avec l’asphyxie locale des extrémités qui présente avec elle de telles analogies que certains auteurs admettent l’identité de leur nature.

On se basera surtout sur la présence ou l’absence d’escharre et l’aspect des cicatrices. Dans la sclérodactylie l’extrémité digitale est le plus souvent coudée en béquille et laisse voir l’ongle intact mais déformé et recourbé en griffe. Du reste comme dans le cas précédent, l’extension de la maladie à d’autres parties du corps dissipera toute incertitude.

3° Avec l’aïnhum. Mais ici la section du doigt ou de l’orteil est due à la constriction exercée par des bagues fibreuses, tandis que la disparition des phalanges dans la sclérodactylie est plutôt le résultat d’une résorption.

Le diagnostic de la sclérodermie en plaques doit être fait.

1° Avec les cicatrices de 1a. peau. Quelle que soit leur origine, celles-ci déforment, rétractent les téguments et les plissent trop irrégulièrement pour nous arrêter longtemps.

2° Avec les chéloïdes mais celles-ci bien que formant des plaques dures etsaillantessontmobiles, indolores, présentant des marbrures et des irradiations caractéristiques et ne se généralisent pas. Dans les cas douteux l’examen histologique sera encore le meilleur juge.

3° Avec certaines plaques de lèpre mais ici on a plutôt affaire à un vitiligo franchement anesthésique. L’aspect lardacé des plaques sélérodermiques. leur enchatonnement spécial est ici chose étrangère. Néanmoins c’est avec cette lésion que la confusion est le plus fréquente.

4° Avec des taches rouges ou violacées dues à des varices capillaires mais qu’un examen attentif fera bientôt reconnaître.

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