‹ Contribution à l'étude de la sédimentation globulaire chez les cancéreux (influence d'un champ électrique sur la sédimentation)Chapitre 12 sur 62 · TOUTE · texte numérisé non relu

TOUTE

Il est donc impossible de déterminer, à l'heure actuelle, la charge électrique du globule rouge à l’état vivant.

Etudions maintenant la chute des hématies.

Elle est évidemment déterminée par la pesanteur, et il est logique d'admettre que la sédimentation sera d'autant plus rapide que le poids spécifique du globule rouge sera plus grand, et, en particulier, que le taux d’hémoglobine sera plus élevé. En réalité, comme le montrent les résultats de l’expérimentation (Achard), le taux de l'hémoglobine ne semble pas influencer sensiblement la S. G.

D'autre part, grâce à des phénomènes de fension superficielle, les globules rouges sont susceptibles d’adsorber diverses molécules, en particulier des molécules lipoïdiques (Dikoran, Dervichian, Machebeuî) qui, augmentant leur poids, accélèrent leur chute. Le rôle de la tension superficielle du plasma par rapport aux globules a d’ailleurs été étudié : Popper et Kreindler ont montré que le taurocholate de soude, sel biliaire, abaisse la tension superficielle et diminue proportionnellement la V. S. C’est ce que l’on observe en clinique dans les insuffisances hépatiques. L’insuffisance hépatique grave peut ainsi modifier les résuitats de Ja réaction, et nous verrons qu’il faut en tenir compte dans l'interprétation des courbes de sédimentation.

La viscosité plasmatique freine la chute des hématies. Expérimentalement, Popper et Kreindler en ont étudié l'influence en ajoutant au sang des quantités variables de gomme ; ils ont observé une diminution proportionnelle de la vitesse de sédimentation. Cependant, ils remarquent que, en petite quantité, la gomme a une action analogue aux complexes albuminoïdes de basse dispersion, solubilise les polypeptides de la membrane globulaire, déchargent les hématies et facilitent l’agglutination et la sédimentation.

Le phénomène apparaît donc infiniment plus complexe que la sédimentation des suspensions colloïdales artificielles, chez lesquelles la relation entre la viscosité et la sédimentation a été établie.

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Plus les hématies sont petites, pius leur surface est grande par rapport à leur volume. Ses forces de frottement seront donc relativement plus considérables pour les hématies de petit volume. Expérimentalement, on constate, en effet, que les hématies de grenouille sédimentent plus vite que celles, plus petites, de la chèvre, Ceci, d’ailleurs, offre peu d'intérêt au point de vue clinique, car les hématies de l’homme subissent peu de variatons de volume dans les divers états pathologiques.

Lorsque les amas giobulaires se rapprochent suffisamment au cours de la sédimentation, d’autres facteurs vont entrer en jeu

Forces relevant de la pression osmotique, la sédimentation tendant à réaliser des différences de concentration entre les couches supérieures et les couches inférieures, les hématies jouant comme de grosses molécules vont tendre à diffuser vers le haut ce mouvement contrariant la sédimentation. Forces dues aux charges étectriques : ces forces s'opposent ici, comme dans l’'agglutination, au rapprochement, puis au tassement des amas globulaires.

Il s'établit un équilibre entre les forces de pesanteur d’une part, les forces électrique et osmotique d’autre part, qui marque la fin de la réaction, De cet équilibre dépend la hauteur définitive du culot de sédimentation.

Conclusions.

Si nous jetons maintenant un coup d'œil général sur le mécanisme de la sédimentation globulaire, nous en voyons lextrême complexité. Pour bien le comprendre, il faudrait en analyser minutieusement chaque facteur isolément. Cependant, nous pouvons d'ores et déjà dans la réaction. En effet, les globules lavés, mis en suspension dans l’eau salée, sédimentent beaucoup plus lentement que dans

le plasma (Linzenmeyer et Blücher) et dans un temps sensible-

noter l'influence prépondérante du plasma

ment égal, quelle que soit leur origine (Maccabruni). La vitesse de sédimentation s’accéière avec l'augmentation de

HR ja.

la viscosité plasmatique, avec l’abaissement de la sérine, avec l’augmentation de la globuline et du fibrinogène (Adler) et l’in-

version du coefficient XTine (Deutsch).

globuline

Ainsi donc, de l’ensemble des travaux modernes, nous tirons la conclusion suivante : d'ordre plasmatique, le phénomène de la sédimentation sanguine est dû à un déséquilibre dans la répartition des matières protéiques.

Dutasta. À

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