‹ Contribution à l'étude de la sensibilité microbienne aux anti-bactériens chez les malades urinairesChapitre 12 sur 37 · II. — La méthode des dilutions · texte numérisé non relu

II. — La méthode des dilutions

Elle à été utilisée en premier pour déterminer avant l’emploi thérapeutique des anti-bactériens le degré de sensibilité des divers germes. Elle consiste à mettre en présence des solutions de concentration variable en produits à étudier et la souche. La technique employée varie suivant que le germe pousse en aérobiose ou en anaérobiose.

Pour les germes aérobies, les temps du titrage sont les Suivants :

2 On prépare une solution de base en eau physiologique ou mieux, en bouillon ordinaire de l’antibactérien à utiliser. On part pour cela d’un produit commercial et on réalise des dilutions de 10 en 10. Cette solution contient finalement dix unités oxford par ce pour la pénicilline, et mille + (1/1.000 de mgr) pour les autres anti-bactériens. Il convient de vérifier chaque semaine l’action bactériostatique de cette solution par rapport à une souche de staphylocoque oxford, cette action s’épuisant malgré le séjour en glacière. Si la solution présente une diminution d’action supérieure à 30 % par rapport à la souche de staphylocoque oxford, elle doit être changée. Dans le cas contraire, il suffit de corriger la sensibilité trouvée en fin d'examen.

b) À partir de cette solution de base et par dilutions à moitié en eau physiologique ou en bouillon, on constitue une gamme décroissante de titre dix fois supérieur à celui que l’on veut obtenir.

ce) On dispose d’autant de séries de neuf tubes contenant

4,5 cc de bouillon que l’on a de germes à étudier. Ces tubes peuvent être préparés à l'avance. Stérilisés et stockés, ils peuvent servir pendant deux mois.

d) On complète chaque tube à 5 ce par l'addition de 0,5 ce de la dilution correspondante de l’anti-bactérien, sauf pour un tube qui servira de témoin. La gamme de dilution ainsi obtenue varie par moitié de 1 à 0,007 ou de 100 à 0,7.

e) On ensemence chaque tube avec une goutte de dilution au 1/100 d’une culture de 24 heures du germe à étudier.

f) On porte à l’étuve pendant 18 à 24 heures.

Les résultats sont obtenus en faisant une moyenne des dilutions contenues dans deux tubes : le premier tube, dans lequel la croissance du germe est nettement inhibée, et le dernier tube, où la croissante est visible. Un procédé de lecture plus facile consiste à utiliser la propriété de fermenter le glucose que possèdent la plupart des germes. Après le temps d’étuve nécessaire, on ajoute au bouillon glucosé, dans lequel on à ensemencé le germe, une goutte de phénol sulfone phtaléine. Le virage du rouge au jaune indique les tubes où la croissance des germes a fait fermenter le glucose. Le premier tube, où la couleur demeure rouge, indique le taux de sensibilité du gerine.

8) Les résultats obtenus sont exprimés directement en U Q ce pour la pénicilline, en + ec pour les autres anti-bactériens.

La précision du résultat est fonction de plusieurs faeleur

Suivant le milieu employé, des variations de l’ordre de { à 3 sont obtenues dans les résultats.

Le P H du milieu utilisé doit être vérifié et constant entre Ta2A0t 15

Si on fait subir des variations importantes à la quantité

Page 1