‹ Contribution à l'étude de la sensibilité microbienne aux anti-bactériens chez les malades urinairesChapitre 14 sur 37 · III. — L'enregistrement photométrique des courhes · texte numérisé non relu

III. — L'enregistrement photométrique des courhes

de croissance

Cette méthode consiste à étudier, grâce à un biophotomètre différentiel enregistreur de Bonnet, Maury et Walen, la courbe de croissance d’un germe en présence d’anti-bactériens. Les germes sont placés avec une solution à titre fixé d'antibactériens dans une fiole, aux faces parallèles optiquement travaillées, située sur un chariot. Une horloge électrique met en route chaque minute un moteur qui imprime un mouvement régulier au chariot. Les fioles passent successivement devant la lumière d’une lampe qui les traverse et va impressionner une cellule photo-électrique. Le courant produit est enregistré. Il est proportionnel à l’opacité de la suspension.

L'enregistrement d’une croissance bactérienne normale, d’un staphylococcus auréus, par exemple, est figuré par une courbe en S traduisant une multiplication logarythmique des germes. En faisant varier dans chaque solution la quantité de germes, on obtient des courbes parallèles.

En présence de sulfamides, les courbes sont plus aplaties, la vitesse de multiplication du germe étant diminuée proportionnellement à la concentration en sulfamides. Il faut, pour obtenir un arrêt complet de la croissance des concentrations en sulfamites très supérieures à celles obtenues dans l'organisme.

La pénicilline employée à des concentrations élevées produit un arrêt de la croissance bactérienne. À des concentrations plus faibles, la destruction n'est pas complète et le germe recommence à se multiplier, ce qui se traduit par une remontée de la courbe d'enregistrement.

La lecture des courbes obtenues donne directement la sensibilité du germe par rapport à la concentration en anti-bactériens.

L'ere.

La valeur de cette méthode réside dans son extrême rigueur. Cependant, la précision apportée par la méthode des dilutions est nettement suffisante et le temps nécessité par l'enregistrement successif des courbes est beaucoup trop long pour un usage courant. Ceci explique que cette méthode ne soit utilisée que dans les laboratoires de recherche scientifique.

Pour chaque observation, nous avons indiqué, en tête, les résultats des sensibilités obtenues au laboratoire avant de fixer l'histoire de la maladie, la thérapeutique et ses résultats.

Nous avons adopté les abréviations suivantes :

A. pour auréomycine; P. pour pénicilline; S. pour streptomycine; C. pour chloromycétine; T. pour terramycine; G. pour gantrisine; R. pour rufol.

Examen d'urine du 16 décembre 1951 : alcaligènes. AT 20 CES JE NP > SUAEC.

PE 60 mPOS RE eEU Se T:297. 0055400 Prostatique présentant un résidu vésical important traité par sondages et lavages vésicaux. Une poussée de cystite est

guérie par une cure de terramycine ({ capsule toutes les 4 heures, pendant 8 jours).

Examen d'urine du 24 juillet 1951 : Esch. Coli. A. > 60%. C3.

P..2 50 LG RS One

Prostatique à gros résidu, entre en clinique pour sondage et lavage vésicaux. Petite température et mauvais état général. Traité par la chloromycétine 0,50 gr le premier jour, 1,5 gr pendant treize jours. Après ce traitement, amélioration importante des signes fonctionnels.

Examen d'urine du 25 octobre 1951 : Esch. Col. RC IEEE DACOALO ES 66e É. 1,9% G-Æ450 "y.

Bacillose rénale traitée par néphrectomie le 7 juillet 1951. Depuis cette intervention, persistance de signes de cystite. Les examens d'urine successifs n’ont pas montré de B:K., mais la présence d’un colibacille. Un traitement par la streptomycine entraîne une amélioration des signes fonctionnels.

Examen d'urine du 4 Septembre 1951 : Esch. Col. A ae), Has0pOo SH.

LS EC O0 La malade a subi, en 1941, une application de radium pour un néoplasme du col utérin. La découverte d’une urée sanguine à 0,70 gr entraîne un examen urographique. Celui-ci

montre une grosse dilatation de l’uretère et du rein gauches et un silence rénal droit.

Le Professeur Darget entreprend une dilatation de la portion terminale de l’uretère droit sous couvert de l’antibiotique

Di

de choix. La malade supporte mal la terramycine. On doit interrompre le traitement après administration de huit capsules. On pratique alors des injections de pénicilline à la dose de 500.000 u.o. le premier jour, puis 800.000 u.0. les six jours suivants. On associe des injections de 1 gr de streptomycine pendant quatre jours. La malade n’a fait aucune réaction thermique dans les suites opératoires.

Examen d'urine du 20 juillet 1951 : Esch. Coli.

Asie y Sy De MOONE OMR TAAUTE NO EN STAPS PEUR

Pyélonéphrite gravidique apparaissant à chaque nouvelle grossesse. L'examen radiographique révèle la présence d’un petit calcul rénal. Après une cure thermale à Capvern, la malade suit un traitement par le chloramphénicol qui entraine une guérison rapide. Un nouvel examen pratiqué le 21 août 1951 s'avère négatif.

Examen d'urine du 28 mai 1951 : Staphylocoque.

A, 0,362 UN PR" E 00; S. 50 y.

Examen d'urine du 6 juillet 1951 : Esch. Coli. À, > 50 y. Cr25 7%, P. > 50 u.0. 7$S.h2>150%7:. 1G:400 :

Cystite ancienne, évoluant avec des poussées aiguës très douloureuses depuis 1948 et résistant aux traitements. Une cystoscopie est pratiquée pour éliminer la possibilité d’une tumeur de la vessie. Le Professeur Darget pratique le 23 juin 1951 une section des nerfs érecteurs par voie basse. Mais le malade continue à souffrir et une nouvelle intervention pour section des nerfs érecteurs par voie haute selon la technique de Richet est entreprise le 3 août 1951. Elle met en évidence de grosses lésions très vascularisées de péricystite. Les suites immédiates sont bonnes, mais quinze jours après, apparaît une fièvre ondulante. On entreprend une cure par l’auréomycine qui améliore l’état général très mauvais à ce moment-là. La plaie se désunit et livre passage à une quantité importante de pus correspondant à l'ouverture d’une suppuration profonde. Le malade est amélioré. Un traitement par la gantrisine est prescrit, améliorant sensiblement les signes fonctionnels de

cystite.

Examen d’urine du 10 novembre 1951 : Esch. Coli.

Aa etude P.29- 0.0: D 01.

Malade qui présentait des signes de cystile ancienne depuis plusieurs mois avec hématuries. Une cystoscopie montre des ulcérations vésicales pouvant faire penser à une bacillose urinaire. Ce diagnostic est éliminé. Après recherche de la sensibilité, un traitement par le chloramphénicol fait disparaître les signes de cystite et les hématuries. Guérison qui se main-

tient depuis trois mois.

De

Examen d'urine du 25 janvier 1951 : Coli + Staphylocoque A0 Cet re P#10020:0: S. HOT Soluf. > 100 +. Irgaf. = 100 +. Solud. => 100 . Solum. > 100 +.

Néoplasme de la prostate, entre à la clinique en rétention avec un très mauvais état général et de la température. On place un tube en T pour évacuer la vessie et pratiquer des lavages. Le Professeur Darget pratique alors une résection endoscopique et place une sonde urétrale porte radium. Un traitement par le chloramphénicol a été institué et évite les complications infectieuses lors de ces interventions.

Ponction épididyme du 23 novembre 1951 : Esch. Coli. A; 6% CHÈ PVO. D, 4e ÿ:

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