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Ballanger à ponctionner cet abcès. L'étude du pus recueilli montre un Esch. Coli sensible à la chloromycétine et à la terramycine. Soumis à cette thérapeutique mixte, le malade voit sa température baisser mais les signes locaux persistent. Ce n’est qu'après incision de l’abcès permettant à celui-ci de se vider que l’on assiste à une guérison complète et durable. Le peu d’action obtenue par l’administration des antibiotiques s'explique par le fait que l’abcès était entouré d’une: véritable coque s’opposant à l’action de ces produits.
Le deuxième malade, observation n° 16, présente dans ses antécédents une crise de coliques néphrétiques en 1947. Pendant l’été de 1951, il commence une infection urinaire ave: très mauvais état général et fièvre irrégulière. Traité, après étude de la sensibilité de l'Esch. Coli que l’on a isolé dans ses urines, par des injections de streptomyeine, il 2st amélioré. Mais, une radio révélant la présence d’un petit calcul enelavé dans l’uretère gauche conduit le Professeur Darget à intervenir par voie basse pour enlever, par lithotritie, £e calcul. L'amélioration est spectaculaire et les urines redeviennent stériles. [1 est vraisemblable que dans ce cas, l'infection était entretenue par le calcul et que seule son élimination pouvait entraîner une guérison durable.
La troisième observation (n° 18), est celle d’un malade présentant une hypertrophie prostatique ancienne mégligée. Depuis un an, le malade est traité par des oestrogènes de synthèse car on craint une dégénérescence maligne. Il est de plus infecté. Soumis successivement à des cures par les divers antibiotiques, il présente cependant une fièvre régulière et un très mauvais état général. Sa vessie contenant un gros résidu, il doit se sonder régulièrement chaque jour. Le test de sensibilité pratiqué met en évidence un entérocoque sensible à l’auréomycine, à la chloromycétine, à la pénicilline et à la terramycine. Le Professeur Darget le traite par l’auréomycine mais la température persiste. Il décide alors d'intervenir pour pratiquer une résection endoscopique de la prostate. Avant celle-ci,
le traitement par l’auréomycine est poursuivi. Dans les suites opératoires, aucuné poussée infectieuse ne se manifeste et le malade sort rapidement guéri de la clinique. Depuis cette intervention, la température de ce malade est redevenue normale, son état général s’est transformé et ses urines sont enfin redevenues stériles.
Malheureusement, il existe en urologie de nombreux cas où cette action chirurgicale curatrice ne peut être entreprise. Il s’agit de malades porteurs de prostatite chronique favorisant une infection urinaire à germes variés ou atteints de bacillose rénale stabilisée mais surinfectée par d’autres germes. Dans ces nombreux cas, les médications anti-infectieuses échouent successivement, un germe étant remplacé immédiatement par un autre résistant au traitement entrepris. La détermination de la sensibilité des germes en cause permet un traitement spécifique plus actif conduisant à la disparition ou au soulagement temporaires des signes fonctionnels. Cet arrêt des douleurs n’est pas négligeable chez des malades qui souffrent souvent depuis des mois.
Une autre catégorie de malades dont nous citons de nombreuses observations dans ce travail est également justiciable de la détermination de la sensibilité des germes, Il s’agit de ceux atteints de tumeur maligne de la vessie auxquels le Professeur Darget applique un traitement qu'il a parfaitement codifié : la radium thérapie à vessie ouverte. Ce traitement présente de gros avantages. Il est applicable à des tumeurs siégeant en n'importe quel point de la vessie alors que la cystectomie partielle ne s’adresse qu’à des tumeurs siégeant à l'hémisphère supérieur. D'autre part, il donne des résultats supérieurs à la cystectomie totale « Opération mutilante presque inhumaine » puisque enlevant en bloc vessie, prostate et vésicules séminales et obligeant à une urétèrostomie cutanée ou intestinale bilatérale. Nous ne rentrerons pas dans les détails de la technique d’application. Il nous suffit d'indiquer qu’elle consiste en l'implantation à la base de la tumeur d’aiguilles