ÉLEVEURS
Quant à l'iridochoroïdite, généralement précédée et manifestée à la période aiguë par les signes d’iridocyclite, elle a pour caractéristique les lésions chorio-rétiniennes dont nous avons déjà parlé et qui, sans constituer un type de complication oculaire différente, mérite simplement d’être différenciée au point de vue nosologique ; elle explique les troubles de l’acuité visuelle, alors que les lésions sont caractérisées et le processus infectieux éteint.
On pensait autrefois que l'infection de l'œil se pro-
pageait directement des méninges vers l'œil, en suivant les gaines optiques. Il est prouvé à l'heure actuelle qu'il n’y a aucune communication entre le globe oculaire et ces gaines. L'infection se fait par voie sanguine, les localisations signalées cidessus constituant de véritables « métastases » dans l'éponge uvéale. Cette conception s'accorde bien avec les faits de septicémie sans méningite (Netter, Sainton et Bosquet, Terrien).
IV. — Les localisations sur l'appareil génital sont fréquentes puisqu'elles apparaissent dans 3 à 7 p. 100 des cas de méningococcies.
Elles peuvent être précoces ou tardives, parfois même marquer le début de la septicémie (Lemierre et Lantuéjoul).
L'orchite ressemble en tous points à l'orchite gonococcique; il en est de même de l’épididymite mais l’on pourra retrouver le méningocoque par ponctions. Ces lésions, parfois associées, restent, en
général, unilatérales ; elles ne durent que quelques
} jours, ne suppurent pas et ne laissent après elles aucune atrophie.
V. — Parmi les localisations sur l'appareil respiratoire d'origine septicémique, on ne doit en retenir que certaines, congestions pulmonaires, bronchopneumonies ou pneumonies, Elles accompagnent, en général, les méningites cérébro-spinales, mais peuvent apparaître comme phénomène initial (Jacobitz, Comby, Sabrazès, Boissière, Lacroix).
La symptomatologie est identique à celle des affections d’origine pneumococcique, mais l’expectoration recèle du méningocoque (Loygne).
L'existence d’épanchements pleuraux a été fréquemment notée au cours de la méningite cérébrospinale.
On n'en connaît aucun cas (Mouzils et Loiseleur) ayant marqué le début d'une septicémie pure etdans lequel le liquide pleural contenait du méningocoque.