cc. par voie intra-rachidienne
400 cc. par voie intra-veineuse,
550 cc. par voie intra-musculaire.
En outre, le malade a reçu 50 cc. de sérum antipneumococciques et des injections d’auto-vaccin.
Malgré cette thérapeutique énergique, les méningocoques ont été constatés presque continuellement dans le liquide céphalo-rachidien et rien dans l’état du malade ne pouvait faire espérer une amélioration, quand, tardivement, au 29° jour de la méningite, une injection secondaire est venue accélérer l’évolution fatale. L'autopsie n’a pu être pratiquée; mais à aucun moment de l’évolution on n’a constaté le moindre signe de cloisonnement méningé ou de
pyocéphalée.
Injection secondaire. — Les faits d'infections secondaires sont relativement fréquents et nous rappellerons à ce sujet les travaux de MM. Netter et Salarrier, la thèse de Mile Dervais, celle plus récente de M. Adjaliet, les observations de MM. Barbiér et Lebée, de M. Izard.
Ges infections secondaires peuvent être dues à un microbe ayant déterminé déjà des lésions viscé-: rales, foyer pulmonaire ou otite. Mais elles sur-
Le “Er
viennent aussi sans cause apparente, tardivement, vers le 15e jour de la méningite. On peut se demander alors, si les injections répétées de grande quantité de sérum n’entrent pas en cause, du moins indirectement, en déterminant des troubles de la perméabilité méningée déjà atteinte et en permettant ainsi le passage de germes saprophytes au. rhino-pharynx devenus violents par suite de l’affaiblissement de l'organisme.
Ces infections secondaires paraissent en effet plus fréquentes depuis que la résistance plus grande du méningocoque à la sérothérapie rend nécessaires des injections de sérum répétées et plus abondantes qu’au début de l’ère sérothérapique.
De l'examen des observations des cas mortels que nous avons pu recueillir à l'Hôpital Claude-Bernard, il découle, en résumé, que huit malades sont morts rapidement dans les %4 premières heures, mais que tous les autres ont pu, pendant des périodes variant de 3 à 31 jours, bénéficier de la sérothérapie. Or, dans deux cas seulement, la cause de la mort peut être attribuée à des lésions ventriculaires importantes ; dans 4 cas, une infection secondaire est venue accélérer partois tardivement l’évolution fatale ; dans un cas, la ventriculite et l’infection secondaire concomitante sont responsables de la mort. Mais, chez tous les autres malades, même atteints d’une méningite peu intense au début, la mort est survenue malgré unesérothérapieintensive, avec persistance de méningocoques dans le liquide
# x «1 GAS céphalo-rachidien sans qu'on n'ait pu incriminer, pour expliquer ces échecs, qu'une résistance particulière au germe vis-à-vis du sérum ou l’ineffi-
cacité de celui-ci.