‹ Contribution à l'étude de la septicémie méningococcique et de son traitementChapitre 37 sur 44 · TRAITEMENT DES MÉNINGITES PAR L'ENDOPROTÉINE DU MÉNINGOCOQUE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES MÉNINGITES PAR L'ENDOPROTÉINE DU MÉNINGOCOQUE

A.— Méningoco ccémie à type pseudo-palustre sans épisode méningé.

OBSERVATION XI (Dr Apert, aux Enfants-Malades. Thèse P. Lutor.)

Cette observation est celle d’une enfant de 14 ans, C..., Yvette, qui a été traitée dans le service de M. le D: Apert aux Enfants-Malades.

Cette enfant était atteinte d'une méningococcémie à méningocoque B dont l’évolution est curieuse à plusieurs points de vue.

En octobre 1925, la malade arrive aux Enfants-Malades avec une méningite cérébro-spinale légère de peu de gravité, apyrétique, qui avec trois injections du sérum guérit en queiques jours. ;

Ce méningocoque isolé par culture est reconnu comme appartenant au groupe B.

Vers le 7 novembre, apparition de poussées fébriles en clocher survenant tous les trois jours, accompagnées d’arthralgies et d’éruption de purpura. Ces phénomènes sont suivis d'un amaigrissement rapide. L'hémoculture pratiquée au moment d’un clocher thermique permet d'isoler un

méningocoque B. La sérothérapie (160 cm’ en 4 jours)

ST es

détermine une atténuation des accès qui disparaissent complètement le 1er décembre ; l'enfant, apparemment guérie, quitte le service le 11 décembre, mais rentre le 18 avec les symptômes d'une fièvre typhoïde grave.

Cette fièvre typhoïde, dont le diagnostic est confirmé par la présence de bacille d'Eberth dans lesang, évoluejusqu'au 8 janvier et détermine deux hémorragies intestinales.

Le 9 janvier, apparition d'une angine diphtérique guérie

rapidement par la sérothérapie anti-dipthérique, La convalescence s'établit peu à peu et lorsque l'enfant paraît complètement remise, les clochers thermiques recommencent le 30 janvier et se renouvellent tous les 3 jours : des arthralgies, des frissons, un amaigrissement complètent le tableau clinique : l’on pose à nouveau le diagnostic de méningococcémie à type pseudo-palustre : l’'hémoculture est négative mais l’on isole du rhinopharynx un méningocoque B qui pousse en culture abondante sur la gélose ascite,

Le 13 février, nous voyons la malade pour la 1e fois au lendemain d’un accès fébrile : 1°’ injection de 1 em’ d’endoprotéine par voie intra-musculaire.

Le 15 février, au jour prévu,nouvel accès fébrile plus violent que les autres. - |

Le 17 février et 18 février, deux nouvelles injections de r cm > d’endoprotéine. L'accès qui aurait dû apparaitre logiquement le 18 n’a pas lieu. Depuis ce moment, l'enfant n’a plus présenté de poussées fébriles, n'a plus eu d’arthralgies ; son appétit est revenu, elle reprend du poids. Un dernier ensemencement du rhino-pharynx pratiqué

le 28 est négatif.

En résumé,il s'agit d’un cas de méningococcémie B à forme pseudo-palustre succédant à une méningite plus grave, rapidement guérie. Gette méningococcémie semble suspendre ses déterminations cliniques dès le début de l’incubation d’une fièvre typhoïde. Dès la guérison, les manifestations fébriles de la méningococcémie reparaissent et sont jugulées par trois injections d'endoprotéine.

Il est à retenir, de cette observation, la tolérance parfaite avec laquelle l'enfant a supporté des doses relativement fortes d’endoprotéine par voie intramusculaire. On n’ignore pas que les méningococcémies à forme pseudo-palustre guérissent souvent par la protéinothérapie et il-n’est pas douteux que cette forme de méningococcémie est de toutes les affections méningococciques la plus curable. Cependant la rapidité avec laquelle les poussées fébriles et les phénomènes morbides ont cessé chez cette enfant, permet de retenir dans la thérapeutique de ces accidents cette méthode nouvelle.

B. — Méningococcémie à forme pseudo-palustre avec épisode méningé.

OBSERVATION XII (Thèse P, Luton.)

Malade du service de M. le Dr Weill-Hallé qui a êté ensuite confiée à l'hopital Claude-Bernard.

ette malade, Mme B.. âgée de 63 ans, obèse, était atteinte

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