‹ Contribution à l'étude de la Séro-Floculation du PaludismeChapitre 27 sur 29 · ARS · texte numérisé non relu

ARS

L'on sait depuis longtemps que l’antigène syphilitique proprement dit ne joue aucun rôle dans le mécanisme de ces réactions. Les antigènes actuellement employés dans leur pratique ne contiennent pas de tréponèmes. Mais on doit souligner que ces « antigènes de substitulion » sont tous constitués par des extraits de tissus. Il en est ainsi des multiples antigènes du Wassermann (Bordet, Ruelens, Noguchi, Demoulières). Il en est de même aussi des multiples réactions de floculation de la syphilis. S'agit-il dans ces réactions d’une labilité banale de certaines protéines, du simple « décalage » d’un phénomène de zone, ou, dans ces réactions, un élément spécifique « endogénique » intervient-il, amplifié peutêtre dans les divers dispositifs réactionnels utilisés, par des facteurs non spécifiques ? On ne saurait le dire à l'heure actuelle. Notons cependant quelques faits en faveur de la théorie endogëénique. Ce sont tout d’abord les expériences de Sachs (1925). Sachs a observé qu'un animal injecté avec ses propres lipoïdes, au préalable mélangés avec du sérum de pore, produit des auto-anticorps pour les lipoïdes. Il suppose que la réaction de Wassermann et les réactions de floculation résultent de la production d’aulo-anticorps particulièrement abondants dans la syphilis. De même que le sérum de porc, dans les expériences de Sachs, les spirochetes seraient susceplibles d’ « activer » les lipoïdes de l'organisme. Un autre fait plaide en faveur du caractère « d’activité lésionnelle » de la syphilis. C’est la rareté conslante du tréponème au fur et à mesure que progresse l'évolution syphilitique. Pullulant dans le chancre, il

est déjà rare dans les lésions secondaires, introuvable

Page 1