MALADE DE L’'OBSERVATION X
Description macrosecopique
Le poumon est dur, condensé, ne crépitant pas, flottant entre deux eaux, Sur la coupe, les grosses bronches, dilatées, paraissent remplies de pus ; les petites présentent en quelques points (poumon droit), des foyers de dilatation. Sur une section verticale du poumon, les ganglions hilaires apparaissent considérablement hypertrophiés (une noisette à un marron) et s’étendent très loin dans le parenchyme ; ils sont marbrés de gris et de noir.
Autour des bronches, s’étendent des travées scléreuses rougeâtres. La partie centrale du poumon est marbrée de rouge et de gris.
Les zones grises sont elles-mêmes granitées, dures, faisant saillie légère sur la coupe ; elles forment tantôt
de vastes plages, tantôt des nodules mal circonscrits, de la dimension d’une noisette à une noix. Les alvéoles sous-pleuraux sont encore nettement perméables et nettement dilatés. En des zones très limitées, il existe un peu d’æœdème. Au niveau du hile droit, on note l’existence de deux nodules crétacés.
La plèvre, peu épaissie, est couverte d’adhérances.
Le cœur présente une dilatation des cavités droites.
On ne note au niveau de l’artère pulmonaire, de ses branches de bifurcation et de distribution principales, aucune lésion de thrombose ou d’artérite.
Examen microscopique
Poumon
Dès le faible grossissement, des zones entières, tant alvéolaires que sclérotiques, montrent une teinte gris jaunâtre, attribuable à l’accumulation de poussières. |
On constate que la sclérose domine autour des grosses bronches de distribution, encore munies de leur cartilage. L’épithélium de ces bronches est desquamé, mais leur cavité est vide ; les plexus péribronchiques sont considérablement développés ou dilatés. Si l’on s'éloigne du hile et des bronches, on voit cette sclérose se continuer avec les cloisons interalvéolaires épaissies.
Barrière
AT COUR Sas,
Dans les coupes intéressant la périphérie du poumon, la sclérose se présente de façon moins massive, formant des nodules irréguliers, à centre fréquemment hyalin, qui s’anastomosent entre eux, en laissant des espaces libres occupés par les alvéoles dilatés et remplis pour la plus grande partie de cellules.
Nous décrirons successivement :
19 Les alvéoles ;
29 Les nodules ;
39 Les lésions vasculaires ;
40 Les poussières ;
50 Les ganglions.
19 Les alvéoles
Au voisinage de placards de sclérose, ceux-ci peuvent être petits, rétractés, atélectasiés, mais en: général ils se montrent plutôt dilatés, formant des plages emphysémateuses, cernées par la sclérose. Les parois alvéolaires sont nettement épaissies et présentent une congestion intense. On y retrouve fréquemment l’épithélium intact, mais formé de petites cellules sombres et cubiques ; une partie de ces cellules desquame dans la cavité, mais il peut s’agir de lésions cadavériques. L’armature élastique alvéolaire est relativement respectée dans ces régions. Le contenu des alvéoles est représenté par quelques cellules pariétales, de rares polynucléaires ayant le type classique de la cellule à poussière, arrondis, à noyau parfois invisible, et chargés de nombreuses poussières