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grisâtres ou noires, sur la description desquelles nous reviendrons dans un instant.
Entre les cellules, existent d’ailleurs dans les alvéoles les plus encombrés, des dépôts des mêmes poussières, mêlés à une sorte de magma, résultant probablement de la fonte de certains éléments, car il ne correspond ni à un exsudat purulent, n1 à un exsudat inflammatoire, fibrineux ou leucocytique. Fréquemment, les cellules à poussière paraissent se souder en vastes plages sans aucune structure, d’aspect comme cCireux.
Aucune lésion d’aspect pneumonique ou bronchopneumonique.
20 Les nodules
Etant donné le stade lésionnel avancé auquel était parvenu ce poumon, on ne rencontre pas en général de nodules silicotiques aussi schématiques que ceux qui ont été décrits par les auteurs (Porrcarp). Les nodules les plus petits présentent cependant nettement un centre fibro-hyalin, tantôt vasculaire tantôt au contraire occupé par de petits vaisseaux reconnaissables autour desquels existe assez souvent un réseau de capillaires fortement injectés. La périphérie du nodule est riche en fibroblastes et l’hyalinisation de la substance collagène est en général moins marquée.
Les poussières sont réparties un peu irrégulièremment dans ces nodules, parfois plus abondantes au
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centre, parfois formant plusieurs amas, comme si le nodule lui-même résultait de la confluence de plusieurs nodules élémentaires.
Les nodules les plus importants et les placards de sclérose présentent le même aspect général, mais avec une irrégularité plus grande de leurs éléments, une ordonnance moins nette vis-à-vis des éléments vasculaires. Ils contiennent fréquemment des alvéoles ou de petits vaisseaux encore nettement reconnaissables ; ils présentent également, surtout à la périphérie, des zones congestives et parfois de petites hémorragies. Dans toutes les zones de sclérose, tout üssu élastique a disparu ; on ne retrouve que quelques débris de fibres, parfois indiquant l’emplacement
ancien d’un vaisseau.
39 Lésions vasculaires
Les vaisseaux sanguins de fort calibre ne présentent pas, en général, de lésions importantes ; les petits vaisseaux, par contre, lorsqu'ils sont au voisinage de la sclérose ou englobés à son intérieur, présentent de l’épaississement et des dégénérescences variées de leurs parois. En quelques points, on peut noter l’existence de petits thrombus adhérents à leurs parois. On trouve des lymphangites assez peu nombreuses, soit même en plein parenchyme. Les lymphatiques dilatés sont alors gorgés de grosses cellules à type de macrophages, souvent chargées de poussière et mélangées à quelques polynucléaires.
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Un certain nombre de nodules lymphoïdes s’observe au voisinage des bronches ou de ces nodules, sans qu’on puisse parler cependant d’une réaction lymphocytique bien anormale. La plèvre se montre modérément épaissie, très congestionnée, riche en éléments lymphoïdes ; elle présente de nombreuses adhérences de type jeune, son armature élastique est en partie détruite.
40 Les poussières
Avant de décrire sommairement les ganglions, nous dirons un mot des poussières elles-mêmes. Elles sont de divers ordres :
A. Des granulations charbonneuses, des grains arrondis, irréguliers, d’un noir très pur, surtout abondants au voisinage des bronches, parfois en petits amas ;
B. Des grains très fins, également arrondis, irréguliers et noirs, qui sablent les cellules à poussière, le magma qui les sépare, et qu’on retrouve particulièrement abondants dans les zones pigmentées de la sclérose ;
C. Enfin des poussières d’aspect plus nettement minéral encore, plus claires, plus réfringentes, irrégulières, acidulées, qui donnent l'impression de très petits fragments minéraux.
Ces différents types se retrouvent et dans les alvéoles, et dans les parties pigmentées des régions scléreuses et dans les ganglions.
La recherche du fer (ferryeyanure + HCL) est négative.
50 Les ganglions
Qu'il s'agisse de gros ganglions ou de petits ganglions conglomérés en une masse d'apparence unique, on constate : L
19 La raréfaction relative du tissu cortical ; les follicules ne présentent pas de centres clairs nets et leurs lymphocytes sont espacés dans un réticulum grêle.
20 Les cordons médullaires présentent, à côté du polymorphisme habituel, quelques polynueléaires, quelques éosinophiles, cellules à type plasmatique, une importante proportion de macrophages, les uns sans enclaves, d’autres chargés de débris hémoglobiques ou nucléaires, un grand nombre tatoués des mêmes poussières que les nodules et les cellules pulmonaires.
30 En certains points, et de façon assez diserète, on observe des zones fibro-hyalines contenant des poussières ayant la même allure que celles observées au niveau du poumon. Ces zones paraissent résulter de la nécrose des macrophages poussiéreux remplacés, par substitution ou métamorphisme, par la fibrose.
Aussi bien dans les poumons que dans les ganglions, on ne note aucune formation rappelant de près ou de
loin les formations tuberculeuses folliculaires : pas
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de caséification. pas de cellules géantes, pas d’infiltrats lymphoïdes milliaires.
D’autre part, la recherche persévérante et répétée des bacilles de Koch, dans l’expectoration du vivant du sujet, dans les râclages du poumon, sur les coupes du poumon et des ganglions, s’est montrée constamment négative.