PAL UE
été atteint, ces troubles ne diminuent en rien sa capacité professionnelle.
H... a touché son demi-salaire jusqu’au 9 juin 1907 ; il a repris son travail le 10 juin et ne l'a pas interrompu depuis. Îl ne saurait donc être question de modifier la date de la consoli-
dation de la blessure.
| Conclusions. — 1° H... a été atteint le 25 avril 1907 d'une entorse du pied gauche, qui a entrainé une incapacité temporaire de travail jusqu’au 10 juin 1€07. ‘ 2° Les troubles légers qui persisteraient actuellement, outre que leur réalité ne peut être démontrée, n’entraïnent en tout
cas aucune réduction de la capacité professionnelle.
Observation III
M. le Dr Balthazar, Li ae par jugement du Tribunal civil de la Seine en date du 6 août 1907 à l’effet de voir et examiner pi: etc., etc..., a rempli sa mission le 9 octobre 1907 et constaté ce qui suit : | |
Circonstances de l'accident. — Le 7 ae 1907 P...alaissé tomber sur son pied droit une barre de fer assez lourde, dont il se servait comme d’un levier. Le jour même le Dr X... délivre le certificat suivant : « Contusion avec hématome sous-unguéal du gros orteil droit sur lequel serait tombé un pic ; durée de l'incapacité temporaire : quinze jours.
Le 15 mars 1907 un certificat du D' Y... indique que P... est actuellement atternt : « 1° d'augmentation de volume du gros orteil Hot 20 darthtite sèche des deux articulations du gros orteil droit, acte par des craquements quand on mobi-
lise l’orteil ; 3° de déformation de l’ongle du dit orteïl,
AT Es
Les dites lésions ci-dessus décrites seraient la conséquence d’un accident du travail et caractérisent une légère infirmité permanente et partielle non consolidée. »
Le D'Z... à examiné le blessé le 23 mars 1907 et déclare : « Le siistré P... dont la reprise de travail avait été fixée au 15 courant, se présente ce jour, déclarant n’avoir'pas travaillé et s’être fait soigner par un médecin en ville ; actuellement le gros orteil droit est très légèrement plus gros que le gauche et on note un peu de laxité des ligaments au niveau de l'articulation inter-phalangienne, mais sans craquements. Cet état ne peut actuellement empêcher la reprise du travail qui en conséquence ne peut être modifiée. »
Examen de P.. — P..ne se plaint d'aucune gêne pendant la marche. Ce serait seulement en travaillant avec sa pelle, lorsque, le pied droit en arrière, il fait effort, qu’il éprouverait un peu de douleur au gros orteil droit. |
A l’examen de ce gros orteil, on constate que l’articulation inter-phalangienne est déformée, épaissie, Le contour du gros orteil au niveau de cette articulation mesure 1 centimètre de plus à droite qu’à gauche. Cette augmentation de volume paraît due à une ostéite hypertrophique des extrémités phalangiennes. De-mème il existe une déformation de l’ongle du gros orteil droit qui est plus court et plus large que celui du gros orteil gauche. ,
Cependant il n’existe pas de douleurs à la pression ; les deux articulations du gros orteil ont leur mobilité normale et ne sont le siège d'aucun craquement quand on les mobilise. Dans -ces conditions on ne conçoit pas comment une simple modification dans la forme d’un orteil, assez minime pour ne pas obliger au
port d'une chaussure spéciale, n’entraînant aucune douleur, au-
4e cun trouble fonctionnel, pourrait constituer une infirmité et donner droit à une rente.
Les lésions étaient au 23 mars dans l’état où elles sont aujourd’hui ; la daté du 15 mars pour la consolidation de la blessure . paraît avoir été bien choisie. Cependant le blessé ayant obtenu le 3 mars 1907 un certificat du D' Y..., indiquant que.la blessure n’était pas encore consolidée, on peut admettre qu'il ait cru pouvoir se soigner encore, et placer au 2 avril 1907, date de la reprise du travail, la date de la consolidation.
Conclusions. — L'accident du 7 février 1907 a produit une contusion du gros orteil droit Actüellement l'orteil est un peu déformé, mais il n’existe aucune douleur, aucun trouble de la fonction. ie
20 Il n’existe aucune incapacité Dérmanenté partielle.
3° L’incapacité temporaire a duré jusqu’au 2 avril 1907.
Suites judiciaires. — P.. a été débouté de sa demande par
Jugement en date du 5 novembre 1907,
Observation IV
Expertise de M.le D: Balthazard,le 14 mars 1908, par ordonnance du Président des Conciliations du tribunal civil en date du 2 mars 1908, à l'effet de voir et examiner le nommé J...
Circonstances de l'accident. — J.. est âgé de 30 ans..ll excerce la profession de manœuvre dans une scierie à Saint- Denis, #
‘ Le 31 janvier 1908, un lourd plateau de bois ayant glissé vint porter sur son abdomen et lui comprima la région lombaire contre un mur. [l fut soigné do 15 février par le
D: X..., médecin de la scierie. [l reprit le travail le- 17 février,
Le & mais partit au bout de quelques heures, prétendant trop souffrir encore. I fut alors soigné par le D'Y..., qui a déclaré qu'il pouvait reprendre son travail le 12 mars.
J... à en efiet travaillé le 12 ct le 13 mars, c’est-à-dire pendant les deux jours qui ont précédé l’expertise, mais il n’a touché son demi-salaire que jusqu’au 15 février.
Il nous a été remis un seul certificat qui émane du D: X... en date du 15 février 1908: « Contusion à la région dorso-lombare. J'estime que la blessure dont a été âtteint le nommé J... peut être considérée aujourd’hui comme consolidée et qu’il pourra reprendre son travail le 17 janvier, sans qu’il persiste d'incapacité permanente.» |
Examen de J... — J... atteint d’une Contusion de la région dorso-lombaire aurait presenté à la suite une large ecchymose, de coloration violacée. Depuis cette époque, il aurait éprouvé de vives douleurs dans la région lombo-sacrée, qui mirent obstacle à la reprise du travail jusqu’au 12 mars.
A l’heure actuelle 1l éprouverait encore de la peine à soulever de terre les lourds fardeaux, ce qui n’est pas sans inconvénient attendu qu’il est un simple manœuvre.
A l'inspection on constate qu'il se tient légèrement penché en avaut, la colonne vertébrale raidie dans la région lombaire. Il n'existe plus actuellement aucune trace de contusion dans cette région. J... fléchit. bien le torse en avant ; il lui est même possible de se redresser et de porter le torse en arrière, Il
n’existe donc aucune ankylose même pour les vertèbres lom-
baires. fe Ë
Néanmoins le redressement du torse ne s’ opère pas sans pro-
testations de la part du blessé, dont les réactions douloureuses
sont manifestement exagérées. La pression sur la région lom«
baire ou sur les apophyses épineuses ne provoque aucune douleur. Pas de troubles méduliaires, les membres inférieurs son intacts, les sphincters anal et vésical fonctionnent bien. En résumé, il reste fort peu de chose de la contusion dont -J...a élé atteint ; l'endolorissement de la région disparaitra dans un temps assez court. Eu égard à l'importance de la contusion on peut admettre le dire du blessé lorsqu'il déclare qu’il n’a pu reprendre son travail avant le 14 mars. Conclusions. — 1° J... a été atteint le 31 janvier 1908 d’une contusion de la région lombaire qui n’a laissé à sa suite aucune
infirmité permanente partielle.
. 20 La date d2 la consolidation de la blessure peut être fixée au
14 mars 1908.
Observation V \
Expertise de M. le D: Balthazard, le 24 juillet 1907, par ordonnance du Président des Conciliations du Tribunal civil, en date du 19 juillet 1907, à l'effet de voir et examiner le nommé Ge
Circonstances de l'accident. 16 G... a été blessé le 29 décembre 1906, dans une chute faite d’une hauteur de 3 m. 50 Le dos porta sur une solive de fer. Il put rentrer chez lui à pied
mais le lendemain il lui fut impossible de se lever.
“Certificats produits par les parties. — A la suite de l'acci-
dent, G... aurait éprouvé de violentes douleurs dans la région
lombaire et sur les parties latérales du thorax. Il aurait le len-
demain, à deux reprises, émis des urines rouges, mélangées de
sang, imais personne n’a constaté l'existence réelle de ce symp-
PR MUR" tôme, le premier médecin appelé n'ayant visité le blessé que quarante- huit heures après l'accident. Le diagnostic fut : contusion des côtes du côté droit et lumbago traumatique.
Le 29 mars 1907, le D' X..…., médecin du Syndicat de Garantie, certifie que G... lui paraît en état de reprendre son travail le 2 avril. Le blessé s’en déclarant incapable, une expertise est ordonnée par le juge de paix et confiée au Dr Y... Ce dernier conclut : L’accident ayant eu lieu il y a trois mois et demi, la blessure doit être considérée comme consolidée, et j'estime qu’elle a déterminé une légère infirmité permanente, suivie d’une faible diminution de l’aptitude au travail professionnel. La date de la consolidation de la blessure fut fixée au jour de l’expertise, 19 avril 1907. Une radiographie de la moitié du thorax est jointe au dossier.
Examen de G... — G..., qui exerce la profession de maçonpiâtrier, est un homme bien constitué et particulièrement vigoureux.
Il se plaint de souffrir dans toute la hauteur de la colonne vertébrale, mais surtout à hauteur des dernières vertèbres dorsales; les douleurs sont exaspérées la nuit, quand il se couche sur le dos, le jour quand il exécute des mouvements de flexion et surtout de redressement de la colonne vertébrale. Ces douleurs s'irradieraient de chaque côté du thorax en suivant le trajet des derniers espaces intercostaux. |
Les mouvements de flexion forcée des cuisses réveilleraient lé douleurs latérales. Sur la région lombaire, on voit les cicatrices de nombreuses pointes de feu.
Quand on exerce des pressions sur la colonne vertébrale, ‘G... accuse de la douleur, surtout quand on appuie sur les apophyses épineuses des dernières vertèbres dorsales; mais, à
Vasselin . 3