‹ Contribution à l'Étude de la Simulation et de l'Interprétation des Accidents du TravailChapitre 18 sur 21 · DR AREA TUE TD · texte numérisé non relu

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PUS ON Peu detemps après la guérison est achevée ; l’intéressé feint

. d'oublier sa version invraisemblable du 16 mai. !

Observation XI

(Le Poncx, Thèse de Paris, 1905.)

Le 20 février (905, nous sommes appelé auprès d’une jeune

fille, Mie M... 21 ans, demoiselle de magasin ; elle prétend, à la L ? ] , P ,

suite d’un effort (en poussant une table-comptoir) s'être fait une

blessure dans la réciou de l’aine. A l’examen, nous constatons à

le] »

la récion crurale une petite tumeur de la grosseur d’une amande le] P te} ,

cette tumeur est mobile, non enflammée, mais douloureuse ;

ï elle est mate à la percussion et ne se modifie pas par la toux, : nous songeons à la possibilité d’une hernie crurale étranglée ; Es. mais du côté de l’état général, rien ne nous fait confirmer ce diagnostic : pas de vomissements, pas d’arrêt des matières et des gaz. La température est normale. Nous pratiquons alors notre examen dans un autre sens et nous faisons mettre le membre inférieur complètement à nu ; nous découvrons une légère traînée de lymphangite qui nous mène jusqu’à la face dorsale du pied : ici une petite plaie infectée de la largeur d'une pièce :

de cinquante centimes et datant très probablement déjà de plusieurs jours. Le diagnostic s'impose, nous nous trouvons en présence d’une adénite crurale consécutive à cette plaie, adénite qui n’a pu surgir subitement à la suite d’un effort, comme

on a bien voulu nous le faire croire. Naturellement nous refu-

sons de signer le certificat de blessure.

Observation XII S

Expertise: de M. le Dr Balthazard, le 16 janvier 1908, par

ordonnance du Président des Conciliations du tribunal civil en :

date du 20 décembre 1907, à l'effet de voir et examiner G...

Circonstances de l'accident. — De l’enquête en justice de paix qui m’a été communiquée, il résulte que le 20 août 1907 G..., 19 ans, qui exerce la profession de serrurier, était occupé vers 5 heures du soir avec plusieurs camarades à soulever une devanture, lorsqu'il s’est plaint d’avoir ew « HE O LE > occasionnant de vives douleurs dans les bourses, Il à prévenu aussitôt le chef d'équipe qui était présent, mais a terminé.sa journée. Le lendemain matin G... a repris son travail et l’a quitté à: midi d’une façon denis ae

Avant de rechercher si l'effort, modéré ou violent, peut avoir les conséquences que G... lui attribue, il convient de faire remarquer quil n'est nullement établi par l'enquête que l'effort invoqué ait répondu à un déploiement d'énergie anormal dans l'exercice, de la profession. |

Suites de l'ätcident el certificats produits. — G... avait éprouvé une vive douleur dans les bourses, qui demeurèrent sensibles à partir de ce moment ; la nuit même, vers minuit, il s'aperçut que les testicules étaient un peu enflés, surtout le wauche. En même temps éprouvant dans laine gauche une douleur, il y constata « la présence de petites boules ».

Le lendemain les testicules étaient très enflés ; il ne put guère travailler de la matinée, la marche suffisant pour provo-

quer de vives douleurs, et à midi il se retira,

De Le D: X... lui donna des soins le Jour même et rédigea le certificat suivant : « Contusion des deux testicules par contrac-

tion du crémaster au cours d’un effort » (21 août 1907).

G... fut ensuite soigné par l'officier de santé Y... à Saint-

Denis.

Le 21 septembre 1907, un médecin de la Compagnie d’assurances visite le blessé et déclare: « Je ne constate ni hernie, ni épididymite, ni orchite. Or une orchite traumatique par suite du traumatisme invoqué ne s’est jamais vue. »

L’enflure des bourses était donc constituée par une orchi-épididymite double qui à rétrocédé au bout de vingt-cinq Jours ; le testicule gauche était, au dire du blessé, gros comme un œuf … de poule. Grâce au développement d’un varicocèle, la marche aurait provoqué le retour de la tuméfaction jusqu’à fin octobre.

Le 28 octobre 1907, l'officier dé-santé Y:L déclare que ? « à l'heure actuelle les signes d’orchi-épididymite ont complètement disparu, mais le varicocèle que j'avais constaté lors de mon premier examen semble être plutôt en voie d’aggravation, surtout à gauche. Le malade se plaint toujours de vives dou- ‘leurs dans les bourses, douleurs déterminant une gène Free rable de l’effort et de la marche et ayant empêché jusqu’à ce moment la reprise de son travail. Nous concluons à une incapacité permanente partielle de 10 0/0 des aptitudes professionnelles. »

‘G... a touché son démi-salaire jusqu’au 18 octobre 1907,

Examen de G.... — Les bourses ont repris leur aspect normal, les testicules ne sont nigros ni douloureux et il n’existe pas de liquide dans les séreuses vaginales qui entourent ces glandes. Pas de nodules inflammatoires sur l'épididyme,

Il existe un certain degré de varicocèle du côté gauche, Ce

dL'opE varicocèle dont la présence oblige au port d’un suspe nsoir, apporte une gêne légère pour les travaux de force ; à ce ütre il constituerait une incapacité permanente partielle de 2 à 3 0/0 s’il était la conséquence d’un accident du travail. | Le 28 octobre 1907, l'officier de santé Y. déclare que Pincapacité est permanente. Il est probable que l'incapacité es avait pris fin longtemps avant cette date : les conciusions que nous adoptons dans le présent rapport ne nous Fou pas à discuter longuement ce point particulier, Discussion. — Il fut un temps où toutes les orchites étaient d’origine traumatique dans la croyance populaire comme dans la science médicale. Lorsque fut conne le rôle de l'infection etsur-

tout de l'infection blennoragique dans la production des orchi-

tes, un revirement brusque fit nier par les médecins complète-

ment l'influence du traumatisme. A l’heure actuelle, on consi- }

dère que l'effort peut provoquer une orchite de deux façons :

en déterminant chez des sujets sains une contraction crémasté-

rienne et en facilitant chez les individus atteints de blennorra-

gie la propagation de l'infection aux bourses.

Dans le premier cas, il s’agit de faits très rares, dans lesquels Purèthre était vierge de toute infection antérieure (encore l'existence de cette virginité laisse-t-elle sceptiques* bien des auteurs). L’orchite de G... ne rentre pas dans cette catégorie : depuis longtemps ce Jeune homme n’est plus chaste et à l'heure actuelle il présente les signes d’une uréthrite chronique (la pression de l’urèthre pratiquée d’arrière en avant ramène au méat une goutte de muco-pus épais), avec adénopathie inguinale dou-

ble (celle-ci est peut-être en rapport avec un chancre syphiliti-

que du prépuce survenu quelques ; jours avant notre examen).

Bien que G... nie avoir jamais été atteint d'écoulement blen-

norragique aigu, alors même qu’il faudrait admettre que sa blennorrhée ait été chronique d'emblée, il n’en est pas moins vrai qu’il a été atteint d’orchi-épididymite blennorragique double, survenue au cours d’une uréthrite blennorragique aiguë ou chro. nique. Reste à savoir jusqu'à quel point l'effort a pu faciliter la production de cette affection. |

Il est certain que chez les individus atteints de blennorragie aiguë ou chronique, les contusions même légères des testicules, les efforts, la fatigue, la marche ‘sont susceptibles de propager l'infection jusqu'aux bourses, L’orchite est une complication fréquente chez les soldats blennorragiques qui montent à cheval, chez les ouvriers qui continuent à travailler malgré l’uréthrite. |

Dans le cas présent on est donc conduit à se demander si l'effort du 20 août 1907 n’a pas été seulement pour G..révélateur de l’existence de l’orchite (en admettant que cette orchite ait été réellement ignorée jusque-là). En tout cas rien n’établit que l'effort invoqué ait été particulièrement intense ou anormal, l'orchite a peut-être été facilitée dans sa production par l’exercice de la profession mais elle ne parait pas accidentelle.

En favéèur de cette interprétation, on doit dire que le soir même les deux testicules étaient enflés et qu’il existait une adénopathie inguinale double survenue d’une façon trop précoce pour n'être pas la signature d’une inflammation de l’urèthre,

On peut se demander comment le D' X..., en face d’une orchite blennorragique, a pu poser le diagnostic : par.effort ; c’est que très souvent, lorsque l’orchite apparaît, l'écoulement blennorra gique cesse pour reparaître au bout de quelques jours.

En résumé l’orchite de G... était en voie de développement

, spontané, entraînant une sensibilité spéciale des testicules, telle qu’une douleur vive est survenue à l’occasion d’un effort minime.

Conclusions. — 1° G... a été atteint d’un orchi-épididymite blennorragique au cours d’une blennorragie dont on trouve encore les traces à l’heure actuelle sous forme de goutte militaire.

2 L'effort du 20 août 1907 invoqué comme générateur de l’orchite et qui ne semble d’ailleurs pas avoir été anormal comme intensité, n’a fait que révéler l'existence de l’orchite (si toutefois G... l’ignorait réellement à ce moment).

3 C’est, à tort que la Compagnie d'assurances a versé à G... son demi-salaire du 20 août au 18 octobre 1907 puisqu'il n’y a

pas eu d’accident du travail.

Ces trois observations peuvent nous conduire à cette conclusion : à savoir que le diagnostic de ce genre de simulation est relativement facile, et qu’un examen méthodique du blessé conduit généralement à la con= naissance de l'étiologie exacte de son affection.

Il nous reste maintenant à citer quelques observations de simulateurs vrais, c’est-à-dire par imitation : chez eux, il n’y a pas d'incapacité réelle de travail, mais la simulation de l'incapacité sera souvent si parfaite qu'il sera malaisé de la déceler, notamment, lorsqu'on aura affaire à une pseudo-névrose traumatique. Les auteurs ont bien donné des signes objectifs de ces névroses. On en trouvera cités dans l’ouvrage de Sand, notamment jusqu’à trente et un; leur nombre même suf-

fit à indiquer qu’ils nesont point tous diacritiques. Néan-

moins leur recherche soigneuse pourra certainement éclairer la religion du médecin. Enfin on a indiqué quelques procédés de diagnostic tels que : applications de cautères, de courants électriques (récemment Chavigny (1) préconisait l'usage du râteau de Tripier pour l'exploration des anesthésies et analgésies hystériques ou simulées), etc., etc ; l'emploi de ces procédés ne nous paraît pas sans inconvénients et les résultats qu’ils donnent ne sont pas toujours concluants. |

La difficulté de vérifier l'existence de symptômes douloureux purement subjectifs sera toujours l’obstacle le plus grave que le médecin expert rencontrera sur le chemin des conclusions. L'observation XIV,

notamment, le prouvera amplement.

Observation XIII:

Expertise de M.le Dr Balthazard, le 27 avril 1908, en exécution du jugement de la 4 Chambre en date du 3 mars 1908 à l'effet de voir et examiner le nommé P...

Circonstances de l’accident. — P..., âgé de 38 ans, était contrôleur des livraisons de charbon à la Société de combustibles, Le 14 février 1907, il a été, pendant son travail, renversé par une voiture automobile, dont la roue gauche de devant a passé . de bas en haut sur la face interne de son genou gauche.

À la suite de l'expertise du Dr 'X... devant le tribunal de

paix, la consolidation de la blessure a été fixée au 15 mai 1907,

1. Cnaview,-In Annales d'hygiène publique et de médecine légale, juin 1908, p. 498. u

mais le blessé déclare qu’il n’a pu reprendre son travail avant

le 10 juin 1907. Depuis cette époque il exerce des fonctions analogues à celles qu'il avait avant l'accident, mais chez un autre

patron.

Le 2 mars 1907, P... est ‘sorti de l’hôpital Boucicaut pour aller à la maison de convalescence de Vincennes, où il aurait eu une attaque de rhumatisme articulaire aigu généralisé ; le D: Y... qui a vu le blessé a d’abord porté le 16 février 1907 le diagnostic de « contusion avec hémarthrose du genou droit »et

le 3 avril 1907 celui de « rhumatisme articulaire aigu ».

| Le D’ X... lors de l'expertise, le 30 avril 1907, constate qu’il | existe un léger degré d'hydarthrose du genou, sans autres lésions des articulations. Il trouve de plus une légère atrophie musculaire de la cuisse et de la jambe droites (1 centimètre de moins pour le Périmètre du côté droit). Il a fixé au 15 mars 1907 la date de la consolidation et repoussant avec raison l’hypothèse d’après laquelle le rhumatisme articulaire aigu serait la cause de l’hydarthrose du genou droit, il a conclu qu’il persisterait chez le blessé d’une manière permanente une légère dim £

nution de l’aptitude/au travail.

Examen de P.. — P.. déclare qu'il marche bien, mais

RARE à , el , qu’après les marches prolongées son genou enfle et qu’il ressent

des douleurs.

L'examen le plus minutieux ne permet de découvrir dUCuae lésion du genou droit qui a un aspect absolument normal. Les mouvements du genou sont souples, sans la moindre limitation. L’atrophie musculaire très minime, signalée par le Dr X a complètement disparu.

Il existe bien quelques légers frottements articulaires dans le

Pr TE De uses

HÉROS L'ÉRREX à

genou droit mais P... est un rhumatisant et on retrouve les mêmes frottements dans le genou gauche.

Dans ces conditions il est impossible d'admettre l’existence d’une réduction de la capacité professionnelle. |

I n’y aurait donc pas utilité à revenir sur la crise de Run tisme articulaire aigu qu’aurait présentée P..., s'il n’était nécessare de justifier l’indemnité pour incapacité temporaire qui lui a été accordée jusqu’au 15 mai 1907, à la suite du rapport du Dr X..

Or P... a été atteint d'une hémarthrose du genou, et l’évolu-

tion ultérieure, transformation en hydarthrose, constatée par le D: X.., légère atrophie musculaire, est bien celle que l’on observe en pareil cas. Alors même qu’il serait survenu une attaque de rhumatisme articulaire aigu, il n’en subsistait aucun vestige à la date du 30 avril 1907, époque à laquelle le genou droit était encore lésé, L'incapacité temporaire jusqu’au 15 mai 1907 a donc bien été la conséquence de la contusion du genou droit. j

Aucun argument ne nous permet d’ailleurs actuellement de reporter au 10 juin 1907, suivant le désir de P..., la date de la consolidation de la blessure qui a été fixée en connaissance de cause par le D' X... au 15 mai 1907.

Conclusions. — 1° P... a été atteint le 14 février 1907 d’une contusion du genou droit avec hémarthrose, qui a déterminé une incapacité temporaire de travail.

3 Le Dr X..., expert en Justice de paix, a fixé au 15 mai 1907 la date de la consolidation de la blessure. Il “An 0) aucun argument permettant de modifier cette conclusion.

30 II ne subsiste à l'heure actuelle aucune infirmité perma-

} nente.

ï à Observation XIV

Expertise de M. le Dr Balthazard, le 30 octobre 1907, par ordonnance du Président des Conciliations du Tribunal civil, à l'effet de voir et Life le nommé L...

Circonstances de l'accident. — Le 22 août 1907, L..., 30 ans,

qui exerce la profession de manœuvre, était occupé à un

monte-charge, lorsque son avant-bras droit cogna violemment

contre une roue d’engrenage. Il eut deux plaies, suivies à son dire de gonflement du bras, de l’avant-bras, et de l'apparition

d’un gros ganglion dans l’aisselle. Le D" ve appliqua des pan

sements, et douze jours après, les plaies étaient entièrement

cicatrisées. : - A:

Au moment de reprendre le travail, L..…. aurait éprouvé de

| vives douleurs dans l’épaule, et les quatre derniers doigts de la

main droite se seraient rétractés en grifte.

Certificats produits par les parties: — Le Dr X...a vu le

blessé le jour même de l'accident, Il déclare que L... s’est

plaint, dès ce moment, d’une douleur qui irradiait dans les trois.

derniers doigts de la main droite et à l'épaule droite. Eu égard au voisinage entre les plaies et le nerf cubital, il a fait des réserves sur la possibilité de complications nerveuses.

Le D' Y..., médecin de la Compagnie d’assurances, a vu le

blessé le 18 septembre, ei délivré le certificat suivant : « Cica-

trices toutes superficielles, non adhérentes à la partie posté- « rieure du tiers supérieur de l’avant-bras droit, consécutives à « deux petites plaies actuellement cicatrisées. L... présente une

< subluxation en arrière de l’extrémité supérieure du premier

métacarpien droit, et une rétraction des quatre derniers

09e « doigts de la main, qui nous paraissent anciennes et semblent < n’avoir aucun rapport avec l'accident du 22 août 1907.»

Ainsi, le blessé a déclaré au D''Y.. (celui-ci La nettement confirmé oralement), que la subluxation du pouce droit dont il est atteint était une conséquence de l'accident du 22 août 1907.

Le D° Z... a également examiné le blessé le 11 octobre 1907, et a déclaré : « La blessure dont se plaint le blessé paraît être une coupure faite par un engrenage ; elle ne semble pas avoir intéressé le nerf cubital : il n’y a pas de troubles de sensibilité limités au territoire de distribution dans la main. La griffe cubitale de la main consécutive aux blessures de ce nerf n’existe pas. Le blessé présente unee main recourbée, mais qui n’a aucun caractère pathologique spécial; elle nous paraît due à des troubles nerveux n’offrant avec l'accident qu’une simple coïncidence ; elle est peut-être d’origine psychique.

Examen de L... — L... se plaint de ne pouvoir se servir de sa main droite, dont il ne peut étendre complètement les doigts et dont la force serait diminuée.

On constate en eflet que, s’il est possible d’arriver dans les mouvements passifs des doigts à leur extension complète, en surmontant une lévère contracture des fléchisseurs, spontanément L...paraît incapable,sauf pour le pouce, d'obtenir le même résultat. Les quatre doigts restent légèrement fléchis, chaque

\ phalange faisant un certain angle avec la précédente, et la première phalange étantelle-même un peu fléchie sur le métacarpien.

Si l’on demande au blessé de serrer la main droite, il ne le fait qu'avec peu d’énergie, en comparaison de la vigueur avec laquelle il serre la main gauche. Pourtant, il n'existe pas d’atrophie musculaire à l’avant-bras droit; les petits muscles de

la main ne sont pas atrophiés non plus.

Vasselin 5

Pas de troubles trophiques. La sensibilité tactile et douloureuse paraît abolie, ou du moins diminuée dans un territoire qui comprend le bord interne de l’avant-bras et de la main droite, et les quatre doigts qui ne peuvent être entièrement étendus. |

Tous les mouvements des articulations du membre supérieur droit s’accomplissent normalement.

On observe deux cicatrices à la partie interne de l’avant-bras droit, l’une longue de 1 centimètre à 3 centimètres au-dessous de l’épitrochlée, l’autre longue de 1 cm. 5 à 6 centimètres audessous de la précédente,

Discussion. — Les troubles nerveux présentés par L... n’offrent qu’une analogie grossière avec ceux que provoque la blessure du nerf cubital. La flexion des quatre doigts ne ar ble en rien à la griffe cubitale, dans laquelle les premières phalanges sont en extension forcée sur les métacarpiens. Les troubles de la sensibilité existent non seulement dans le territoire

du cubital, mais anssi sur le médius et l’index qui ne sont pas

innervés par ce nerf. Il n’existe pas d’atrophie musculaire, Enfin,

la faiblesse des fléchisseurs ne peut s'expliquer par une lésion du cubital qui n’innerve pas ces muscles, sauf les deux faisceaux internes du fléchisseur profond. Les symptômes qu’accuse L... ne peuvent être que du domaine psychique.

Certes, pour être subjectifs, des troubles nerveux n’en donnent pas moins droit à une indemnité qui correspondrait chez L... à une réduction de capacité de 5 0/0 ; mais comme en RE. tière d’hystéro-traumatisme la question de simulation se pose toujours, il importe que la bonne foi du blessé ne puisse être

suspectée.

On ne saurait mettre en doute systématiquement les affirma-

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