‹ Contribution à l'étude de la Sinusite Maxillaire d'origine TraumatiqueChapitre 11 sur 20 · A AE · texte numérisé non relu

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Paror INFÉRIEURE. — Il faut décrire cette paroi comme telle et non comme un bord ainsi que le font les anatomistes classiques. Elle a la forme d’un rectangle allongé dont les dimensions varient de 2? em. 4 à 4 em. 1 pour la longueur et de 5 à 13 millimètres pour la largeur.

Vue de l’intérieur du sinus elle est sensiblement concave dans sa longueur et convexe dans sa largeur. On y retrouve entre deux couches minces de tissu compact une couche plus où moins épaisse. de tissu spongieux. L'’épaisseur, variable avec les individus et surtout avec l’âge, est beaucoup plus considérable chez l’enfant, comme nous l’avons indiqué au chapitre précédent.

Chez le vieillard, le processus de résorption osseuse au. niveau de la paroi inférieure du sinus est constant. Quoïique plus ou moins prononcée, cette résorption porte non seulement sur le tissu spongieux mais encore sur les cor- . Üicales compactes. Il s’ensuit que cette paroï peut être très réduite dans sa largeur et de plus modifiée dans sa forme. De convexe, elle devient plane et souvent concave.

Bord antérieur. — T1 correspond à l’angle dièdre formé par l’union des parois antérieure et interne. |

Cet angle pénêtre dans l'épaisseur de la colonne osseuse résistante constituant la branche montante du Mhaxillaire supérieur. Dans son ensemble, il est vertical, mais peut être plus ou moins concave en avant, suivant le degré de développement du sinus dans l’épaisseur de ia branche montante. Sa hauteur varie de 2 em. 6 à 4 em. 6 sur les pièces examinées.

Bord externe. — Formé par l’union des faces antérieure et postérieure il s’enfonce dans |’ épaisseur de. loc pophyse malaire du maxillaire supérieur. L” angle formé

par l’union des deux faces est plus ouvert que le précédent. Obliquement dirigé de haut en bas et de dehors en dedans, il est sensiblement concave en dehors, plus ou moins suivant que le prolongement malaire est plus ou moins accusé. .

Sa hauteur varie de 3 em. 1 à 4 em. 9.

Bord postérieur. — A l'union de la paroi interne et de la paroi postérieure, 1l est vertieal et sa hauteur varie de 1 em. 9 à 3 em. 4. C’est le plus large des trois bords et cette largeur relative l’a fait considérer comme une face

, par certains auteurs. C’est un bord, mousse évidemment, mais ses limites ne sont pas assez nettement marquées pour le considérer comme une surface.

ILest en rapport étroit avec le fond de la fosse ou fente ptérygo-maxillaire, rapport intéressant surtout à cause de la présence du ganglion de Meckel et du nerf maxillaire supérieur.

Caviré. — Sa capacité varie de 11 à 18 centimètres cubes sur les pièces examinées; les auteurs citent de très petits sinus (2 eme.) et d’ très Paie atteignant cu même dépassant 25 eme.

Cloisonnements. — IL est très fréquent de constater, surtout au niveau des angles antéro-inférieur et postérosupérieur, des cloisonnements osseux incomplets. © Certains auteurs, en particulier Zuckerkandl ont noté

. l’existence de cloisons complètes. C’est là une anomalie. très rare et presque inexplicable étant donné ce que l’on sait de l’embryogénie du sinus. Il y a tout lieu de penser que dans les quelques cas rapportés, il s'agissait d’une “malformation pathologique, probablement due au déve- ‘loppement d’un kyste paradentaire.

Notre maître, M. le professeur Mouret, qui a examiné un nombre très considérable de sinus, n’a jamais renconiré de cloïsonnements complets. Par conséquent, en admettant la possibilité de pareille disposition anatomique, il n’en reste pas moins vrai qu’elle doit être très rare.

Muqueuse, vaisseaux, inmmervation. — Dérivée de la pituitaire, la muqueuse sinusienne m’a chez le sujet sain qu’une faible épaisseur. Elle reçoit des rameaux de l’ar- .tère Sphéno-palatien et aussi des artères buccale, alvéolaire, palatime et faciale, vaisseaux de la face dont les ramifications parviennent à la muqueuse au travers de la paroi externe du sinus.

Les veines se rendent au plexus ptérygo-maxillaire et aussi à l’ophtalmique par la faciale. La circulation lymphatique est très aetive comme dans toutes les muqueuses du nez. | | É AE ï L’innervation, très riche, est assurée par des filets des

nerfs sous-orbitaire et sphéno-palatin.

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