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des fioles en quartz, à la glacière en présence de petits cristaux de thymol pour éviter l’infection.
La concentration en protéides de ces solutions est déterminée soit en coagulant par l’alcool bouillant le protéide et en pesant le coagulum sur filtre d’Iéna après l’avoir lavé à l'alcool, à l’éther, à l’alcool, à l’eau et séché à 110° jusqu’à poids constant ; soit en évaporant à sec un volume connu et en pesant le résidu après un séjour de vingt-quatre heures dans une étuve à 120°.
La première méthode n’est assez exacte qu’en présence d’un excès de sel ; nous ne l’avons donc utilisée que dans le cas particulier où les solutions étaient déjà riches en sel.
(Voir plus loin, p. 30.)
Dosage d’azote.
Au cours des expériences de solubilité proprement dites, la détermination précise des concentrations en protéides des solutions a toujours été faite en dosant leur teneur en azote par la micro-méthode de KJELDAHL avec l’appareil de Parnas et Wagner.
Cette méthode est trop connue pour qu’il soit nécessaire de la décrire. Elle n’est point parfaite puisqu'elle ne permet pas de doser l’azote de certains noyaux cycliques et de corps à azotes soudés (hydrazine). G. BERTRAND (1) a d’ailleurs publié récemment une mise au point sur son application aux travaux de recherches en chimie biologique. Cet auteur estime la méthode de Dumas, surtout comme on la pratique actuellement, beaucoup plus précise et beaucoup plus sûre ; mais, aussi, infiniment plus longue et plus délicate. Lorsqu'il s’agit de dosages en série, la méthode de KJELDAHL offre l’avantage d’être beaucoup plus rapide et elle peut être presque aussi exacte si l’on déterminè, une fois pour toutes, l'erreur qu’elle comporte avec la substance étudiée en pratiquant un dosage par la méthode de Dumas. Quand il s’agit
(1) G. BerrranD, C. R. Lab. Carlsberg (série chimique), 22, p. 67 (1938) et Ann. des Fermentations, t. 4, n° 3, p. 182 (1938).
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de dosages comparatifs, ce qui est notre cas, il n’est même pas nécessaire de faire ce dosage témoin car une erreur systématique importe peu. La méthode de KJELDAHL devient alors la méthode de choix.
Un point délicat de la méthode de KJELDAHL est la destruction de la substance organique. Pour cette destruction, de nombreux auteurs ont cherché à améliorer le rendement de la technique initiale proposée par KJELDAHL soit en ajoutant des catalyseurs (WicrArTx, dès 1885), soit en élevant la température d’ébullition du mélange par addition d’anhydride phosphorique ou de sulfate de potassium (GuNNING) (1). SÔRENSEN utilise cette technique depuis longtemps déjà pour le dosage de l’azote des protéides. Borvin (2), il y a quelques années, a étudié la question en détails et il conclut que la technique proposée par PREGL (3) convient parfaitement pour la minéralisation des albumines.
Personnellement, nous avons, après quelques tâtonnements, adopté la technique suivante qui est celle de PREGL presque sans modifications :
Dans un ballon Kjeldahl en pyrex, on introduit successivement :
1 cm* de la solution protéidique (4).
2 cm* d’acide sulfurique concentré.
1 goutte d’une solution à 10 % de sulfate cuivrique. 0,5 gr. de sulfate de potassium.
une petite cloche de verre pour favoriser l’ébullition.
On chauffe ce mélange non seulement jusqu’à décoloration complète, maïs encore pendant une demi-heure après la décoloration. G. BERTRAND insiste en effet sur ce point car il estime, avec raison, que la transformation en sulfate d’am-
4) Gunnin6, Zeiütschr. and Ch., 28, 188, 1889.
(2) Boivin, Bull. Soc. Chim. Biol., 11, 1929, p. 1344.
(3) PreGL, « La microanalyse organique quantitative ». Trad. d’après la 2e édition allemande. Les Presses universitaires, Paris, 1923.
(4) Quantité variable suivant la concentration en protéides de la solution. D'une façon générale, pour nos dosages d’azote, il était commode d’avoir “une teneur en azote comprise entre 0 mgr. 7 et 5 mgr., ce qui correspond environ à une quantité de protéides comprise entre 2 mgr. 8 et 32 mgr. Ces quantités correspondent à des volumes d’acide sulfurique N/20 (pour le titrage final) compris entre 1 cc. et 7 cc.
monium n’est pas toujours complète après la décoloration.
L'expérience nous a montré qu’une demi-heure était suffisante dans notre cas.
La concentration en azote étant connue, si on veut exprimer la concentration en protéides, il suffit de multiplier la concentration en azote par un facteur approprié. Dans le cas des albumines, ce facteur est 6,25. Pour les globulines totales, euglobulines, pseudoglobulines, il est voisin de ce chiffre, mais ne paraît pas absolument constant.
Voici d’ailleurs quelques chiffres que nous avons obtenus en dosant dans des solutions protéidiques, d’une part l’azote trichloracétique par la méthode de KJELDAHL ; d’autre part, en pesant sur filtre d’Iéna le protéide coagulé par l’alcoo bouillant, lavé à l’éther chaud puis à l’alcool et à l’eau et Protéide coagulé
en établissant le rapport : azote trichlorac.
Globulines en présence de SO#Am? Protéide coagulé N trichloracétique 1/2 saturation en gr.p. 1000 en gr. p. 1000 Rapport 1 44,795 7,13 6,24 2 44,932 7,47 6,18 3 &4,12 7,26 6,07 Euglobulines (SO4Am?
1/4 de saturation) 1 31,725 5,01 6,33 2 31,2 5,07 6,14 3 31,27 5,19 6,02 Pseudoglobulines (SO4Am? entre le 1/4 et 1/2 saturation) 4 13 2,42 6,18 2 13,12 2107 6,22 3 42,75 2,07 6,15
Dans ces expériences, sont appelées «euglobulines> la fraction précipitée du sérum par le sulfate d’ammonium au tiers de saturation et, « pseudoglobulines », la fraction précipitée à demi-saturation après élimination des euglobulines.
Cette méthode ne peut être utilisée qu’en présence d’une forte concentration saline car, sans cela, les protéides coagulent incomplètement par l'alcool chaud. Par contre, nous
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ignorons si l’acide trichloracétique précipite totalement les protéides en présence de fortes concentrations salines. Ainsi, les chiffres trouvés sont entachés d’erreur et ne constituent qu'une approximation. :
Nous avons aussi établi le rapport side avec des so-
Azote
lutions protéidiques purifiées par dialyse en dosant l’azote soluble de ces solutions par micro-Kjeldahl et en pesant le poids de substance sèche et les cendres. En retranchant le poids des cendres du poids de la substance sèche, on a très exactement le poids de protéides. Les pseudoglobulines dont il s’agit ici sont constituées par la fraction soluble dans l’eau distillée des protéides précipitées du sérum par le sulfate d’ammonium à demi-saturation.
Voici quelques-uns des chiffres obtenus :
SÉRUM Î BSeUdonIoDU MES ee er 10,38 GE CCR CRE SSL SR Es Re Or AZOLOBUOSCSTE CU ne lee en anale 4 gr. 6186 %
Pseudoglobulines — 10,38 — 0,014 — 10,366 Pseudoglobulines 10,366
Azote erroné SÉRUM II.
PSoudoriobulmes een ee CGR (CN ere ee ro ee rene 0092 ALOLEAUOBO AL ee tan aie ane 0,9682207 Pseudoglobulines — 6,26 — 0,09 — 6,17 %.
Pseudoglobulines 6,17 .
Azote 0,9632 : ?