DEL ITOUVÉ SE M RE
Cette valeur est, nous l’avons vu, le point isoionique de la solution protéidique (cf. p. 34).
4° Elude de la solubilité.
On se propose d'étudier la solubilité du protéide (il s’agit de pseudoglobulines dans le cas présent) à huit pH différents compris entre 8,5 et 4,5 environ, la concentration en sulfate de sodium étant égale à 12 p. 100 et la teneur en protéides voisine de 4 p. 100. ;
Dans huit tubes de centrifugeuse, préalablement équilibrés pour pouvoir être centrifugés 4 par 4, on pèse 0,6 gr. de sulfate de sodium sec, puis on ajoute dans chacun d’eux des quantités variables d’acide sulfurique vingtième normal (ou de soude) et de sulfate de sodium en solution aqueuse de même titre. Les quantités d’acide, de soude et de sulfate de sodium ajoutées sont choisies de telle sorte que leur somme occupe un volume de 3 cm”, c’est-à-dire que si dans un tube on met une quantité (x) d’acide sulfurique N/20, il faudra ajouter (3 — x) de la solution N/20 de sulfate de sodium ; si on met (y) cm* de soude N/20 contenant du sulfate de sodium au même titre, il faudra ajouter (3 — y) cm° de sulfate de sodium N/20.
Les tubes sont ensuite placés dans un bain-marie à 33° jusqu’à dissolution complète du sulfate de sodium, on agite et on abandonne les tubes bien bouchés à la température du laboratoire. Après douze heures, on ajoute dans chaque tube 2 cm* de la solution protéidique à l’aide d’une micro-burette, goutte à goutte, en agitant constamment. Après dix minutes, au cours desquelles les tubes ont été agités plusieurs fois, on
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centrifuge dix minutes et les liqueurs sont séparées des précipités par décantation. On prélève immédiatement 1 cm‘ de chaque liqueur que l’on met dans des petits ballons de KJELDAHL. On ajoute ensuite à chaque ballon 2 em° d’acide sulfurique pur, 1 goutte d’une solution de sulfate de cuivre à 10 p. 100, du sulfate de potassium et une petite cloche de verre pour favoriser l’ébullition ; enfin on continue la destruction et le dosage de l’azote par la méthode de KJELDAuL, comme nous l’avons indiqué précédemment. D’autre part, on mesure le pH de chaque liqueur. On trouve, dans le cas présent, les valeurs suivantes :
DIE TRES BRTI30N 6,8 E NGC ALUUS TLPIS00S 266-0009 MNsol.p. 1000... 4,76 4,93 5,925 534 552 542 491 3,30
En général, les pH de chaque mélange mesurés directement sont très voisins de ceux indiqués par la courbe de titrage faite au début de l’expérience. Toutefois, dans certaines expériences, nous avons observé que le sulfate de sodium faisait remonter sensiblement les pH de nos mélanges. Ce fait a été également noté par Palmer (1). Il paraît être dû à des impuretés de ce sel , car sa constitution chimique ne permet pas d'expliquer son influence sur le pH des solutions protéidiques et, d’autre part, certains échantiilons du commerce étaient sans action. Les pH des différents mélanges étant mesurés directement, l’importance d’une modification de ceux-ci par addition de sulfate de sodium était d’ailleurs assez secondaire. Par précaution, nous avons cependant préféré n’utiliser que du sulfate de sodium que nous avions purifié par cristallisation fractionnée, puis desséché au four à moufle, Ce sel purifié était sans influence sur le pH des solutions protéidiques.
(1) PALMER, Jour. of Biol. Chem., 104, 359 (1934).
ACAO
Résultats expérimentaux.
Etude des globulines.
C’est avec les globulines totales — fraction protéidique précipitée du sérum par le sulfate d’ammonium à demi-saturation — que nous avons entrepris l’étude de la solubilité des protéides sériques et c’est exclusivement sur cette fraction qu'ont porté nos premières recherches et que la technique finalement adoptée a été mise au point. Nous avons indiqué, dans le chapitre précédent, la technique primitivement utilisée, les causes d’erreur qu’elle comportait et les modifications successives que nous avons dû y apporter pour supprimer ces causes d'erreurs dans la mesure du possible et aboutir à une technique sinon parfaite, du moins suffisamment précise pour permettre d'entreprendre une explication théorique des phénomènes observés.
Nous ne reviendrons pas sur ces modifications et sur les raisons qui nous ont conduit à les adopter ; mais il n’est peut-être pas inutile de rapporter brièvement les résultats obtenus dans les premières expériences. Ils permettront de se rendre compte que, si les faits observés sont devenus beaucoup plus nets et les résultats plus exacts à mesure que s’améliorait la technique, il n’y a cependant jamais eu de contradiction entre ces faits.
Voici quelques-uns des résultats expérimentaux que nous avons obtenus.
IL — Précipitation des globulines en présence de sulfate d’'ammonium.
Dans ces expériences, on dosait l’azote trichloracétique des globulines précipitées et non celui des globulines restées
DUT A cet
en solution. Les pH des différents mélanges n'étaient pas mesurés directement, mais donnés par une courbe de titrage faite avec une portion aliquote de la solution protéidique (voir p. 37). ;