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IR UL

Cette courbe n’est pas en contradiction avec les précédentes ; les variations de la solubilité avec le pH sont beaucoup plus accusées, mais le fait est dû, vraisemblablement, à la plus grande concentration en albumines. C’est un fait que nous avions déjà remarqué avec les globulines : la concentration en protéides doit être suffisamment élevée pour que les différences de solubilité soient nettement perceptibles.

Cette expérience comportait une grave cause d’erreur : la formation des précipités dans les différents mélanges se faisait de façon très inégale. Pour les pH compris entre 6,7 et 4,96, il ne s’agissait pas d’une précipitation, mais d’une cristallisation. Cette cristallisation débutait après un retard variable suivant les mélanges. Pour certains, la solution restait d’abord parfaitement limpide, puis brusquement cristallisait. Mais cette cristallisation n’était peut-être pas complètement achevée au moment de la centrifugation. Aux pH compris entre 4,96 et 3,6, il s’agissait vraiment d’une précipitation. En somme, les différents mélanges n’étaient pas comparables parce que le temps nécessaire pour atteindre l’équilibre n’était pas le même pour chacun d’eux : un précipité amorphe et un précipité cristallin d’une substance ne se formant pas de façon identique. Enfin, en dosant l’azote des précipités, on dosait également l’azote d’une partie de la solution retenue par ces précipités. L'erreur ainsi commise sur les dosages d'azote était loin d’être systématique, car la structure d’un précipité cristallin est très différente de celle d’un précipité amorphe et, par suite, les volumes de solution retenue pouvaient être très variables.

Pour éviter l’erreur pouvant provenir d’une durée de précipitation trop courte pour que l'équilibre soit atteint dans les différents mélanges et pour vérifier, en même temps, l’influence de cette durée de précipitation, nous avons repris les expériences sur les albumines cristallisées en faisant varier la durée de précipitation dans de larges limites.

Voici les résultats obtenus avec une même solution d’albumines cristallisées (figure 5) :

Fic, 5. — Précipitation des al

pH

bumines (sérum)

(Influence de la durée et réversibilité du phénomène).

Concentration en albumine du mélange initial...

Concentration enrazote "Pre Concentration en sulfate d’ammonium Point isoionique 5,02.

Durée de la précipitation

DAPST-RLA 6,4 6229607 5,58 Azote précipté0,..... 49221 271,6 98,7) ‘112 Durée de la précipitation DES 6,5 6,00 5,7 5,44 Azote prépité%... 474,6 448 411,6 498,4

4,136 % 0,67 % 6/10 de satur.

: 1/2 heure.

5,14 4,9 4,6 3,96 540 530 614,6 585 : 22 heures.

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