TIRE
sel quelconque, formule qui résulte de la loi de DEBYE-HüCKEL. D’après cette loi, la solubilité d’un sel est donnée par la formule : (
FONDS NE ne Loc SISTER Kts a S / ete be (a) et celle d’un ion :
O0 VAN Eos Se =" == K'su RE
formule dans laquelle :
S est ia solubilité de la substance dans les conditions expérimentales,
S, sa solubilité en l’absence d’électrolytes,
u la force ionique (1),
V1 V2 le type de valence (2),
0,5 une constante théorique ayant cette valeur à 25»,
À une constante qui dépend du diamètre moyen effectif, b, de tous les ions en solution et d’une distance réciproque, k. La valeur de ce facteur À calculée par DEBYE est très faible.
Nous voyons immédiatement que, lorsque la variable à tend vers zéro, c’est-à-dire lorsque la concentration tend vers zéro, le deuxième terme Ksu tend à devenir constant (3), d'autre part, À étant très petit, AVu devient négligeable pour des valeurs très faibles de y, et nous pouvons écrire :
ÿ2Cz centration ionique en molaluté (ion gr. pour 1.000 gr. d’eau). Mais, ici, il faudrait employer la force ionique définie par DEBYE dans laquelle la concentration est exprimée en molécules pour 1.000 cc. de solution. (2) Pour la solubilité d’un sel peu soluble quelconque V, V, représentant la valence de l’anion et du cation du sel considéré. Dans le cas de la solubilité d’un ion, la première partie de la formule devient :
0,5 PV V étant la valence de l’ion. Mais, pour les protéides, le facteur du terme en racine carrée est peu clair et il est préférable de l’appeler le «type de valence » comme le font Con et GREEN.
(3) Lorsque la variable indépendante, u, tend vers zéro, l’infiniment petit principal étant V p.,u, infiniment petit d’ordre supérieur, devient négligeable
où C1 — con-
(1) La force ionique définie par Lewis est égale a
par rapport à \/ 4.
F6 Log $ = 0,5 V1 V,Vu + Cte
tandis que, si la concentration augmente, y augmente, et c’est le premier terme (1) qui tend à devenir constant. Nous retrouvons alors l’équation de SÔRENSEN :
Log $ + À — By
L’équation (a) permet, comme l’a fait GREEN (2) de calculer une valence apparente du protéide considéré, dans des conditions données.
De la formule logarithmique (a) Con (2) tire une conclusion intéressante : il propose de l’utiliser comme test de pureté des protéides. Dans tous les cas où il y aurait proportionnalité entre la concentration saline et le logarithme de la solubilité avec une zone unique de précipitation, on pourrait en conclure que le protéide est pur.
À la suite de ces travaux, plusieurs auteurs ont appliqué la loi de solubilité précédente à diverses substances et ont pu en vérifier l’exactitude.
PALMER (4), par exemple, étudie en détails-la solubilité de la lactoglobuline cristallisée et arrive aux conclusions suivantes :
a) En présence d’un excès de sulfate de soude, la substance se comporte comme une espèce chimique obéissant à la loi de DEBYE-HÜüCKEL :
log S — b — Ksu où b — 4,13.
Rs 0 0
æ est la force ionique où la concentration est rapportée
(1) Ce terme peut s’écrire, en effet,
0,5 V;:Pa Ve + À H . 0,5 ViVa = à il tend vers MR ES quand & tend vers l'infini.
(2) GREEN, Journ. of Biol. Chem., 95, 48 (1932). (3) Con, Physiol. Reviews, V, 349 (1925).
(4) PALMER, Jour. of Biol. Chem., 104, 359 (1934).