‹ Contribution à l'étude de la Spondylite TyphiqueChapitre 9 sur 32 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Le diagnostic de spondylite PURE Le est, facile une fièvre typhoïde antérieure, un syndrome douloureux à point de départ spinal, une attitude de pottique, doivent automatiquement faire penser à la spondylite. Le diagnostic sera complété par la recherche du syndrome ostéopathique, l’étude des ‘symptômes funiculo-radiculaires, la radiographie et l'examen du sérum par les procédés de laboratoires. !

La spondylite typhique ne sera NaieuibIiMes ment pas confondue avec une autre spondylite infectieuse. La spondylite est une maladie rare, il se- - rait réellement bien extraordinair d’avoir dans les antécédents immédiats d’une spondylitique ? à la fois une fièvre typhoïde ou une autre maladie, comme la pneumonie, la rougeole, la scaralatine, la fièvre puerpérale. Mais il faudra toujours interroger sérieusement le malade sur l'existence d’une blennorragie antérieure, car le gonocoque produit facilement des altérations du rachis. Celles-ci sont d’ailleurs plus facilement suppuratives et à plus forte réaction méningée que les spondylites typhiques.

On ne confondra la spondylite typhique ni avec le lumbago qui n’est qu'une douleur musculaire fugace et sans irradiation, ni avec le rhumatisme articulaire aigu vertébral qui cède au traitement salicylé, ni avec l’ostéomyélite vertébrale aiguë qui est une affection grave avec phénomènes locaux et généraux très intenses aboutissant rapidement à la mort, ni avec le mal de Pott qui donne des altérations radiographiques généralement bien plus importantes et d’une évolution beaucoup plus longue.

On ne confondra pas non plus la spondylite avec le rhumatisme ankylosant vertébral. Cette maladie qui est une véritable spondylose évoluant par poussées et crises douloureuses successives survient en dehors de toute maladie infectieuse antérieure. Elle aboutit, ce que ne fait jamais la spondylite typhique, à l’ankylose totale de la colonne, Quant au diagnos-

tic avec la spondylose rhizomyélique de Pierre

Marie, il suffit d’un peu d’attention pour voir que la

confusion est impossible.

Mais il serait très possible que, dans la convalescence ou dans les mois qui suivent une fièvre typhoïde, un sujet jeune présentât le syndrome que Lance a décrit sous le nom « d’épiphysite vertébrale de croissance ». On sait que ce syndrome douloureux se présente chez des adolescents; il simule un

mal de Pott par sa symptomatologie douloureuse,

il s'accompagne d’une augmentation de‘taille ‘très rapide (10 centimètres en quelques mois dans un cas) correspondant à la période douloureuse, puis

les douleurs disparaissent et on a une complète

restitution ad integrum. La radiographie serait négative; cette épiphysite serait en réalité, une ostéomyélite de croissance atténuée. (Entre dix et vingt-cinq ans, la vertèbre peut être en effet assimilée à un os long avec sa diaphyse, deux épiphyses, deux cartilages diaépiphysaires). Eh bien, il est certain que dans le cas que nous venons de suppo-

ser (épiphysite de croissance survenant peu de

temps après une fièvre typhoïde), le diagnostic sera très difficile à faire. Seul, l’aspect des épreuves radiographiques, surtout l'absence de lésions de pé-

rispondylite, jointe à la constatation d’une crois-

sance anormale, pourront aider à faire le diagnostic. Il sera bien plus facile de ne pas prendre une « ostéochondrite vertébrale » pour une spondylite. Cette maladie, décrite par Calvé, s’observe chez les enfants et se caractérise au point de vue radiologiqui par un développement exagéré du cartilage et une diminution du tissu osseux. « L’ostéochondrite produit moins d'os, plus de cartilage ».

. Quant aux douleurs irradiées de la spondylite, on évitera de les rattacher à une affection tronculaire

ou purement radiculaire. Il n’y a pas ou peu de

points de Valleix, pas de douleur à l’élongation. De plus, pour les douleurs purement radiculaires (celles du tabes et du zona en sont de bons exemples), elles ne sont guère influencées par les changements de position, la toux et léternuement, si pénibles quand

il y a funiculite. Cela se comprend: les éléments -

ROSE irrités baignant dans le liquide céphaloraChidien, bien enfermés dans leur gaîne méningée,

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