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LS D SON EN NREREE

Fi. VI

Le point F est°le fil repère et la perpendiculaire FF’ mesure la distance | du point F à la plaque

perpendiculaire au couple stéréographique. Si les points

F et f sont dans le même plan, la fhesure est directe. S'ils sont dans des plans superposés, il suffit de mesurer la

hauteur qui sépara ces deux points par un curseur qui

tranche le fil de visée et de faire la correction de hauteur par le calcul ou plus simplement par la construction du triangle rectangle, en mesurant au compas la distance oblique.

La distance réelle est F F° (carré de l’hypothénuse).

Pour les mensurations stéréographiques, il est nécessaire de reconstruire l’image virtuelle dans les dimensions de l’image réelle, d’après la théorie de Marie et Ri-

baut : elle se trouve reconstruite si les angles de vision

LA

De | k

Fic. VII

| sont égaux aux angles de prise de vues, en d’autres ter- - mes si les conditions de décalage et de distance focale sont réalisées dans l'examen des clichés.

D'autre part, il est nécessaire que le même repère puisse toucher deux points homologues ; enfin il faut hauteur.

avoir un troisième repère pour faire les corrections de

On peut d’ailleurs schématiser la prise de vue stéréoscopique par une construction et on voit tout de suite comment s'expliquent ces erreurs de mensuration. Soit à radiographier les points M N en deux positions À B. En A l’ampoule envoie pour deux points M N leur projection dans les directions À E et À F dans la position -B elle les envoie dans la direction B GC et B D. Si pour l'examen nous diminuons la distance A et B d'écartement et la distance qui sépare le plan À B de la plaque, la dis-

ge apparaît plus petite.

tance m n est diminuée, la sensation de relief est Ta méme, mais celui-ci ne correspond plus à la réalité et l’ima-

3 Gau.

CCD Mes

Fi VIII

C’est ce qui fait que les hyperstéréoradiographies ne:

peuvent servir de base à des mesures stéréoradiographiques exactes, car prises à 1 m. 25 au minimum, il faudrait les examiner à cette distance avec un écartement e pupillaire égal au décalage de l’ampoule. Cette condition

est primordiale et c’est ce qui fait que les stéréoradio- grammes pris en hyperstéréographie et examinés sont parfaits au point de vue du relief, mais donnent à l'œil unetimpression de raccourcissement dans tous les diamètres. C'est là la grosse objection faite à la télestéréoradiographie par Belot, celle sur laquelle il a si justement appelé l'attention des radiologistés. Nous nous sommes ren- . du compte par nous-même du bien fondé de cette objection car toutes nos mesures faites sur des télestéréoradiographies étaient faussées lorsque nous ne nous mettions pas dans les conditions mêmes de la prise des clichés, c’est-à-dire qu’à la télestéréoradiographie, il faut de la télestéréométrie. | :

Nous voyons donc que le problème de la stéréométrie est possible à résoudre et qu'il a été résolu d’une façon théorique. Pour ce qui est de la pratique, nous devons reconnaître que l’on se heurte à de grosses difficultés dont la principale réside dans l’impossibilité de toucher sur les deux images stéréoscopiques deux points homologues avec le même repère. Nous avons vu la solution élégante donnée par Marie et Ribaut, mais malgré cela la méthode est inapplicable dans la pratique. Les différents appareils construits sur ces données n’ont rien apporté de nouveau à la solution du problème.

On peut faire d’ailleurs l'objection que la vision stéréoscopique n’est pas développée également chez tous les sujets et qu’une méthode basée sur un don inégalement réparti parmi les personnes est assez sujette à caution.

Ace sujet, nous ferons remarquer que a vision sté-

réoscopique est une question d'habitude et qu’en huit

jours on peut éduquer un individu atteint de strabisme et qui n’a jamais vu d'objets en relief. On a même em-. ployé. (Wesley) la stéréoscopie pour corriger le strabisme.

D'ailleurs l'appréciation des distances est liée à la vision du relief et il faut reconnaître que les individus qui. vivent dans les campagnes ont ce sens beaucoup plus développé: Il semble qu: là vie citadiné ait émoussé notre sens du relief. |

Le Stéréo-ortho-diagraphe

= De nombreux appareils ont été proposés pour effec- ‘ tuer les mesures stéréographiques, Aucun ne semble être employé d’une manière courante ; aucun ne semble donner entière satisfaction. à

Nous allons présenter un appareil qui est l'application des principes que nous avons exposés dans la méthode géométrique de la double projection conique c’est l’appareil ortho-diagraphique de Beyerlen à double repère conjugué.

Cet appareil est caractérisé par ce fait qu’il permet des mesures directes sans aucun calcul, exactement comme si l’on mesuraii le corps avec un centimètre. Ce qui est rendu possible par la superposition des épreuves, par l'emploi d’un repère vertical et d’un index mensurateur de la hauteur. FANS |

Nous avons été assez heureux pour avoir cet appareil entre les mains et nous avons pu effectuer, avec lui, des mensurations stéréographiques rigoureusement exactes. Voici une courte description de l'appareil : il est monté

naar sur une table à 3 pieds qui sert en même temps de support à la feuille de papier sur Iso on établit les prô-." jections des distances à mesurer.

L'appareil comprend essentiellement un double négaloscope, un système optique et un système de visée et de re Fig. X.

° le négatoscope.

: à l’une des extrémités de la table, .il se compose d’un cadre vertical en bois destiné à recevoir les deux films qui forment le couple stéréographique. Ce cadre est muni de verres dépolis, éclairés par une lampe ou par la lumière du jour. Devant ces verres, deux cadres métal

ques superposés assujettissent les films à examiner. C? est | là un des points principaux de l'appareil. Les deux stéréogrammes sont superposés (1) et non pas juxtaposés, ce qui permettra de toucher sur les deux clichés deux points homologues avec un même repère. D'autre part, les deux cadres métalliques sont mobiles et peuvent se. déplacer latéralement l’un par rapport à l’autre à l’aide d’une molette à crémaillère. : k

2° Système optique :

Placé au bout le plus étroit de la table, il se compose d'un cadre métallique vertical parallèle au négatoscope, qui sert de support à une jumelle à ciseaux. Ce cadre est mobile sur deux rails et peut se rapprocher ou s'éloigner du négatoscope, ce qui permet de se mettre, pour la lecture du couple stéréographique. dans les conditions de distance où ils ont été pris.

(4) Nous entendons par là, placés l’un au dessus de l’autre. >

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À la partie extérieure du cadre métallique se trouvent les deux oculaires des deux jumelles ; ces oculaires sont munis d'un réglage dioptrique indépendant pour. chaque œil ; la distance séparant ces deux oculaires est également réglable au moyen d'une molette à vis.

À la partie intérieure du cadre se trouve l’autre partie des jumelles qui se compose de deux périscopes inversés, formés de deux prismes à réflection totale. Fig. IX. Ces deux périscopes ont un objectif d'entrée que l’on peut écarter l’un de l’autre dans le sens horizontal au moyen d'une vis. On peut ainsi augmenter à volonté la distance des pupilles d'entrée. L'observateur en mettant ses yeux à

l’oculaire reporte artificiellement ses pupilles à lobjec-

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va

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