‹ Contribution à l'étude de la stérilisation de la syphilis à la période primaireChapitre 10 sur 36 · TRAITEMENT DE LA SYPHILIS INITIALE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DE LA SYPHILIS INITIALE

Le traitement de la syphilis en général et de la syphilis initiale, en particulier, doit être un traitement logique, c’est-à-dire, comme nous allons le démontrer : précoce, continu, intensif, contrôlé incessamment.

Cette manière de voir n’est pas une règle spéciale à la syphilis : c’est la loi qui doit régir le traitement de toute maladie infectieuse, et déjà ce furent là les lois qu'avaient édictées une des gloires de cette Faculté à propos d’une autre terrible maladie, nous voulons parler de la fièvre typhoïde. En effet, Dieulafoy, dans son Manuel de pathologie interne, nous a appris « que l’ellicacité des bains froids dans la fièvre typhoïde est d'autant plus active qu'ils sont donnés à une époque plus rapprochée du début.

» Si la température est fort élevée et si elle reste élevée malgré les bains, sila malade a une tendance aux formes ataxo-adynamiques, on abaisse graduellement la température du bain de 20 à 18 degrés.

» La balnéothérapie doit être conlinuée pendant toute la durée de la fièvre typhoïde. »

Précocité du traitement

L'on peut poser en principe cet 'aphorisme que la résistance syphilis au traitement, est proportionnelle à l'ancienneté de l'infection.

En 1913, dans son étude sur le traitement de la syphilis, le D' Leredde disait (p. 85):

« Au moment de la période primaire, l’arsérobenzol peut amener la stérilisation rapide, complète, qu’il détermine chez l'animal. Encore ne l’amène:t-il pas toujours, encore les échecs sont-ils à peu près cerlains quand le traitement est entrepris à une période avancée de l’époque primaire, encore faut-il agir autrement que chez l'animal. Plus tard, la stérilisation rapide devient exceptionnelle, on ne l’obtiendra que dans des cas de virulence exceptionnellement alténuée. On peut se demander avec quelques auteurs, si la syphilis, dans certains cas, n’est pas d'autant plus rebelle aux agents de traitement qu’elle est plus ancienne. »

Ce que le D' Leredde n'osait pas affirmer il y a trois ans à peine, on doit aujourd’hui le proclamer bien haut et on ne poussera pas assez fort le cri d'alarme: le virus syphilitique frappe immédiate ment le système nerveux ; dès les premiers jours de l'apparition du chancre, la lymphocytose du liquide

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