‹ Contribution à l'étude de la stomatite bismuthiqueChapitre 19 sur 47 · À ER AU · texte numérisé non relu

À ER AU

a) LA CARIE DENTAIRE.

Elle est caractérisée par une destruction plus ou moins avancée de la dent, engendrant des cavités plus ou moins anfractueuses, où pullulent les germes microbiens. Dans nos observations, nous l’avons fréquemment observée, portant sur une ou plusieurs dents (Obs. I, IL, IV, VII, XI).

A côté de la carie nous pouvons ranger :

1° les érosions cunéiformes : perte de substance, jaunâtre, lisse et régulière, siégeant au niveau des dents et les entamant en Coin;

2°. l’abrasion, qui aboutit à une usure des couronnes dentaires et met à nu l’ivoire.

b) LA PYORRHÉE ALVÉOLO-DENTAIRE.

Aïfection très répandue et souvent discrète. Elle consiste en un déchaussement de la dent par nécrose des tissus périradiculaires.

Les languettes interdentaires, points particulièrement favorabtes à la pullulation microbienne, présentent souvent une nécrose plus ou moins avancée.

Les gencives, dans la pyorrhée, sont généralement rouges, saignantes, douloureuses, leur bord dentaire est décollé et forme un clapier d’où la pression fait sourdre soit de la sérosité, soit du pus. Le clapier pyorrhéique, très riche en microbes, est un point de prédilection pour les dépôts de bismuth et pour le départ d’ulcérations (Obs. IV).

L’agacement des dents, l’haleine fétide, le prurit gingival, en sont les principaux signes; mais parfois ils sont très discrets et le malade n’y prête nulle attention. C’est ainsi que des stomatites, survenant dans des bouches soigneusement entretenues et saines en apparence, ont pour point de départ une légère pyorrhée alvéolo-dentaire méconnue, que seul Île stomatologiste peut diagnostiquer (Obs. I, XXI).

« La muqueuse buccale, même saine en apparence, entre-

ÉPQUS."0es

tient maintes fois chez l'adulte, et à plus forte raison dans l’âge mûr, un nombre quelconque de foyers permanents au niveau des collets ‘des dents, soit normales, soit pathologiques. Aïnsi écartée de la dent, la sertissure gingivale circonscrit un clapier inflammatoire, où viennent proliférer tous les micro-organismes, saprogènes ou pathogènes, champignons ou protozoaires, parasites constants ou fortuits de la muqueuse buccale. » (Letulle.)

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