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(Dispensaire de prophylaxie antivénérienne.
Consultation de M. le Professeur agrégé Jouia.)
Mme P.. (Renée), prostituée, âgée de 22 ans, reçoit le 10 mars 1933 une injection de 2 em3 de Bivatol (la cinquième de la série).
Le 16, la malade nous revient avec une stomatite ulcéreuse qui a débuté le 12, deux jours après la dernière injection, par des douleurs dentaires et de l’inflammation gingivale : aucun traitement n’a été mis en œuvre.
La malade présente actuellement une inflammation importante intéressant les gencives et la muqueuse buccale et linguale.
Sur la face interne de la joue droite se voit une ulcération allongée, ovalaire, de 3 centimètres de longueur sur 1 centimètre de largeur, parallèle à l’arcade dentaire. Le fond en est recouvert par un enduit pseudo-membraneux blanc grisâtre; le faisant sauter à la-pince, nous mettons à nu une ulcération saignante piquetée de points noirs et bordée d'un liséré grisâtre de 1 millimètre de ‘ largeur. ;
La langue est tuméfiée, augmentée de volume, et présente un piqueté franchement noir (pigmentation élective des papilles fongiformes).
Un liséré important siège au niveau de la gencive inférieure.
La douleur est violente, exaspérée par la pression et la mastication.
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On note une augmentation de la salivation et une odeur fétide de l’haleine. : x
Les dents sont en très mauvais état (carie, tartre).
On ordonne 3 cachets de soufre de 0,10 cg. par jour et un brossage soigneux de la bouche à l’Odarsol; le bismuth est abandonné, et l’on injecte 0,06 cg. de sulfarsénol.
Le 22 mars, l’amélioration est très importante, l’ulcération est cicatrisée, tout signe d’inflammation a disparu, mais le liséré et la pigmentation linguale persistent. é
On reprend le traitement bismuthique avec de 1° « Olbia ».
Le 29, la guérison se confirme, la pigmentation a presque disparu. L'Olbia est bien supporté.
OgservarTion XIV (Résumée).
(Clinique dermatologique : Consultation de M. le Professeur PETGES).
Le 13 décembre 1932, M. B.. reçoit sa huitième injection de Bivatol. Le 14 et le 15, il éprouve un agacement des dents accompagné de fatigue générale.
Le 16 décembre, l’examen de la bouche, d une part, de l'urine, d'autre part, n'ayant révélé rien de particulier, on fait une neuvième injection.
Le 17, les douleurs gingivales augmentent; le 18, elles deviennent « intolérables », au dire du malade.
Le 19, nous constatons un liséré grisâtre peu important sur la gencive inférieure et une plaque ulcérée au niveau du bord droit de la langue, elle est de la grandeur d’une pièce de 0 fr. 50, et est recouverte d’un enduit blanchâtre; elle est en rapport avec la première prémolaire inférieure, qui est cariée et présente une arête tranchante. La bouche de ce malade était en très mauvais état avant le début du traitement.
On conseille des lavages de bouche à l’eau oxygénée et on interrompt le bismuth.
Le 21, l’ulcération a disparu, les douleurs sont considérablement atténuées.
Le liséré persiste sans modification.