‹ Contribution à l'étude de la stomatite bismuthiqueChapitre 32 sur 47 · TOO · texte numérisé non relu

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Le 27, le malade est guéri; la muqueuse linguale et gingivale est redevenue normale.

Le liséré persiste au niveau du rebord gingivo-dentaire, mais moins intense.

Le 30, le traitement bismuthique est repris et continué sans incident.

OgservarTion XV (Résumée).

(Hépital du Tondu : Service des baraques. M. le Professeur PETGES).

C... (R.), marin, 26 ans, après 8 injections de Bivatol, éprouve de violentes douleurs au niveau des gencives; on constate au niveau de

la bouche une ulcération de la grandeur d’une pièce de 0 fr. 50

sur le rebord gauche de la langue, Dents cariées, ganglions sousmaxillaires, muqueuse labiale tatouée de plaques grisâtres reproduisant grossièrement le dessin de l’arcade dentaire inférieure.

Traitement. — Lavages à l’eau oxygénée. Guérison obtenue en quinze jours.

OgservarTion XVI (Résumée).

(Dispensaire de prophylaxie antivénérienne.

Consultation de M. le Professeur Jourra.)

Mlle P... (Albertine), prostituée, âgée de 26 ans, reçoit le 22 fcvrier 1933, le 1% et le 8 mars une injection de 2 cm3 de Bivatol.

Le 16, un jour après la dernière injection, la malade éprouve de violentes douleurs gingivales, principalement dans la région de la deuxième grosse molaire gauche. Ê

Les 17 et 18, les symptômes augmentent d'intensité, la mastieation est difficile, le sommeil est impossible à cause de la douleur. :

Au niveau de la deuxième grosse molaire gauche apparaît, sur la gencive, une zone ulcérée de la grandeur d’une pièce de 0 fr. 50: elle est recouverte d’un enduit crémeux, purulent, jaunâtre.

Un liséré de 2 millimètres de largeur borde la gencive infé-

rieure; il est particulièrement marqué au niveau des deux inci-

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sives médianes inférieures, dont le collet est déchaussé: une couche épaisse de tartre recouvre toutes les dents.

Les gencives sont rouges, douloureuses, tuméfiées.

On note un trismus marqué et deux ganglions sous-maxillaires.

La parotide est douloureuse à la pression.

La salivation est abondante. L’haleine est fétide.

L'examen bactériologique de l’exsudat prélevé au niveau de l’ulcération montre du bacille fusiforme en abondance, de très rares spirilles et quantité d’autres micro-organismes.

Nous prescrivons des cachets de soufre et des lavages de bouche avec une solution de salicylate de soude.

Le 22 mars, la malade revient, considérablement améliorée; l’ulcération est cicatrisée, l’inflammation gingivale a disparu, ainsi que le trismus. Le liséré persiste, non modifié. On reprend le traitement au bismuth.

Le 25 mars, la guérison se maintient; le liséré est toujours foncé et n’a pas régressé.

Le 20 avril, le liséré est encore marqué et reste noirâtre. Nous conseillons alors à la malade des badigeonnages à l’eau oxygénée pure sur les gencives.

La malade, revue plus d’un mois après, ne présente plus de: liséré; il aurait disparu, nous dit-elle, vers le début de mai.

OBseRvaTION XVII (Résumée).

(Dispensaire de prophylaxie antivénérienne.

Consultation du Docteur André PErces.)

Mile É. (Jeanne), sans profession, âgée de 29 ans, reçoit le 24 mars la huitième injection de 2 cm3 de Bivatol.

Le 27, nous constatons une inflammation gingivale marquée, deux ulcérations au niveau de la muqueuse jugale en rapport avec les molaires inférieures gauches et droites. Ces ulcérations, grandes comme une pièce de 1 franc sur la joue droite et de 0 fr. 50 sur la joue gauche, sont recouvertes d'un enduit pultacé blanchâtre. Nous notons : un liséré très foncé au niveau des dents

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