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malades; des douleurs lancinantes, avec irradiation à l’hémiface gauche et un goût métallique dans la bouche. |
Nous traitons la malade par des lavages au salicylate de soude en solution à 3 p. 100, et nous arrêtons le bismuth.
Le 5 avril, les ulcérations sont cicatrisées, mais le liséré persiste. Plus d’inflammation. Le bismuth est repris.
Le 26 avril, la malade a bien supporté les injections de Bivatol.
Des traces de liséré sont encore visibles au niveau des molaires
cariées.
OgservaTioON XVIII (Résumée).
(Dispensaire de prophylaxie antivénérienne.
Consultation du Docteur André PETGEs.)
L... (Marcel), ouvrier de chai, 22 ans, reçoit le 7 et le 10 mars 1933 une injection de 2 em3 de Bivatol. Le 11, dans la matinée (environ quinze à vingt heures après l'injection), le malade éprouve de brusques douleurs dentaires.
Le 12 et le 13, ces douleurs augmentent et sont particulièrement intenses au niveau de la gencive inférieure.
Un goût métallique apparaît.
Le 14, nous constatons des gencives tuméfiées, rouges, douloureuses à la pression; leur bord alvéolo-dentaire porte un liséré grisâtre de 1 millimètre de largeur.
Deux petites ulcérations, de la grandeur d’une lentille, siègent sous l'extrémité de la langue; elles sont en rapport avec les deux incisives médianes inférieures.
La parotide gauche est douloureuse. La palpation des ganglions sous-maxillaires les montre peu augmentés de volume, mais très douloureux.
L'ensemble de la cavité buccale est en bon état.
On prescrit des lavages de bouche au salicylate de soude et on continue le traitement antisyphilitique avec du « Néocardyl ».
Le 17, amélioration légère; l’inflammation gingivale et les douleurs ont diminué.
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Le 20, les ulcérations sont cicatrisées; la parotide, les gangliôns, sont redevenus normaux; les douleurs ont disparu.
Le 24, le malade est guéri; le liséré persiste, mais il est plus pâle. Les injections de « Néocardyl » sont bien supportées.
OBseRvaTION XIX (Résumée).
(Hôpital du Tondu : Service des baraques. M. le Professeur PETGES).
GC... (Henri), navigateur, 23 ans, est traité, pour un chancre induré du fourreau, par des injections associées de novarsénobenzol et de bismuth. |
Le 9 mars 1933, il reçoit sa cinquième injection de Bivatol et 0 g. 60 de N. A. B. intraveineux.
Le 10; le malade ressent des douleurs localisées aux deux molaires gauches inférieures, dont il ne persiste que des chicots.
Au niveau de ces dents, la muqueuse gingivale et jugale est ulcérée et recouverte d’un enduit pultacé.
Un lliséré important borde la gencive inférieure. Pas de salivation exagérée, pas de goût de métal, mais un ganglion angulomaxillaire. Pas d’albumine dans les urines.
On pratique des bains de bouche à l’eau oxygénée diluée et des lavages au Dakin. On continue le N. A. B., on supprime le Bivatol.
Le 15, le malade est très soulagé; l’ulcération est détergée, presque cicatrisée. Le malade est dirigé vers le centre de stomatologie, où les chicots sont extirpés.
Le 2 avril, le malade est guéri; l’ulcération est complètement cicatrisée; la muqueuse, au niveau des dents arrachées, est tout à fait saine et ne présente pas de liséré, tandis qu'il persiste
au niveau des incisives médianes inférieures.
LG