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ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Dans cette étude, nous conserverons l’ordre adopté pour la symptomatologie, nous irons de la lésion simple et bénigne à la lésion plus grave.

Nous examinerons :

A. La tache pigmentaire; B. Le liséré; C. L'ulcération.

A. — Etude d’une tache pigmentaire.

Si l’on pratique une coupe passant par une tache pigmen-

taire bismuthique de la muqueuse buccale, on constate une intégrité absolue de l’épithélium de revêtement. Les cellules

y ont un aspect tout à fait normal.

Le derme, au contraire, au-dessous de la couche de Malpighi, est le siège d’une pigmentation noirâtre, formée de particules de sulfure de bismuth présentant toutes les réactions chimiques habituelles de ce métal. Cette pigmentation est surtout abondante au niveau des papilles du derme et siège particulièrement dans la tunique endothéliale des vaisseaux, formant un véritable tatouage. Au niveau des couches profondes du derme, on note une dilation vasculaire assez

importante.

re no

B. — Etude du liséré.

Du côté externe de la gencive, on rencontre, les mêmes dispositions qu’au niveau de la tache pigmentaire. Dans le derme, le dépôt de bismuth est cependant plus abondant, surtout autour du sommet des corps papillaires et des tissus environnants, où il forme de véritables îlots.

Le corps muqueux de Malpighi n’est pas franchi; les particules de bismuth forment une couche linéaire épousant assez bien ses contours. Les rares grains rencontrés, au-dessus, ou dans le corps muqueux, d’après Azoulay, y auraient été portés artificiellement par la lame du microtome.

Le côté dentaire est la partie la plus irritée, on y voit des grains de bismuth envahissant toutes les couches cellulaires et présentant une tendance à s’extérioriser. De véritables géodes épithéliales s’y rencontrent, bourrées de pigment et de polynucléaires, « cellules conjonctives et capillaires sont imprégnées de particules de bismuth au point d'en être méconnaissables » (Azoulay). |

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