VII. Chien 10 ans
avant l'injection
N=— 86 C= 76 D="10 R=200;88 N=104 C0 D=UXL R=:"0,89 N= 94 C=580 D= 14 R=—=2 0,89 N—112 C=100 DS R= 0,89 N=#90 C=x78 D=12 R= 0:86 N=104 C=°S85 D=.19 in (Raul N=108 C=100 D=&ts8
après l'injection
N=116 C=100 D=M6G R—: «0,86 N:= 104 C=! 88 D'= 010 R=. 0,84 N= 92 .CG= 120 D= 24 R= "076 N= 92 C= 80 ie 2 R— (580 C=— 84 A SUN | MEN | N=108 C= 80 D= 28 mr O7 N=120 C=112 R= 0,93
VIII. Chien 2 ans : N=112 | N=108 : C=104 G=104 AT to) DESxS8
0,92 R=. 0,96 IX. Chien 2 ans : N=112 N=108 G="96 C=100 D=ri0 D= 14
; 113090 R= :0,92 X. Chien 5 ans : N=100 N=108 C=190 C= 94 D=119 D =t14
R —=0,90 - R= 0,87 XI. Chien 7 ans : N=— 96 N= 100 C= 86 C=; 92 D=::10 D 5
Etant donnée la lecture des résultats obtenus, nous nous croyons autorisé à conclure que la strychnine ne modifie pas le sens du réflexe oculo-cardiaque chez le chien, alors que ce réflexe est aboli par l’atropine, exagéré par la pilocarpine. Il reste faiblement positif.
Empoisonnement - Symptômes
Les symptômes apparaissent plus ou moins rapidement, suivant l’état de plénitude ou de vacuité de l’estomac, suivant la dose, suivant le mode d'absorption. On note tout d’abord de la salivation, parfois des vomissements, une acuité exagérée de tous les sens, puis surviennent des mouvements convulsifs, procédant par des crises tétaniformes d’une durée de quiques secondes
à 5-10 minutes. On observe du trismus, le corps tout entier se recourbe en arrière (opisthotonos), les membres sont étendus et agités de contractions cloniques. Il y à prédominance de l’action des extenseurs. La poitrine immobilisée par la tétanisation musculaire, ne permet plus la respiration. Les yeux sont proéminants, les pupilles dilatées. Le pouls est faible, très rapide. La mort survient en pleine crise ou pendant les périodes de collapsus qui se produisent entre les accès. Un sujet qui a résisté à l’asphyxie n'est pas hors de péril, la mort peut encore survenir plusieurs heures ou plusieurs jours après la cessation des grandes crises tétaniques.
Les symptômes observés ressemblent beaucoup à ceux de l’asphyxie ; pour Richet, celle-ci aurait une triple origine : contracture des muscles respirateurs, épuisement des centres nerveux de la respiration, combustion interstitielle énorme qui se fait dans les muscles tétanisés. De là l'indication d’avoir recours aux anesthésiques et aux hypnotiques pour remédier à l’intoxication.
Effets thérapeutiques
L'emploi de la strychnine est, à juste raison, très ré pandu en médecine vétérinaire. Ces produits et ses sels s'adminisirent :
1° Comme stimulants gastriques et enpeptiques dans l’atonie digestive chez les chiens âgés, surmenés et fatigués. C’est l’amer héroïque préconisé dans la dyspepsie atonique ; il est soit formulé seul, soit associé à la gentiane ét au colombo, au quinquina, à l’aloès. Pour Vulpian, cependant, le médicament n'aurait eu des effets
utiles incontestables que dans le cas d’affaiblissement des forces musculaires par débilitation de l’acitvité bulbomédullaire.
Après Vulpian, la renommée de la strychnine fut sérieusement ébranlée, mais un juste retour en sa faveur ne devait pas tarder à se produire. Pour Northnagel et Rossback, la strychnine n'aurait aucune valeur comme stomachique. Bien plus, Hayem a noté un effet nettement défavorable chez les hyperpeptiques. La strychnine produirait une excitation motrice de l'estomac, qui ne tarderait pas à être remplacée par un affaissement de la motilité. On fera bien, dans tous les cas, de ne prescrire que de courtes cures coupées par un intervalle de repos d’une certaine durée et seulement chez les hypopeptiques.
2° Comme excitateurs réflexes dans certaines affections résultant de la paralysie des nerfs, des organes, des sens, l’ambliopie et l’amaurose.
8° Comme excitants respiratoires dans l'emphysème.
4° Comme excitants réflexes dans les paralysies dépendant du bulbe, de la moelle et des nerfs moteurs, et notamment dans les paralvsies faciales et scapulaires, en rendant, ainsi que nous l’avons vu, le tronc nerveux plus excitable. Pour certains, la strychnine est contreindiquée dans les paralysies qui accompagnent les inflammations, et les congestions aiguës des centres nerveux, en raison de son action vasodilatatrice. Son emploi devrait être réservé seulement aux affections subaiguës ou chroniques. Dans ce cas seul, elle pourrait déterminer une amélioration sensible si toutefois les troubles nerveux, cause de paralysie, ne sont pas trop profonds
et si l'organe est encore capable de récupérer sa fonction.
Tel n’est point notre avis, et nous verrons plus loin que d'excellents effets peuvent être obtenus à condition d'intervenir à temps, dans les paralysies symptomatiques de la maladie du jeune âge, qui sont pourtant liées à une inflammation très aiguë de la moelle et qu'il n’est nullement avantageux d’attendre la phrase de chronicité pour intervenir.
Mode d’emploi du médicament
Divers modes d'administration s'offrent au praticien qui veut instituer un traitement à base de strychnine. Il peut employer :
. 1° La poudre de noix vomique à la dose quotidienne de:0'gr: 09, à 0'gr:25";
e° La teinture de noix vomique au 1/10; elle contient 1 gr. 562 d'extrait sec de noix vomique et O gr. 25 d’alcaloïdes totaux pour 300. Un gramme renferme 57 goutes. Elle s’administre à la dose de XXX à LX gouttes.
3° La strychnine et ses sels. — On les emploie en granulés ou en solutions. Les premiers seront au demi-milligramme, les deuxièmes renfermeront un demi-milligramme de principe aclif par centimètre cube. On emploiera de préférence le cacodylate, qui est moins toxique que le sulfate ou l’arseniate.
4° On peut aussi prescrire les gouttes amères de Baumé, c’est-à-dire la teinture de Fève de Saint Ignace com-