‹ Contribution à l'étude de la Strychnine utilisée dans le traitement des paralysies du chienChapitre 5 sur 14 · PAS · texte numérisé non relu

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Pour d’autres, au contraire, on ne peut guère mettre en doute la transformation, tout au moins partielle, au niveau de l'estomac et de l'intestin, en une combinaison peu ou pas toxique. Cette opinion repose sur le fait que les lapins et les oiseaux supportent de très fortes doses de strychnine prises par la voie gastrique, même après un séjour de plusieurs heures dans l’estomac, après ligature du pylore. Ce fait, dit Roger, ne doit pas seulement être attribué à la diminution ou à la limitation de l’absorption, ou même à la fixation par le foie, bien que ce dernier organe remplisse aussi vis-à-vis de ce poison son rôle antitoxique. A l’appui de cette assertion Osterwald montra qu’un apport important d'oxygène, comme celui qui est réalisé dans la respiration artificielle de Richet, a pour résultat d'empêcher l’apparition des phénomènes toxiques ; il y aurait par oxygénation, transformation de la strychnine en une combinaison inoffensive. Si l’on admet cette hypothèse, il est difficile de s'expliquer pourquoi les animaux strychnisés soumis à une ventilation pulmonaire trouvent une mort immédiate en plein tétanos strychnique si l’on arrête la respiration artificielle.

SON SÉJQUR DANS L'ORGANISME. — Vulpian prétend que son élimination est de courte durée ; elle ne s’accumulerait pas dans l'organisme. De cette affirmation résulterait Ia possibilité d'en administrer impunément des doses thérapeutiques répétées. Nothnagel et Rossbach, au contraire, combattent violemment cette conclusion et prétendent que la strychnine séjourne un temps suffisant dans l'organisme, pour qu'il soit dangereux d’en prescrire une médication prolongée sans interruption.

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