‹ Contribution à l'étude de la Strychnine utilisée dans le traitement des paralysies du chienChapitre 8 sur 14 · ET RE · texte numérisé non relu

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faible dose de strychnine : O0 mmg ! par kg. détruit cette harmonie fonctionnelle, Le relâchement des extenseurs est transformé en leur contraction plus ou moins complète, l’inhibiltion (provenant des centres d’innervation des muscles extenseurs) en excitation. Shevrington conslala que cette inversion strychnique est un phénomène d'ordre général : selon la réponse attendue, ce sont les extenseurs ou les fléchisseurs dont l’inhibition est inversée.

De même, on note des phénomènes d’inversion des réflexes vaso-moteurs, des réflexes respiratoires. Y a-t-il inversion véritable du processus central de l’inhibilion ?

On peut, en effet, constater que les réflexes normaux provoqués par l'excitation électrique des nerfs peuvent comporter une contraction plus ou moins apparente des antagonistes ; l’inversion strychnique pourrait, dès lors, n'être que l’exagération de cet élément moteur spécial de la composante inhibitrice du réflexe. Il semble bien, d’après les conclusions de Bremer, que les réflexes dont la strychnine détruit en apparence la coordination, sont précisément ceux où elle n'était pas parfaite, ceux dont l'élément inhibiteur n’était pas pur avant l’intoxication.

Observations de réflexes oculocardiaques sur des chiens ayant reçu par la voie hypodlémique un milligramme de sulfate de strychnine

Il nous a paru intéressant de rechercher si la strychnine apporte quelques modifications dans la production du réflexe oculo-cardiaque chez le chien. La compression des globes oculaires détermine par la voie afférente du trijumeau et la voie-afférente du pneumogastrique, une modification transitoire du rythme cardiaque. Les expériences de MM. Arloing, Jung et Lesbats ont montré que le réflexe est positif en général, guère un ralentissement de 10 à 15 pulsations.

Nous avons recueilli les observations suivantes en exerçant sur les globes oculaires une pression maximum, avec les pouces, et en comptant les pulsations à l'artère fémorale. Dans chaque expérience :

N représente le nombre de pulsations à la minute ;

C ce nombre pendant la compression des globes oculaires ; %

D la différence entre les deux précédents ;

R le quotient du nombre de pulsations pendant la compression par le nombre initial. Il va de soi que ce

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quotient sera d'autant plus faible que le réflexe aura été

plus intense :

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