‹ Contribution à l'étude de la suture cutanée au moyen d'agrafesChapitre 14 sur 22 · I. — Matériel simple. — D'une part la chirurgie · texte numérisé non relu

I. — Matériel simple. — D'une part la chirurgie

dispose d’un matériel extréêmementsimple, composé de deux éléments distincts :

1° Un magasin, formé d’une simple lame d’acier qui, repliée sur elle-même, maintient dans son interstice une brochette d'agrafes ; il se fixe sur la pince à disséquer que l'opérateur tient dans la main gauche (tp)

x° Une pince porte-agrafe, autre pince à disséquer, aux mords creusés en goutlière, et que le chirurgien tient de la main droite.

APT pu

Ces deux appareils, en raison de leur extrême simplicité sont universellement répandus ; mais leur usage impose à la main de l'opérateur autant de voyages successifs du magasin à la plaie que la suture nécessite d’agrafes ; or, au moment où il entreprend la suture, le chirurgien fatigué par l'opération qu'il achève, se hâte de réaliser ce dernier temps ; mais cet outillage rudimentaire, loin de faciliter l'agrafage, expose à de petits contretemps tels que chutes d'agrafes, où écrasements intempestifs, qui se traduisent par une perte de temps.

il. — Matériel complexe. — D'autre part, et conirastant avec ces appareils élémentaires, le D” Michel en 1900, nous offrait, accompagnant son agrafe, une pince à répétition d’une prodigieuse ingéniosité.

Le « Revolver à agrafes», dont les rares exemplaires construits ont laissé l'impression de bijoux fragiles égarés aans notre oulillage, est si peu connu des médecins, qu'il nous parail nécessaire de rappeler ici le principe de son merveilleux mécanisme.

Descri»TioN. — La pince-revolver, par sa forme générale, rappelle une pince à disséquer. Sa branche droite, taillée en glissière, supporte le magasin. Sa branche gauche présente un appareil d'accrochage constitué par une butée fixe réglable, flanquée d'une touche mobile réservée au pouce, et dont la tige traversant la masse du métal coulisse au-dessous de la butée. Enfin, jouant dans ’angle de la pince, un

bras mobile, articulé sur le magasin, tend, sous l’action d’un ressort qui lui est propre à s'appuyer contre la butée.

Quant au magasin, c’est un canal formé par deux lames parallèles recourbées à leur partie inférieure,

Page 1